Élection & télévision : la présidentielle 1965 (Acte 1 – Premier tour)

Le scrutin du mois de décembre 1965 est une innovation majeure tant pour l’histoire politique que pour l’histoire de la télévision. Les Français élisent en effet – et pour la première fois de leur histoire – leur président de la République par la voie du suffrage universel (la victoire de Napoléon III en décembre 1848 ne s’est pas faite au suffrage universel puisque l’électorat en était exclusivement masculin). Cette élection présidentielle de 1965 est aussi une première pour la télévision publique qui intègre un dispositif ad-hoc et ouvre ses ondes à la libre et pleine expression de l’opposition.

SIX CANDIDATS POUR UNE PRÉSIDENCE

Pour cette élection, six hommes avaient réuni les 100 signatures d’élus nécessaires et présenté leur candidature à une présidentielle qui leur ouvrait automatiquement la porte de la communication télévisée.

Jean-Louis TIXIER-VIGNANCOUR –  58 ans – Extrême droite
Candidature annoncée le 20 avril 1965
Le candidat d’extrême droite (point trop éloigné des mouvements issus de l’ex-OAS) est le premier à annoncer sa candidature. Avocat, Tixier-Vignancour reçoit le soutien de courants politiques « inspirés » comme les poujadistes, les nostalgiques de Vichy et ceux de l’Algérie française. Son directeur de campagne : Jean-Marie Le Pen.

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Pierre MARCILHACY – 55 ans – Centre droit (Parti libéral européen)
Candidature annoncée le 25 avril 1965
Cinq jours après le candidat d’extrême droite, c’est le sénateur centre droit de Charente-Maritime qui annonce sa participation. Marcilhacy – soutenu par la Convention nationale libérale – ne reçoit pas le soutien des MRP, ni celui des radicaux. Il apparaît isolé.

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François MITTERRAND – 49 ans – FGDS
Candidature annoncée le 9 septembre 1965
Désigné candidat « unique de la gauche » en juin 1964, François Mitterrand rassemble à cette date, autour de sa candidature, les socialistes et les radicaux. Il annonce sa participation à l’élection le 9 septembre 1965 au même moment que la création de la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste (FGDS) (c’est-à-dire la SFIO, les radicaux et les clubs politiques liés à la Convention des Institutions Républicaines d’avril 1965) Quelques jours plus tard, le 23 septembre, il reçoit le soutien du Parti communiste. Le PSU se rallie à lui en octobre : Mitterrand réussit-il ainsi la fédération de la gauche. C’est le candidat le plus sérieux pour le président sortant.

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Jean LECANUET – 45 ans – MRP centre démocratique
Candidature annoncée le 19 octobre 1965
Le président du MRP rassemble autour de sa candidature les Démocrates chrétiens et les « modérés » qui refusent de soutenir le candidat Mitterrand qui s’est allié au Parti communiste. Lecanuet incarne l’idée qu’on se fait d’un candidat « moderne », on le surnomme le « Kennedy français ».

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Charles DE GAULLE – 75 ans – UNR-UDT
Candidature annoncée le 4 novembre 1965
À 75 ans, le général Gaulle laisse longtemps planer le doute de sa candidature. Il se porte candidat le 4 novembre 1965 – jour de la Saint-Charles ! – dans une allocution radiotélévisée, où il déclare – en substance : Moi ou le chaos. (« Sinon personne ne peut douter qu’elle [la République] s’écroulera aussitôt et que la France devra subir – mais cette fois sans recours possible – une confusion de l’État plus désastreuse encore que celle qu’elle connut autrefois« ). Mitterrand déclare alors : « Eh bien, c’est fait ! Le général de Gaulle a choisi le meilleur candidat gaulliste, c’est-à-dire le général de Gaulle« .

.Marcel BARBU – 58 ans – Sans étiquette
Candidature annoncée à la mi-novembre 1965
Celui qui pose sa candidature le dernier jour est un personnage très fantaisisteS’annonçant comme le « candidat des chiens battus« , il veut  révéler « les scandales de la démocratie bafouée« .

Le site « L’Électeur poitevin » propose des exemplaires numérisés de chacune des professions de foi des candidats

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ÉLECTION NOUVELLE, NOUVELLES RÈGLES : LA COMMISSION PARODI

Pour organiser la campagne présidentielle et veiller à la légalité de son déroulement, le gouvernement institue en 1964 une commission de contrôle. C’est elle qui doit superviser, entre autres, la stricte égalité télévisuelle entre les six candidats.
Elle est composée de 5 membres : le vice-président du Conseil d’État (Alexandre Parodi),  le premier président de la Cour de cassation (Charles Bornet), le premier président de la Cour de Comptes (Roger Léonard), un conseiller d’État en service ordinaire (Roger Grégoire) et le président de Chambre honoraire à la Cour de cassation (André Pepy). Alexandre Parodi et Roger Grégoire sont tous les deux de grands Résistants hauts fonctionnaires et Grégoire a participé à la rédaction de la Constitution de la Cinquième République ; il est également le mari de Manie, la célèbre journaliste de radio.

 « Votre intervention contribuera grandement à faire que la campagne électorale se déroule dans le climat de dignité et d’équité qui convient à un grand pays libre et à un peuple maître de ses destinées (…)« 
Discours de Georges Pompidou (Premier ministre) – Entrée en fonction de la Commission de contrôle Parodi. 29 octobre 1965

La commission Parodi – du nom de son président donc – entre en fonction le 29 octobre 1965. Elle n’est légalement responsable que le temps de la campagne officielle, c’est-à-dire du 19 novembre au 5 décembre.

Pour la radio et la télévision d’État – c’est-à-dire l’ORTF –, on décide d’accorder, à chacun des candidats, deux heures de temps de parole sur chacun des médiums. L’ORTF, pour la première fois de son histoire, voit ses programmes réglementés au cours d’une campagne électorale.
L’article 12 du décret relatif à l’organisation de la campagne stipule : « Le principe d’égalité entre les candidats doit être respecté dans les programmes d’information de la radiodiffusion télévision française en ce qui concerne la reproduction ou les commentaires des déclarations et écrits des candidats et la présentation de leur personne ». Mais ce texte n’est valable que pour la campagne officielle – c’est-à-dire sur la période qui court du 19 novembre au 5 décembre 1965.

Le 19 novembre 1965 – date officielle de l’ouverture de la campagne électorale présidentielle – le journal télévisé de la première chaîne diffuse un reportage sur les conditions du tirage de l’ordre dans lequel les candidats doivent s’exprimer sur les ondes de l’ORTF. C’est la Loterie nationale qui prête son matériel pour le tirage des boules…

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CAMPAGNE OFFICIELLE ET CAMPAGNE OFFICIEUSE à l’ORTF

Or, aujourd’hui comme hier, les campagnes électorales n’attendent pas le coup de feu officiel pour être lancées : avant le 19 novembre 1965, l’ORTF fait ce qu’elle veut. Ce qui ne va pas sans poser de problème au Conseil d’administration de l’Office, chargé de « veiller à l’objectivité et à l’exactitude des informations diffusées et de vérifier que les principales tendances de pensée et les grands courants d’opinion peuvent s’exprimer par [son] intermédiaire » (article 4 de la loi portant statut de l’ORTF).

 

Comptes, décomptes du temps de parole : l’ORTF s’interroge

Lorsque le Conseil se réunit le 20 octobre 1965, les membres discutent de ce qu’ils doivent faire pour le mois qui les sépare de la campagne officielle.
Le procès-verbal de la réunion porte traces de leurs interrogations : « Jusqu’au 19 novembre, l’atmosphère est préélectorale et la commission [Parodi] n’a aucun pouvoir à l’ORTF. Faut-il maintenir les tribunes politiques hebdomadaires du jeudi soir jusqu’au 18 novembre, en évitant qu’elles portent sur l’élection présidentielle et en les consacrant à des problèmes de politique internationale, économique, générale, pour éviter des polémiques trop violentes, ou faut-il les suspendre temporairement ? »

Ou bien encore : « Une sorte de « comptabilité-minute » ne devrait-elle pas être d’ores et déjà tenue (…) du temps  d’apparition et de parole de chaque candidat, afin que l’équilibre soit maintenu entre tous ? » Interrogation et expectative au Conseil d’administration.
En regardant les émissions de débats sur la période du mois de novembre 1965 (visibles à l’Inathèque de France), on observe clairement une absence de tribunes de politique intérieure. Les thèmes abordés sont sociaux ou sur des sujets mondiaux éloignés de la politique internationale de la France (« L’orthographe de l’an 2000 ? » ; « De Bandoung à Alger » ; « L’Armistice et l’Après-Guerre » (sur la Première Guerre mondiale), etc.) » Quant au « comptage-minute » du temps de parole des candidats en cette période préélectorale, aucune archive consultée n’en porte la trace.

Source : CEVIPOF (http://www.cevipof.com/fr/2012/france/attachement/)

Malgré cette belle volonté d’impartialité, les problèmes d’égalité subsistent, et le Conseil d’administration s’en émeut lorsqu’il se réunit le 17 novembre 1965, soit deux jours avant le lancement de la campagne officielle. André Holleaux – le représentant du ministère de la Culture – prend en effet la parole pour proposer une audacieuse idée : il « souhaiterait que le Conseil se prononçât de façon restrictive sur la possibilité pour les membres du gouvernement d’intervenir au journal parlé et au journal télévisé pendant la campagne électorale ». Et si la remarque est téméraire, c’est que le gouvernement a depuis longtemps pris l’habitude de commander ses propres émissions et de considérer la télévision comme son média réservé. A cette demande du conseiller Holleaux, le directeur général de l’Office, Jean-Jacques de Bresson, précise que, « si les membres du gouvernement comptent s’abstenir de prendre parti dans la campagne présidentielle, il leur reste loisible d’intervenir sur tout sujet d’actualité qui concerne l’activité gouvernementale et la vie nationale dont ils portent la responsabilité ». Fin de non recevoir. Néanmoins, pendant la première période de la campagne officielle (jusqu’au 24 novembre), aucun ministre n’interviendra sur les ondes de la télévision française. Mais les mauvais sondages qui annoncent le ballotage de Gaulle/Mitterrand vont changer la donne…

La conversation du Conseil d’administration se poursuit sur la difficulté qu’éprouvent les membres du Conseil d’administration de l’ORTF à travailler de concert avec la Commission Parodi, dont le rôle leur semble quelque peu empiéter sur leurs propres prérogatives.

Conseil d’administration de l’ORTF – Procès-verbal de la réunion du 17 novembre 1965 (page 23)

Procès-verbal – Conseil d’administration ORTF – 17 novembre 1965. Fonds ORTF du CAC de Fontainebleau (les gribouillis sont de moi)

Après que Jean-Jacques de Bresson ait évoqué les difficultés à délimiter les compétences respectives de la Commission Parodi et du Conseil d’Administration, celui-ci formule trois recommandations :

  • Les rédacteurs et reporters des journaux parlés et télévisés rendront compte de l’actualité comme en temps ordinaire y compris l’activité des candidats à l’élection présidentielle à l’exclusion de leurs déclarations à l’antenne en respectant entre eux le principe d’égalité et avec un souci constant d’objectivité.
  • Les tribunes politiques seront suspendues.
  • Dans les stations régionales, les informations sur l’activité locale des candidats seront succinctement données au micro et à l’écran par un journaliste de l’Office.

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UN MOIS DE CAMPAGNE ÉLECTORALE TÉLÉVISÉE

La campagne électorale officielle peut désormais débuter. Et pour bien préparer les téléspectateurs au grand spectacle électoral qui va se dérouler sur leurs yeux, c’est Alain Peyrefitte lui-même – le ministre de l’Information – qui monte à la tribune ORTF pour expliquer le programme. Le 11 novembre, huit jours avant l’ouverture de la campagne officielle, il intervient pendant un gros quart d’heure au journal télévisé de 20H pour expliquer aux téléspectateurs les modalités de la campagne télévisée :

INTERVIEW DE M. PEYREFITTE – JT 20H – 11/11/1965 – Journaliste : Jean de Benedetti

Lien direct vers la vidéo

Un de Gaulle muet face à une opposition bavarde

Alain Peyrefitte annonce dans cet entretien télévisé – entre autres – que « le général de Gaulle ne souhaite pas utiliser tout son temps de parole », car « il est suffisamment connu des Français ». En effet, « le président sortant ne parlera qu’un nombre restreint de minutes alors que l’opposition disposera de 20 heures d’antenne : le gouvernement est donc plus libéral et plus démocrate que dans aucune des grandes démocraties occidentales ».
Et c’est dans cette grande démocratie que le ministre de l’Information achève son interview par quelques arguments politiques en faveur de son champion (« dans tous ses gestes, le Général est continuellement occupé par la volonté de donner à l’État et à la Nation de bonnes habitudes »).

La campagne officielle est lancée le 19 novembre 1965. De Gaulle a donc décidé de rester muet face aux 5 candidats qui disposent de 2 heures d’émissions télévisées divisées en 7 interventions (le président sortant aurait dit : « Je n’ai rien à ajouter à ce que j’ai dit aux Français. Vous me voyez parlant avant ou après M. Barbu ?« ). Chaque jour donc, pendant 2 semaines, midi ou soir (sauf le dimanche), les candidats – seuls ou dialoguant avec un journaliste ou une personnalité – viennent s’exprimer à travers les écrans de ce qu’on appelle encore « étranges lucarnes ». De Gaulle, lui, est remplacé par la « fameuse » horloge de l’ORTF.

Ainsi, pendant près de 11 jours, le président de la République sortant n’intervient jamais. Les allocutions (d’une durée de 7 à 15 minutes) ou les entretiens (qui flirtent avec la demi-heure) de ses adversaires stupéfiaient alors une opinion publique peu habituée à une télévision aussi ouverte à tous les courants politiques.

Calendrier des professions de foi audiovisuelles des candidats à l’élection présidentielle de 1965

Tableau détaillé des allocutions télévisées : Cliquez ici pour le détail des contenus de ces 10 heures d’allocutions télévisées. Cet article récapitule toutes les interventions. Et il est indiqué à chaque fois un lien vers la vidéo si elle est visible en ligne).

Dans cette petite dizaine d’heures d’allocations ou d’entretiens, les cinq candidats se distinguent singulièrement les uns des autres. Lecanuet et Mitterrand – qui apparaissent comme de sérieux challengers pour le président sortant – sont dynamiques, jeunes et proposent des projets de société novateurs. Si leurs professions de foi télévisées sont parfois maladroites, elles apparaissent néanmoins comme sérieuses, leur offrant une image de candidats compétents. Mitterrand a certes un atout de plus : il n’est pas inconnu des Français, puisqu’il a été plusieurs fois ministre des gouvernements de la Quatrième République. Les positions européennes de Lecanuet et le très riche programme social du candidat de la gauche en font des concurrents de choix pour le président sortant. Tixier-Vignacour, lui, entretient la nostalgie de l’Algérie française et propose par exemple – à grand renfort de cartes – de stopper la construction de la force de frappe pour signer le traité de non-prolifération (allocution du 1er décembre – Non visible pour le grand public).

Marcilhacy se révèle quant à lui finalement assez à l’aise devant les caméras, mais il pêche par son manque de programme politique. Il s’adresse à ses « amis connus et inconnus », il est « l’ami des bêtes » et « fait deux mètres zéro un », mais il n’hésite jamais à critiquer la politique du Général. Quant au drôle de Michel Barbu, le « candidat des chiens battus », certaines de ses allocutions valent le coup d’œil. La fraîcheur du politique trop sincère.

Après quelques jours de campagne électorale, les sondages – une « science » qu’on aime déjà bien – sont très mauvais pour de Gaulle. Lui qui pensait passer au premier tour sans accroc voit cette fois son ‘espoir’ déçu. L’Appel de Mitterrand aux électeurs porte ses fruits.

Mais l’homme du 18 juin 1940 n’a pas dit son dernier mot.

Et tout d’abord, ses troupes se mobilisent. Les ministres et secrétaires d’État de son gouvernement – qui s’étaient abstenus d’intervenir directement à la télévision depuis le 19 novembre – partent à l’assaut des médias. Le 24 novembre en effet, au journal télévisé de 20h00, Alain Peyrefitte, ministre de l’Information, accorde une longue interview à son journaliste favori – Pierre Benedetti – et lance la reconquête. Quand le journaliste lui demande pourquoi il accorde cette interview (sous couvert de rendre compte du Conseil des ministres du jour) alors que  « les membres du gouvernement s’étaient confinés dans un mutisme absolu », Peyrefitte répond : « Mais pourquoi voulez-vous que nous soyons condamnés au silence ? Le gouvernement continue de gouverner (…) ».

Et en effet, du 24 novembre au 3 décembre 1965, les ministres se succèdent à la télévision – Peyrefitte en tête – pour y parler des grandes réalisations gaullo-françaises, comme le premier lancement (réussi) de la fusée française DIAMANT (judicieusement réalisé le 26 novembre), le système SECAM et l’accord franco-russe (qui date en réalité du mois de mars) ou bien encore les grands progrès économiques de la puissance France à l’OCDE (avec l’optimiste Giscard d’Estaing) :

24/11 – Peyrefitte – JT 20h00 – « Interview – Conseil des Ministres »
25/11 – V. Giscard d’Estaing – JT 13h00 – « Réunion OCDE »
27/11 – P. Messmer et Y. Bourges – JT 20h00 – « Le lancement de la fusée DIAMANT »
28/11 – O. Guichard – Émission ’60 millions de Français’
30/11 – Peyrefitte – JT 20h00 – « SECAM »
etc.

Parallèlement, de Gaulle décide (du moins, ses conseillers l’en persuadent) de descendre dans l’arène médiatique pour remettre les idées des Français en place. Il le fait le 30 novembre (« S’il faut mordre, je mordrai » aurait-il dit à Pompidou). Pendant son allocution, assis à son bureau, il tranche de ses concurrents. Il évoque son rôle durant la Guerre, les réformes accomplies à la Libération et l’œuvre réalisée depuis son retour au pouvoir. Il défend sa Force de frappe, contre laquelle son plus sévère concurrent, Mitterrand, ne cesse de militer. Mais c’est une allocution comme il en a déjà fait mille. Rien de nouveau sur les ondes…

Le 3 décembre 1965 – dernier jour de la campagne officielle du premier tour de l’élection présidentielle –, tous les candidats s’expriment lors d’une soirée spéciale « professions de foi audiovisuelles ». Le Général – dont les sondages annoncent son ballottage d’avec François Mitterrand – se présente une seconde fois devant les Français pour les convaincre de prendre leurs responsabilités (« Françaises, Français, une fois de plus, devant vous toutes et devant vous tous, j’ai pris ma responsabilité. Dimanche, vous prendrez la vôtre »). Mais encore une fois, c’est la sempiternelle et même allocution télévisée, qui ressemble à toutes les autres. Et à force de lancer des ultimatums tragico-grandiloquents, le stratagème s’use.

Au soir du 3 décembre, la campagne officielle s’arrête. Silence sur les ondes. Deux jours plus tard, les Français vont vivre leur première présidentielle au suffrage universel, mais aussi leur première grande soirée électorale télévisée. Et ils vont adorer ça.

Lire la suite —>

Présidentielle 1965 : la grande soirée télévisée du 1er tour

Élection & télévision : la présidentielle 1965 (Acte 2 : second tour)

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Principales sources :

  • Archives ORTF – CAC
  • Archives du ministère de l’Information – CARAN
  • Archives de l’Inathèque de France
Pol Ferjac – Le Canard Enchaîné – 1965
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Une réflexion sur “Élection & télévision : la présidentielle 1965 (Acte 1 – Premier tour)

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