Censure à la télévision : Le Manifeste des 121

L’interdiction de diffusion – la censure intégrale –  n’est pas la forme de contrôle la plus usitée par les gouvernements gaullistes. Grâce au strict contrôle a priori exercé, les projets d’émissions tendancieuses sont « tués dans l’œuf » et tombent irrémédiablement dans les oubliettes de la télévision.  Interdire une émission de diffusion est dangereux : c’est presque immanquablement s’exposer aux critiques de la presse, des parlementaires, de l’opinion publique. Le cas particulier du Manifeste des 121 (une pétition, « appel à l’insoumission » en faveur de l’arrêt immédiat des combats en Algérie, et signée par d’illustres personnalités) est atypique, car le boycottage médiatique – qui a fait l’objet d’une décision gouvernementale officielle – est singulièrement intransigeant.

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Rappelons le contexte : 1960 marque l’exacerbation des prises de position en faveur d’une paix négociée avec l’Algérie. Une partie de la jeunesse – enrôlée de force – refuse une guerre jugée absurde et injuste. L’opposition de gauche, les syndicats et les partis s’organisent en divers mouvements contestataires. À l’extrême de ce mouvement de réfractaires se trouvent les déserteurs, de plus en plus nombreux, et les réseaux clandestins d’aide au FLN. Fermement combattus par le gouvernement, ils essuient de sévères mesures coercitives. Et le 5 septembre 1960, débute à Paris le procès du réseau Jeanson – un  groupe d’aide au FLN. Le gouvernement compte sur une condamnation qui doit être exemplaire pour dissuader la création de mouvements de ce genre. Le lendemain, la diffusion du Manifeste des 121 va révéler une opposition délicate à gérer pour le pouvoir.

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Aurore-Procès Jeanson

Le Manifeste des 121

Le Manifeste des 121 s’inscrit dans la « bataille des pétitions de l’automne 1960 »[1]. Le texte avait été préparé au cours de l’été, et voici les trois propositions finales (voir l’intégralité à la fin de l’article) :

– Nous respectons et jugeons justifié le refus de prendre les armes contre le peuple algérien.

– Nous respectons et jugeons justifiée la conduite des Français qui estiment de leur devoir d’apporter aide et protection aux Algériens opprimés au nom du peuple français.

– La cause du peuple algérien, qui contribue de façon décisive à ruiner le système colonial, est la cause de tous les hommes libres.

Les signataires de ce manifeste, initialement au nombre de 121, sont en majorité issus des milieux intellectuels, littéraires, universitaires et artistiques. Ainsi, Simone de Beauvoir et son compagnon Jean-Paul Sartre, André Breton, Marguerite Duras, Alain Resnais, Simone Signoret et bien d’autres encore souscrivent-ils à cette déclaration en faveur de l’insoumission. Ils sont bientôt rejoints par une centaine d’autres signataires.

Le texte est diffusé le 6 septembre 1960, mais le gouvernement interdit l’impression intégrale du libellé par la presse. « Vérité-Liberté le publia, mais fut saisi. Le 14 octobre, le gérant de la publication fut, du reste, inculpé de provocation de militaires à la désobéissance« [2] ; Le Monde quant à lui imprime les trois propositions finales du manifeste, et couvre l’affaire en publiant régulièrement le nombre et l’identité des nouveaux signataires.

Les prises de position des personnalités françaises déclenchent de fortes réactions de l’opinion publique. Cette initiative est fustigée par une bonne partie des milieux politiques (les partis et les syndicats, même de gauche, prennent une certaine distance vis-à-vis des signataires, redoutant de tomber dans l’illégalité). Condamné par certains, critiqué, mais toléré par d’autres, le manifeste ne laisse personne indifférent, à commencer par le gouvernement. Et s’il fait interdire la publication intégrale du texte, il ne peut cependant pas empêcher la presse indépendante d’en faire l’écho.

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Aurore - Les contres

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Les mesures répressives sont sévères : le gouvernement condamne les fonctionnaires signataires par des suspensions et des sanctions. Des poursuites judiciaires sont lancées à l’encontre des instigateurs de l’opération (pourtant, de Gaulle s’oppose à l’inculpation de Jean-Paul Sartre en objectant : « On n’arrête pas Voltaire !« [3]).

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Sartre - Aurore

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À la télévision, black out total

À la télévision, le gouvernement opère avec des méthodes très rigoureuses. La RTF reçoit l’ordre d’appliquer un black out total. Raymond Janot, directeur général au moment des faits, explique cette prise de position devant le comité de télévision : « Vous savez que la RTF, comme les théâtres nationaux, ont au-dessus d’eux une autorité politique. À la RTF, comme les théâtres nationaux, nous avons reçu des ordres (…) Nous sommes en face d’une décision politique, annoncée par le ministère de l’Information à l’issue d’un conseil des ministres, une position officielle du Gouvernement ; nous sommes en face d’une chose qui n’est pas la nôtre (…) Les subordonnés ne sont pas là pour approuver ni pour réprouver la politique du gouvernement, ils sont là pour l’exécuter« [4]. Le directeur général est soutenu dans sa démarche par Philippe Ragueneau, ex-directeur de l’information, qui déclare à cette même réunion : « Il s’agissait de dire à une certaine catégorie de gens que s’ils nient l’État, il est normal que l’État les ignore« .

Et pour feindre l’indifférence à l’égard des signataires, le gouvernement impose à la RTF toute une batterie d’interdictions. Au-delà du silence total imposé aux salles de rédaction sur cette contestation, tout individu signataire se voit évincé des ondes de la RTF : interdiction de paraître (ni en images, ni dans le générique) aux émissions télévisées et dans les œuvres de fiction ; interdiction à la RTF de citer nommément une personnalité signataire ou de faire mention de son activité, encore moins de diffuser son œuvre…

Cette censure officielle (puisque décidée à l’issue d’un conseil des ministres) pose de graves problèmes quant à la continuité des programmes de la RTF. Le directeur général soulève les complications posées par cette décision politique : « les circonstances actuelles rendent difficile l’accomplissement de notre mission culturelle« . Les interdictions multiples remettent en cause un certain nombre d’émissions et Raymond Janot se dédouane de la responsabilité de cette décision : « Je ne pense pas qu’il sera possible jamais de dire que le Gouvernement n’ait pas été éclairé par moi sur toutes les incidences que pouvaient comporter les mesures envisagées ».

Les difficultés engendrées par ces interdictions s’exercent à différents niveaux. En premier lieu, la décision gouvernementale provoque quelques manifestations et grèves à la RTF. De multiples protestations émergent « y compris parmi de nombreuses personnes ne partageant pas du tout les opinions des 121, mais unanimes à s’élever contre cet interdit« [5]. Le Canard Enchaîné évoque, dans son édition du 5 octobre 1960, l’une de ces grèves. On y apprend comment Catherine Langeais annonce les perturbations causées par un mouvement d’acteurs de la RTF : la speakerine lance un simple et laconique communiqué « certains concours nous manquant… » [6] ; « Peut-être eût-il été plus simple de dire que les acteurs des studios des Buttes-Chaumont ont cessé le travail pour protester contre les interdits frappant ceux de leurs collègues qui ont signé le  « manifeste de 121 » sur le droit à l’insoumission« .

Parallèlement à ces réactions, l’interdiction contraint les programmateurs à jongler entre les programmes exempts de participation de signataires, et les autres, devenus illicites. Ces mesures entraînent « une nouvelle projection de tous les films classés en archives, pour revoir s’il ne figurait pas les noms maudits de quelques artistes, musiciens, réalisateurs ou scénaristes du film. Elles entraînaient une révision d’un très grand nombre de scénarios acceptés par la télévision et la radio depuis plusieurs mois »[7]. Cette « traque aux signataires » imposée par le gouvernement à la RTF est un exercice pénible et difficile.

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Canard Enchaîné.88
Canard Enchaîné

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Certaines émissions, alors qu’elles reçoivent la participation de parapheurs du manifeste, sont pourtant diffusées : « il peut toujours surgir un petit rôle auquel on n’a pas pensé« [8]. En effet, en octobre 1960, les membres du comité de télévision débattent des réactions gouvernementales provoquées par la diffusion du film Orphée de Jean Cocteau. Les programmateurs avaient négligé la participation du signataire Roger Blin (acteur et metteur en scène de théâtre) au film réalisé en 1951. Le président du comité de télévision, Lanoux, interroge les membres du comité : « Suis-je coupable d’avoir passé « Orphée » de Jean Cocteau ? »[9] ;  Raymond Janot soulage le président de sa mauvaise conscience : « j’étais ahuri, le lendemain, j’ai reçu des observations très précises m’informant que ça n’aurait pas dû passer« . Les mesures gouvernementales, entreprises à l’encontre des partisans à l’insoumission, ne sont encadrées par aucune limite de temps. Ainsi, les mois qui suivent sont-ils tout aussi difficiles à gérer pour la RTF.

Le 20 février 1961, le directeur du cabinet du ministère de l’Information, Brunschwing-Bordier, s’interroge sur les conditions de diffusion d’une interview de Christiane Rochefort au cours de l’émission Lecture pour Tous. Le directeur des programmes, Albert Ollivier justifie son erreur : « Si Madame Christiane Rochefort a été interviewée, c’est que le responsable, M. Pierre Dumayet comme moi-même, avons oublié qu’elle avait signé le manifeste des 121« [10]. Certains réalisateurs tentent même de réintroduire quelques impies trop prestigieux pour ne plus jamais paraître à la télévision. Ainsi, presque une année après l’épisode du manifeste des 121, en août 1961, Sassy consacre une série d’émissions intitulée « Maurice de Paris » aux souvenirs de Maurice Chevalier. Au cours du dernier épisode, le réalisateur a glissé une interview de Jean-Paul Sartre. Il est évidemment plus aisé d’oublier la signature de Christiane Rochefort que celle de Sartre. L’intervention du philosophe n’est donc pas diffusée, « M. Janot a exigé que la séquence soit coupée« [11]. Jean-Paul Sartre ne fera son retour sur le petit écran qu’en 1969, après le départ du général de Gaulle.

Les mesures répressives déclenchées par le gouvernement sont accompagnées d’un autre genre d’hostilités : la représentation télévisée des oppositions au manifeste. Certaines séquences faisaient l’écho des réactions adverses à l’appel des « 121 ». Ainsi, le journal télévisé de la mi-journée du 4 octobre 1960 diffuse-t-il un reportage titré « Manifestation aux Champs-Élysées ». Ce rassemblement est organisé par les anciens combattants, autour de la tombe du Soldat inconnu « pour protester contre le Manifeste des 121″. Finalement, la télévision avait trouvé le moyen d’en parler, dans un sens favorable aux décisions gouvernementales.

Le cas du Manifeste des 121 et de la RTF est atypique. Atypique, parce que le silence imposé à la radiotélévision publique résulte d’une censure gouvernementale annoncée à la suite d’un conseil des ministres. Atypique, parce que les positions politiques adoptées par les signataires du manifeste s’inscrivent dans un contexte extrêmement tendu : de Gaulle vient de proposer l’autodétermination (c’est-à-dire un premier pas vers l’indépendance), les tentatives de coup d’État s’enchaînent, l’OAS va bientôt déclencher les hostilités en métropole, la situation tourne à la guerre civile. La critique de l’ignominie de la guerre d’Algérie se justifie, mais la condamnation de l’État – pouvant être assimilée à une atteinte à sa sûreté – est risquée. Atypique enfin, parce que la nature des sanctions appliquées – la privation totale des ondes de radiotélévision d’État – met en lumière l’importance que revêt la télévision pour le gouvernement en matière de communication médiatique.

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CE.

Le Manifeste des 121 – L’Appel à l’insoumission

Un mouvement très important se développe en France, et il est nécessaire que l’opinion française et internationale en soit mieux informée, au moment où le nouveau tournant de la guerre d’Algérie doit nous conduire à voir, non à oublier, la profondeur de la crise qui s’est ouverte il y a six ans.

De plus en plus nombreux, des Français sont poursuivis, emprisonnés, condamnés, pour s’être refusés à participer à cette guerre ou pour être venus en aide aux combattants algériens. Dénaturées par leurs adversaires, mais aussi édulcorées par ceux-là mêmes qui auraient le devoir de les défendre, leurs raisons restent généralement incomprises. Il est pourtant insuffisant de dire que cette résistance aux pouvoirs publics est respectable. Protestation d’hommes atteints dans leur honneur et dans la juste idée qu’ils se font de la vérité, elle a une signification qui dépasse les circonstances dans lesquelles elle s’est affirmée et qu’il importe de ressaisir, quelle que soit l’issue des événements.

Pour les Algériens, la lutte, poursuivie, soit par des moyens militaires, soit par des moyens diplomatiques, ne comporte aucune équivoque. C’est une guerre d’indépendance nationale. Mais, pour les Français, quelle en est la nature ? Ce n’est pas une guerre étrangère. Jamais le territoire de la France n’a été menacé. Il y a plus : elle est menée contre des hommes que l’État affecte de considérer comme Français, mais qui, eux, luttent précisément pour cesser de l’être. Il ne suffirait même pas de dire qu’il s’agit d’une guerre de conquête, guerre impérialiste, accompagnée par surcroît de racisme. Il y a de cela dans toute guerre, et l’équivoque persiste.

En fait, par une décision qui constituait un abus fondamental, l’État a d’abord mobilisé des classes entières de citoyens à seule fin d’accomplir ce qu’il désignait lui-même comme une besogne de police contre une population opprimée, laquelle ne s’est révoltée que par un souci de dignité élémentaire, puisqu’elle exige d’être enfin reconnue comme communauté indépendante.

Ni guerre de conquête, ni guerre de « défense nationale », ni guerre civile, la guerre d’Algérie est peu à peu devenue une action propre à l’armée et à une caste qui refusent de céder devant un soulèvement dont même le pouvoir civil, se rendant compte de l’effondrement général des empires coloniaux, semble prêt à reconnaître le sens.

C’est, aujourd’hui, principalement la volonté de l’armée qui entretient ce combat criminel et absurde, et cette armée, par le rôle politique que plusieurs de ses hauts représentants lui font jouer, agissant parfois ouvertement et violemment en dehors de toute légalité, trahissant les fins que l’ensemble du pays lui confie, compromet et risque de pervertir la nation même, en forçant les citoyens sous ses ordres à se faire les complices d’une action factieuse et avilissante. Faut-il rappeler que, quinze ans après la destruction de l’ordre hitlérien, le militarisme français, par suite des exigences d’une telle guerre, est parvenu à restaurer la torture et à en faire à nouveau comme une institution en Europe ?

C’est dans ces conditions que beaucoup de Français en sont venus à remettre en cause le sens de valeurs et d’obligations traditionnelles. Qu’est-ce que le civisme lorsque, dans certaines circonstances, il devient soumission honteuse ? N’y a-t-il pas des cas où le refus est un devoir sacré, où la « trahison » signifie le respect courageux du vrai ? Et lorsque, par la volonté de ceux qui l’utilisent comme instrument de domination raciste ou idéologique, l’armée s’affirme en état de révolte ouverte ou latente contre les institutions démocratiques, la révolte contre l’armée ne prend-elIe pas un sens nouveau ?

Le cas de conscience s’est trouvé posé dès le début de la guerre. Celle-ci se prolongeant, il est normal que ce cas de conscience se soit résolu concrètement par des actes toujours plus nombreux d’insoumission, de désertion, aussi bien que de protection et d’aide aux combattants algériens. Mouvements libres qui se sont développés en marge de tous les partis officiels, sans leur aide et, à la fin, malgré leur désaveu. Encore une fois, en dehors des cadres et des mots d’ordre préétablis, une résistance est née, par une prise de conscience spontanée, cherchant et inventant des formes d’action et des moyens de lutte en rapport avec une situation nouvelle dont les groupements politiques et les journaux d’opinion se sont entendus, soit par inertie ou timidité doctrinale, soit par préjugés nationalistes ou moraux, à ne pas reconnaître le sens et les exigences véritables.

Les soussignés, considérant que chacun doit se prononcer sur des actes qu’il est désormais impossible de présenter comme des faits divers de l’aventure individuelle ; considérant qu’eux-mêmes, à leur place et selon leurs moyens, ont le devoir d’intervenir, non pas pour donner des conseils aux hommes qui ont à se décider personnellement face à des problèmes aussi graves, mais pour demander à ceux qui les jugent de ne pas se laisser prendre à l’équivoque des mots et des valeurs, déclarent :

– Nous respectons et jugeons justifié le refus de prendre les armes contre le peuple algérien.

– Nous respectons et jugeons justifiée la conduite des Français qui estiment de leur devoir d’apporter aide et protection aux Algériens opprimés au nom du peuple français.

– La cause du peuple algérien, qui contribue de façon décisive à ruiner le système colonial, est la cause de tous les hommes libres.

Arthur ADAMOV – Robert ANTELME – Georges AUCLAIR – Jean BABY – Hélène BALFET – Marc BARBUT – Robert BARRAT – Simone de BEAUVOIR – Jean-Louis BEDOUIN – Marc BEIGBEDER – Robert BENAYOUN – Maurice BLANCHOT – Roger BLIN – Arsène BONNAFOUS-MURAT – Geneviève BONNEFOI – Raymond BORDE – Jean-Louis BORY – Jacques-Laurent BOST – Pierre BOULEZ – Vincent BOUNOURE – André BRETON – Guy CABANEL – Georges CONDAMINAS – Alain CUNY – Dr Jean DALSACE – Jean CZARNECEI – Adrien DAX – Hubert DAMISCE – Bernard DORT – Jean DOUASSOT – Simone DREYFUS – Marguerite DURAS – Yves ELLEOUËT – Dominique ÉLUARD – Charles ESTIENNE – Louis-René des FORETS – Dr Théodore FRAENKEL – André FRENAUD – Jacques GERNET – Édouard GLISSANT – Anne GUÉRIN – Daniel GUÉRIN – Jacques HOWLETT – Édouard JAGUER – Pierre JAOUEN – Gérard JARLOT – Robert JAULIN – Alain JOUBERT – Henri KREA – Robert LAGARDE – Monique LANGE – Claude LANZMANN – Robert LAPOUJADE – Henri LEFEBVRE – Gérard LEGRAND – Michel LEIRIS – Paul LEVY – Jérôme LINDON – Éric LOSFELD – Robert LOUZON – Olivier de MAGNY – Florence MALRAUX – André MANDOUZE – Maud MANNONI – Jean MARTIN – Renée MARCEL-MARTINET – Jean-DanieI MARTINET – Andrée MARTY-CAPGRAS – Dionys MASCOLO – François MASPERO – André MASSON – Pierre de MASSOT – Jean-Jacques MAYOUX – Jehan MAYOUX – Théodore MONOD – Marie MOSCOVICI – Georges MOUNIN – Maurice NADEAU – Georges NAVEL – Claude OLLIER – Hélène PARMELIN – Marcel PÉJU – José PIERRE – André PIEYRE de MANDIARGUES – Édouard PIGNON – Bernard PINGAUD – Maurice PONS – J.-B. PONTALIS – Jean POUILLON – Denise RENE – Alain RESNAIS – Jean-François REVEL – Alain ROBBE-GRILLET – Christiane ROCHEFORT – Jacques-Francis ROLLAND – Alfred ROSMER – Gilbert ROUGET – Claude ROY – Marc SAINTSAENS – Nathalie SARRAUTE – Jean-Paul SARTRE – Renée SAUREL – Claude SAUTET – Jean SCHUSTER – Robert SCIPION – Lonis SEGUIN – Geneviève SERREAU – Simone SIGNORET – Jean-Claude SILBERMANN – Claude SIMON – SINÉ – René de SOLIER – D. de la SOUCHERE – Jean THIERCELIN – Dr René TZANCK – VERCORS – J.-P. VERNANT – Pierre VIDAL-NAQUET – Jean-Pierre VIELFAURE – Claude VISEUX – YLIPE – René ZAZZO.


[1] Jean-François Sirinelli, « Guerre d’Algérie, guerre des pétitions ? »,  La guerre d’Algérie et les intellectuels français, dir. Jean-Pierre Rioux et J.F. Sirinelli, Paris, Complexes, 1991

[2] Idem

[3] Charles de Gaulle, cité par Alain Gérard Salma, La guerre d’Algérie, Histoire d’une déchirure, Découvertes Gallimard, Paris, 1996

[4] Comité de télévision R.T.F. – Procès-verbal de la séance du 06/10/60 – Raymond Janot

[5] Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 05/11/60 – Intervention de Fernand Grenier

[6] Gabriel Macé, « Bâillons… », Le Canard Enchaîné, 05/11/60

[7] Assemblée nationale – J.O. –  Procès-verbal de la séance du 05/11/60 – Intervention de Fernand Grenier

[8] Comité de télévision R.T.F. – Procès-verbal de la séance du 06/10/60 – Raymond Janot

[9] Comité de télévision R.T.F. – Procès-verbal de la séance du 06/10/60 – M. Lanoux, président du comité de télévision

[10] Note d’Albert Ollivier à Raymond Janot – 20/02/61

[11] Télé-Mac, « Télé-Visions », Le Canard Enchaîné –  02/08/61

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3 réflexions sur “Censure à la télévision : Le Manifeste des 121

  1. Pardon, mais est-ce qu’il y a une raison que le nom de Guy Debord ne figure pas dans la liste des premiers signataires?

  2. Merci pour cet article aussi clair que bien documenté !
    Pouvoir lire des publications aussi bien fondées devient une denrée rare sur internet.
    Bravo !
    Claudine C.
    (maître de conférences)

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