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	<title>Aude Vassallo</title>
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	<description>Historienne - Auteur &#38; rédactrice multimédia indépendante - Muséographe</description>
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		<title>Aude Vassallo</title>
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		<item>
		<title>La Pub, la Télé et le Gouvernement (1958-1968)</title>
		<link>http://audevassallo.wordpress.com/2009/10/08/la-pub-la-tele-et-le-gouvernement/</link>
		<comments>http://audevassallo.wordpress.com/2009/10/08/la-pub-la-tele-et-le-gouvernement/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 21:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aude Vassallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir & Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Peyrefitte]]></category>
		<category><![CDATA[émissions compensées]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Canard Enchaîné du 29 mai 1963 : 
 &#8220;Ce n’est un secret pour personne, les payeurs de la redevance sont cocus : ils continuent à payer leurs 85 balles – d’Estaing – par an et Dame Télé passe, à tours de bras, de la publicité pour des organismes privés. (…) Ce qu’elle fait ouvertement n’est [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=573&subd=audevassallo&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><div id="attachment_570" class="wp-caption alignleft" style="width: 303px"><strong> </strong><strong><img class="size-full wp-image-570" title="Canard Enchaine - Mai 1963" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/canard-mai1963.jpg?w=293&#038;h=269" alt="Canard Enchaine - Mai 1963" width="293" height="269" /></strong><p class="wp-caption-text">Canard Enchaine - Mai 1963</p></div>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Le Canard Enchaîné </em>du 29 mai 1963 : </strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong> </strong><strong>&#8220;<em>Ce n’est un secret pour personne, les payeurs de la redevance sont cocus :</em></strong><em> ils continuent à payer leurs 85 balles – d’Estaing – par an et Dame Télé passe, à tours de bras, de la publicité pour des organismes privés. (…) <strong>Ce qu’elle fait ouvertement n’est pas de la publicité, se sont &#8220;campagnes d’intérêt national&#8221;. Vous saisissez, ô impies, la nuance ? </strong>La &#8220;pause café&#8221;, la &#8220;pause yaourt&#8221;, la &#8220;pause aspirateur&#8221;, la &#8220;pause jus de pommes&#8221;, la &#8220;pause machine à laver&#8221;, la &#8220;pause jus de raisin&#8221;, la &#8220;pause Henri Genès-Odette Laure&#8221;, la &#8220;pause beurre&#8221;, la &#8220;pause glace à la vanille&#8221;, etc. etc. (tu pauses ! tu pauses !) bref, tous ces <strong>petits sketches quotidiens</strong> qui satisfont, à la fois, votre curiosité naturelle et votre sens artistique, sont nécessaires à la vie de la Nation. </em><strong><em>C’est pourquoi le </em><em>Canard engage vivement ses lecteurs (…) à envoyer à M. le Ministre de l’Information le petit papillon en forme de vignette que nous publions</em>&#8220;</strong></p>
<h5 style="text-align:justify;"><span style="color:#5d2708;"><strong>Gabriel Macé, <em>Le &#8220;Canard&#8221; lance une &#8220;campagne TV d’intérêt national&#8221; : M. Peyrefitte, il faut choisir entre la publicité et la redevance</em>, </strong><strong>&#8220;Le Canard Enchaîné&#8221; n°2223 du 29 mai 1963</strong></span></h5>
<p style="text-align:justify;">Si Gabriel Macé et son journal enjoignent les lecteurs à protester contre la télévision publique (qui compte alors deux chaînes), c’est que la publicité &#8211; qui ne sera autorisée qu&#8217;à la fin de l&#8217;année 1968, envahit progressivement les écrans de la RTF de façon insidieuse. &#8220;<em>La publicité de marque y a bel et bien fait son entrée il y a une douzaine d’années</em>&#8221; <a name="_ednref1" href="#_edn1">[1]</a> admet Alain Peyrefitte, la fameux ministre de l&#8217;Information, et ce dès la fin de l’année 1964. Mais avant octobre 1968, la publicité s’appelait encore &#8220;émissions compensées&#8221;.</p>
<p><span id="more-573"></span></p>
<p><strong>Émissions compensées</strong> : &#8220;<em>film publicitaire, émission patronnée, au cours desquels sont brièvement développés les thèmes d’une campagne d’intérêt général qui doit stimuler différents secteurs de l’économie nationale</em>&#8220;<a name="_ednref2" href="#_edn2">[2]</a>. Assujettis à l’accord du gouvernement, les thèmes et les dispositifs empruntés par ces émissions compensées embrassent un champ bien plus large que celui énoncé ci-dessus</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>&#8220;<em>JE COMPENSE, DONC J&#8217;Y SUIS</em>&#8220;<a name="_ednref3" href="#_edn3">[3]</a> :</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>À l’ORTF, c’est à partir de 1951 qu’apparaissent des émissions télévisées d’un genre spécial : appelées &#8220;compensées&#8221;, ce sont des publicités collectives qui justifient d’un intérêt général. C’est sous la forme de sketches, de saynètes, de reportages… d’une courte durée, que la Sécurité Routière, la Caisse d’Épargne, le Syndicat du Bœuf en daube ou celui de la Laine à Tricoter diffusent des réclames. Par quel biais ces organismes et ces collectivités peuvent-elles prétendre à faire émettre par la télévision d’État ce genre d’émissions, <em>légalement </em>interdites d’antenne ?</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<ul>
<li><strong>Principe :</strong></li>
</ul>
<p style="text-align:justify;"><strong>Ces émissions sont réalisées à la demande d’un ministère</strong>, sous l’impulsion d’industries, d’associations ou de syndicats. Elles doivent recueillir, depuis 1955, l’accord de principe du ministère de l’Information pour leur réalisation. Elles font l’objet de contrats spécifiques entre la télévision et les organismes demandeurs. Les ministres intéressés par le secteur d’activité, endossent – sous l’égide du ministère de l’Information -  le rôle de médiateur entre les groupements solliciteurs et le service des émissions compensées.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<ul>
<li><strong>Financement et supervision :</strong></li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Le mode de financement se révèle très particulier : pour produire une séquence estampillée &#8220;compensée&#8221;, la télévision engage ses propres fonds, puis ceux-ci lui sont remboursés par les commanditaires de l’émission.<strong> Théoriquement, elle ne tire aucun bénéfice financier de cette activité</strong>. Le Service des Émissions Compensées – créé en 1957 &#8211;  dépend de la direction de l’Administration Générale et du département des Affaires Commerciales et Juridiques. Il est donc indépendant des directions habituellement en charge de l’information (direction des programmes et de l’actualité). Le gouvernement, qui interdit dans les textes réglementaires l’usage de la publicité, s’arroge le droit de l’autoriser selon son bon vouloir. En fait, à partir des années 50, et sous patronage ministériel, la télévision s&#8217;essaie prématurément à la publicité.</p>
<p><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<ul>
<li><strong>Une publicité qui ne passe pas inaperçue : </strong></li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Par exemple, en 1966, la coupe du monde de football est l’occasion d’une émission intitulée <em>Qui a volé le ballon ? </em>Celle-ci est diffusée &#8220;<em>à la demande du syndicat des fabricants d’appareils radio et de téléviseurs, en vue de promouvoir la vente de récepteurs</em>&#8220;<a name="_ednref4" href="#_edn4">[4]</a>. Et &#8220;plus de récepteurs&#8221; commencent déjà à rimer avec &#8220;plus de consommateurs&#8221;.</p>
<p style="text-align:justify;">À un député qui s’étonne d’y voir vanter les mérites du cidre et du jus de pomme, <strong>le ministre de l’Information Louis Terrenoire rétorque : &#8220;<em>la RTF prête son concours à diverses actions de propagande lorsque l’intérêt général est reconnu par les ministres intéressés</em>&#8220;</strong><a name="_ednref5" href="#_edn5">[5]</a>. Lorsqu’il s’agit de dynamiser un secteur de l’économie fébrile, lorsqu’il faut développer un produit mis à mal par la concurrence nationale internationale, le gouvernement mobilise les moyens mis à sa disposition : la publicité télévisée sous sa forme &#8220;compensée&#8221;. Le <strong>caractère répétitif et quotidien des émissions</strong> génère quelques mécontentements, notamment à l’Assemblée nationale où Alain Peyrefitte explique qu’il est &#8220;<em>assez difficile de fixer un plafond quantitatif à cette catégorie d’émissions</em>&#8220;<a name="_ednref6" href="#_edn6">[6]</a>. Difficile en effet d’opposer un refus aux commandes gouvernementales de plus en plus fréquentes et variées.</p>
<div id="attachment_571" class="wp-caption aligncenter" style="width: 412px"><img class="size-full wp-image-571" title="Le Canard Enchaîné - Dessin de Lap - Octobre 1967" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/canard-oct1967.jpg?w=402&#038;h=923" alt="Le Canard Enchaîné - Dessin de Lap - Octobre 1967" width="402" height="923" /><p class="wp-caption-text">Le Canard Enchaîné - Dessin de Lap - Octobre 1967</p></div>
<p><span style="color:#ffffff;"><strong>.</strong></span></p>
<ul>
<li><strong>Pas de Pub à la TV, mais déjà ses critiques ! :</strong></li>
</ul>
<p style="text-align:justify;"><em>Le Canard Enchaîn</em>é lance donc, en mai 1963, une campagne de protestations ; le journal prie les téléspectateurs rebelles de renvoyer à la RTF le message imprimé : &#8220;<em>Supprimez la Publicité à la Télévision ou Remboursez la redevance</em>&#8220;<a name="_ednref7" href="#_edn7">[7]</a>. En vain : <strong>en 1967, l’ORTF diffuse près de 30 heures d’émissions compensées,</strong> un volume remarquable de près de <strong>5 minutes quotidiennes</strong> ! La télévision prêche cette année-là en faveur de la consommation de chicorée pendant un peu plus d’1 heure, tandis que la pauvre morue ne bénéficie que de 9 minutes de propagande.  La plupart des associations de téléspectateurs s&#8217;élèvent  contre ce déferlement de réclames commerciales, d&#8217;autant que ces spots ne sont pas les seules productions du Service : les &#8220;Émissions Compensées&#8221; propose aussi aux entreprises de parrainer des émissions (Monsieur Cinéma, Intervile&#8230;) déjà existantes dans la grille des programmes de l’ORTF (c&#8217;est ce qu&#8217;on appelle aujourd&#8217;hui le <em>sponsoring</em>).</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<ul>
<li><strong>Des modalités de réalisation qui échappent à l&#8217;ORTF :</strong></li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Jusqu’en 1964, la réalisation incombe systématiquement au service de production de la télévision, même si parfois des agences de publicité – <em>Havas, Publicis, Elvinger, Intermédia</em> – interviennent également en qualité de Conseil, sans vraiment contrarier la règle du monopole de production. Monsieur Simsem, le responsable du Service des Émissions Compensées, analyse la question : la réalisation à l’extérieur de la RTF des spots engendre &#8220;<em>des possibilités quasi certaines de réaction du SUT</em>&#8220;, le syndicat des techniciens de télévision. Et en effet : produire par l&#8217;extérieur contrarierait la logique de monopole instituée par l’ordonnance du 4 février 1959. Jusqu’en 1964, la production reste le domaine privilégié de la RTF, tandis que les agences interviennent en qualité de représentantes des organismes demandeurs, et en prodiguant les idées directrices du spot à réaliser. Malgré leur pression, les agences devront attendre le nouveau statut de 1964 &#8211; qui consacre l&#8217;ORTF &#8211; pour que la production de ces spots puisse leur être confiée.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>TYPOLOGIE des EMISSIONS : « Suivez le bœuf ! »</strong></span></p>
<p><span style="color:#ffffff;">.</span><span style="text-decoration:underline;"><strong> </strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>Première configuration : la publicité collective</strong></li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Ce sont les réclames incitant les consommateurs à préférer tel ou tel produit commercial. La plupart du temps, ces spots défendent un produit dont la santé économique nécessite l’appui des pouvoirs publics. C’est le cas pour la célèbre <strong>campagne &#8220;Suivez le bœuf&#8221; </strong>dont l’expression reste encore utilisée aujourd’hui.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>1960 : le cours du bœuf connaît une flambée des prix</strong> ; le gouvernement doit passer des conventions avec les artisans pour éviter une trop forte inflation. Pour vanter ces mesures, le secrétaire d’État au Commerce Intérieur, Joseph Fontanet, lance une large campagne d’information, avec tous les moyens de promotion mis à sa disposition (le presse écrite, la radio, l&#8217;affichage, les actualités cinématographiques…). Et la télévision n&#8217;est évidemment pas oubliée : ces émissions sont réalisées sous le sceau du Service des Émissions Compensées.</p>
<p>Pas moins de 13 spots, non dépourvus, selon le <em>Canard Enchaîné</em>, d’une certaine &#8220;<em>niaiserie</em>&#8221; sont réalisés : ce sont des &#8220;<em>sketches semblant s’adresser à des gens intellectuellement sous-développés</em>&#8220;<a name="_ednref8" href="#_edn8">[8]</a>. Surprenant : c’est Joseph Fontanet lui-même qui s’essaie à la rhétorique publicitaire ! Voici quelques répliques inventées par celui-ci : &#8220;<em>Ce n’est pas un secret d’État, dit le bœuf, c’est une campagne nationale en faveur du bon sens, de la qualité et de l’économie. Suivre le bœuf, c’est aller chez un boucher qui fait la chaîne et limite ses prix pour baisser le bœuf. Suivez le bœuf !</em>&#8220;, ou bien encore : &#8220;<strong><em>Vous me donnez le vertige, dit le bœuf, vous m’avez fait monter trop haut. Suivez le bœuf !</em></strong>&#8220;<a name="_ednref9" href="#_edn9">[9]</a>.</p>
<p>Joseph Fontanet rédige ainsi une dizaine de slogans du même acabit. Très enthousiaste sur la réussite de cette campagne, <strong>le Premier ministre Michel Debré demande à Pierre Sabbagh, alors à la sous direction de l’Information télévisée, &#8220;<em>de voir le panonceau de la campagne &#8220;Suivez le bœuf&#8221; largement présenté aux téléspectateurs</em>&#8220;,</strong> c’est-à-dire &#8221;<strong><em>plusieurs fois par jour sur une durée d’au moins 15 jours</em></strong>&#8220;<a name="_ednref10" href="#_edn10">[10]</a>. Le gouvernement ordonne aussi d’y joindre 5 émissions de 4 minutes sur &#8220;<em>l’histoire du bœuf, du pré à l’étal du boucher</em>&#8220;<a name="_ednref11" href="#_edn11">[11]</a>. <strong>Cette vaste campagne de plusieurs mois accompagne le gouvernement dans la conduite de sa politique économique</strong>.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div id="attachment_568" class="wp-caption aligncenter" style="width: 602px"><img class="size-full wp-image-568" title="Suivez-le Boeuf ! " src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/boeuf1.jpg?w=592&#038;h=517" alt="Suivez-le Boeuf !" width="592" height="517" /><p class="wp-caption-text">Suivez-le Bœuf ! RTF - 1er octobre 1960</p></div>
<p><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<ul>
<li><strong>Deuxième configuration : les campagnes d’intérêt général</strong></li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Sous le terme d’&#8221;émissions compensées&#8221;, de courtes séquences d’information à caractère préventif sont commandées et financées  en partie par le gouvernement : ce sont les véritables campagnes d’intérêt général que nous connaissons aujourd’hui. Ainsi, la Sécurité Routière ou les comités contre l’alcoolisme peuvent s’exprimer à la télévision. Ces séquences sont vite rejointes par des spots à caractère &#8220;financier&#8221;. On incite les téléspectateurs à souscrire aux emprunts nationaux – pour Petrofigaz, le Crédit Agricole ou le Groupement des Industries Mécaniques – grâce au moyen de la publicité télévisée. Les grandes entreprises nationales s’essaient, elles aussi, à la &#8220;communication&#8221; télévisuelle.</p>
<p style="text-align:justify;">Par exemple, pour lutter contre les accidents de la route, <strong>Robert Buron (ministre des Travaux Publics, des Transports et du Tourisme</strong>) souhaite voir réaliser, à l&#8217;été 1961, une campagne d’information par l’ONSER<a name="_ednref12" href="#_edn12">[12]</a> . Elle &#8220;<em>pourrait se dérouler d’abord sous la forme d’une série continue d’émissions à la télévision pendant une quinzaine de jours, puis d’une émission hebdomadaire reprenant les mêmes thèmes</em>&#8220;<a name="_ednref13" href="#_edn13">[13]</a>. Pour réaliser ses souhaits, il sollicite directement le directeur de la RTF, Raymond Janot, et lui <strong>commande son émission.</strong> Ce dernier, soucieux de l&#8217;équilibre des finances de son établissement, répond au ministre que ces émissions sont du ressort du Service des Émissions Compensées et exige de lui une contribution financière.</p>
<p style="text-align:justify;">La &#8220;réorientation&#8221; des demandes ministérielles vers le service des émissions compensées relève de motivations essentiellement financières. L’Établissement &#8220;à caractère commercial&#8221;, ne peut supporter tous les coûts engendrés par les commandes d’émissions gouvernementales. Les ministres sont priés de se débrouiller seuls pour s’acquitter des frais de leurs propres campagnes télévisées, aussi légitimes soient-elles. En échange, ils obtiennent un droit de regard sur la place accordée aux émissions à l’intérieur de la grille des programmes. En mai 1967, le directeur du SLII précise au directeur de la télévision les modalités de programmation d’une émission (portant sur la prévention routière et réalisée par le ministre des Transports) : &#8220;<em>si cette émission présente un réel intérêt, il serait évidemment souhaitable de la programmer à une heure de grande écoute</em>&#8220;<a name="_ednref14" href="#_edn14">[14]</a>.</p>
<p><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<ul>
<li><strong>Troisième configuration : les Télex-consommateurs </strong><strong> </strong></li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Quelques archives – audiovisuelles et écrites – portent la trace d&#8217;une émission déclinée pour chaque station régionale (la troisième chaîne), l&#8217;ancêtre du <em>Conso-Mag</em> : c’est le Télex-consommateurs, dont les deux objectifs télévisés visent à former les téléspectateurs aux thèmes économiques et sociaux. Le ministère des Finances est responsable de ce programme, et il y participe financièrement. Devant le Comité des programmes, un représentant de ce ministère explique les controverses provoquées par ces émissions : &#8220;<em>l’information économique et sociale étant abordée très souvent à travers des émissions politiques, elle risque de paraître pour le téléspectateur appartenir au domaine des opinions divergentes et même des polémiques, alors qu’il y a là matière à une information importante et de nature objective</em>&#8220;<a name="_ednref15" href="#_edn15">[15]</a>. Dans les archives audiovisuelles, il existe quelques archives, dont celle de cette bonne ménagère d&#8217;un âge certain, qui conseille aux téléspectatrices, sous la forme d&#8217;un dessin proto-animé, les prix que paient les honnêtes Bretons pour leurs aliments de base.</p>
<div id="attachment_566" class="wp-caption aligncenter" style="width: 549px"><img class="size-full wp-image-566" title="Telex-Consommateurs" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/telex.jpg?w=539&#038;h=486" alt="Telex-Consommateurs" width="539" height="486" /><p class="wp-caption-text">Telex-Consommateurs. </p></div>
<p><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<ul>
<li><strong>Quatrième configuration : les émissions patronnées (sponsorisées)</strong></li>
</ul>
<p style="text-align:justify;"><strong>Le sponsoring</strong> est une activité publicitaire en théorie interdite par la loi. Mais le gouvernement la tolère, trop heureux de saisir l’occasion d’économiser de l’argent. En effet, le patronage publicitaire se focalise essentiellement sur les émissions de divertissements, de jeux ou de concours pour lesquelles les firmes financent une partie de la production et de la réalisation. En contrepartie, il est fait mention du produit au cours de l’émission, soit de manière orale, soit de manière visuelle. Par exemple, en 1967, la Caisse d’Epargne patronne à tour de bras sur la première chaîne : 25 émissions du <em>Palmarès des Chansons</em>, 7 émissions d’<em>Un contre trois</em> et 9 émissions d’<em>Impossible n’est pas Français</em>. Sur la seconde chaîne, l’organisme sponsorise la totalité des <em>Monsieur Cinéma</em>. Parfois même, <em>5 colonnes à la une </em>reçoit le parainnage d&#8217;Air France. Mais la publicité de marque n’est toujours spécifiée nulle part dans les textes réglementaires ou législatifs !</p>
<div id="attachment_565" class="wp-caption aligncenter" style="width: 591px"><img class="size-full wp-image-565" title="Génériques d'émissions patronnées" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/patronnees.jpg?w=581&#038;h=797" alt="Génériques d'émissions patronnées" width="581" height="797" /><p class="wp-caption-text">Génériques d&#39;émissions patronnées </p></div>
<p><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<ul>
<li><strong>Cinquième </strong><strong>configuration : anomalies </strong><strong> </strong></li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Plus étonnantes encore, d’autres formes de séquences sont produites et réalisées par le service des émissions compensées. Par exemple, le gracieux ministre de la Santé Publique – Bernard Chenot – commande quelques émissions en cette année 1960. Bon fils, il veut souhaiter sa fête à sa chère maman, et prescrit à la RTF plusieurs séquences pour l&#8217;occasion. Trois interviews et reportages doivent paraître (à <em>Paris-Club</em>, au <em>Magazine féminin </em>et au JT). Curieusement, ces émissions sont réalisées par le Service des Émissions Compensées : c’est donc le ministre de la Santé Publique qui finance lui-même sa séquence au journal télévisé !</p>
<p style="text-align:justify;">Le critique de télévision du <em>Canard Enchaîné</em> remarque alors la prestation du ministre et fait (sans savoir que la séquence est &#8220;compensée&#8221; ) le témoignage suivant : le ministre &#8220;vint au &#8220;<em>Journal Télévisé&#8221; (samedi) tout exprès nous apprendre que sa progéniture préparait, dans l&#8217;émotion, sa petite fête à maman, et pour affirmer que tous les petits enfants de France, devraient, eux aussi, préparer leur petit cadeau. Léon Zitrone opine gravement – &#8220;Ne croyez-vous pas que, dans certaines familles, ce soit difficile ?&#8221;… dit-il, &#8220;Comment ? Les Français ont maintenant une monnaie stable, le redressement s’observe partout, sur le plan international, le pays a retrouvé le prestige&#8221;</em>&#8220;<a name="_ednref16" href="#_edn16">[16]</a>. Il est probable que ce genre d’émissions compensées ne soit qu’exception, la règle commune restant la réalisation de spots à caractère publicitaire d’un produit de l’économie française. En général, la RTF ne s’aventure pas à faire payer les ministres pour une interview du journal télévisé ; agissant ainsi, elle aurait sans doute fait fortune…</p>
<p><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>PUB de MARQUE et POLITIQUE :</strong></span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong> </strong></span></p>
<div id="attachment_572" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><span style="text-decoration:underline;"><strong> </strong><strong><img class="size-full wp-image-572" title="Le Canard Enchaîné, Dessin de Lap, Novembre 1967" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/canard-nov1967.jpg?w=530&#038;h=425" alt="Le Canard Enchaîné, Dessin de Lap, Novembre 1967" width="530" height="425" /></strong></span><p class="wp-caption-text">Le Canard Enchaîné - Dessin de Lap - Novembre 1967</p></div>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Au cours de l’hiver 1968, l’apparition de la publicité de marque</strong> remet en cause les émissions compensées. Joël le Theule souhaite qu’une distinction très nette soit faite &#8220;<em>entre les <span style="text-decoration:underline;"><strong>grandes causes d’intérêt national </strong></span>(d’ordre sanitaire, social, culturel), les<strong> <span style="text-decoration:underline;">émissions à intérêt économique national </span></strong>(écoulement de certains produits agricoles) et la<span style="text-decoration:underline;"> </span><strong><span style="text-decoration:underline;">publicité collective normale</span></strong> qui devrait être traitée dans des conditions peu différentes de la <span style="text-decoration:underline;"><strong>publicité de marque</strong></span></em>&#8220;<a name="_ednref17" href="#_edn17">[17]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">En d’autres termes, les associations qui regroupent les fabricants de stylos à bille ou de sous-vêtements sont invitées à faire réaliser leurs spots par la RFP. Ainsi faisant, ils financent eux-mêmes la totalité des coûts de production &#8211; ô combien plus élevés que ceux facturés par le Service des Émissions Compensées ! En effet, la Régie Française de Publicité reprend, dès sa création, une partie des activités du Service. La distinction établie par Joël le Theule permet au gouvernement de conserver des avantages financiers intéressants pour ses campagnes d’intérêt général (au sens propre du terme, comme la sécurité routière), tout en assurant de nouveaux clients à sa RFP.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>C’est au ministère de l’Information que revient le choix des secteurs économiques autorisés à faire de la propagande télévisée </strong>; parfois, cette autorisation relève d’enjeux politiques que le gouvernement s’applique à prendre en compte. Au début de l’année 1969, deux sociétés font pression sur le ministre de l’Économie pour accéder à la télévision. Il s’agit des marques alimentaires Beaumont et Kerbronec, exclusivement distribuées par les chaînes de grands magasins. Joël le Theule répond Non au ministre et s’explique : &#8220;<em>il ne vous échappera pas qu’une publicité télévisée intensive en faveur des grandes chaînes de distribution à l’heure où le gouvernement doit faire face à un sérieux malaise au sein du commerce traditionnel, serait, à moins de deux mois du référendum, d’une opportunité discutable</em>&#8220;<a name="_ednref18" href="#_edn18">[18]</a>. Quand les intérêts publicitaires se confrontent aux intérêts politiques, le gouvernement jouit de l’autorité suffisante pour faire primer ses propres priorités !</p>
<p><strong>Quelques spots diffusés le 1er janvier 1969 sur les antennes de l&#8217;ORTF (cliquez sur les liens pour les visionner) :</strong></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://www.ina.fr/pub/hygiene-beaute-sante/video/PUB3211951001/sunsilk-laque.fr.html" target="_blank">Vous sentez-vous trop guindée du cheveu Madame ? Laissez-vous séduire par la laque SUNSILK </a></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:center;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-587" title="SUNSILK : laque - 01/01/1969 (source ina.fr)" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/sunsilk.jpg?w=372&#038;h=278" alt="SUNSILK : laque - 01/01/1969 (source ina.fr)" width="372" height="278" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">SUNSILK : laque &#8211; 01/01/1969 (source ina.fr)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:center;"><a href="http://www.ina.fr/video/PUB3211952039/ala-le-detergent.fr.html" target="_blank">Ala ? Une lessive aux enzymes gloutons dont le nom ferait (ré)fléchir plus d’un marketer aujourd’hui…</a></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:center;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-588" title="ALA : le détergent - 01/01/1969 (source : ina.fr)" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/ala.jpg?w=405&#038;h=298" alt="ALA : le détergent - 01/01/1969 (source : ina.fr)" width="405" height="298" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">ALA : le détergent &#8211; 01/01/1969 (source : ina.fr)</dd>
</dl>
</div>
<hr size="1" />
<p style="text-align:left;"><a name="_edn1" href="#_ednref1">[1]</a> Assemblée nationale – J.O. – séance du 08/11/64 – Intervention d’Alain Peyrefitte</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn2" href="#_ednref2">[2]</a> R. Bailly, A. Roche<em>, dictionnaire de la télévision</em>, Paris, Larousse, 1967</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn3" href="#_ednref3">[3]</a> Gabriel Macé, <em>Le Canard Enchaîné</em>, 20/2/63</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn4" href="#_ednref4">[4]</a> Conseil d’administration – Procès-verbal de la séance du 18/05/66</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn5" href="#_ednref5">[5]</a> Sénat – J.O. – Question orale au gouvernement n°224 du 26/9/60 de J.Péridier</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn6" href="#_ednref6">[6]</a> Ministère de l’Information -  Note sur les questions posées au ministre de l’Information &#8211; Alain Peyrefitte &#8211; 31/08/62</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn7" href="#_ednref7">[7]</a> <em>Le Canard Enchaîné</em>, 29/05/63</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn8" href="#_ednref8">[8]</a> Gabriel Macé, « Je compense, donc j’y suis », <em>Le Canard Enchaîné</em>, 20/02/63</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn9" href="#_ednref9">[9]</a> ORTF – Dossier «  Publicité sur antennes »– Projet d’émission de Jean Fontanet, «  Suivez le bœuf ! »</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn10" href="#_ednref10">[10]</a> Lettre du cabinet du secrétaire d’Etat au Commerce Intérieur à Pierre Sabbagh &#8211; 14/10/60</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn11" href="#_ednref11">[11]</a>Lettre du cabinet du secrétaire d’Etat au Commerce Intérieur à Pierre Sabbagh &#8211; 25/11/60</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn12" href="#_ednref12">[12]</a> O.N.S.E.R. : Organisation Nationale de Sécurité Routière créée à l’initiative du ministre Robert Buron.</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn13" href="#_ednref13">[13]</a> Lettre de Robert Buron (Ministre des Transports) à Raymond Janot – 07/07/61</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn14" href="#_ednref14">[14]</a> Note de Michel Barbier à Claude Contamine (directeur de la télévision) – 18/05/67</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn15" href="#_ednref15">[15]</a> Comité des programmes ORTF – Procès-verbal de la séance du 12/10/67 – M. Verne</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn16" href="#_ednref16">[16]</a> Télé-Mac, « Pan-pan cu-cul », <em>Le Canard Enchaîné</em>, 01/06/60</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn17" href="#_ednref17">[17]</a> Note de Joël le Theule à Maurice Schuman (ministre d’Etat chargé des Affaires sociales) – 18/04/69</p>
<p style="text-align:left;"><a name="_edn18" href="#_ednref18">[18]</a> Lettre de Joël le Theule au ministre de l’Economie et des Finances François Ortoli– 07/03/69</p>
<p style="text-align:center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
Posted in Pouvoir &amp; Télévision  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/audevassallo.wordpress.com/573/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/audevassallo.wordpress.com/573/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/audevassallo.wordpress.com/573/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/audevassallo.wordpress.com/573/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/audevassallo.wordpress.com/573/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/audevassallo.wordpress.com/573/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/audevassallo.wordpress.com/573/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/audevassallo.wordpress.com/573/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/audevassallo.wordpress.com/573/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/audevassallo.wordpress.com/573/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=573&subd=audevassallo&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">ooooode</media:title>
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			<media:title type="html">Canard Enchaine - Mai 1963</media:title>
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			<media:title type="html">Le Canard Enchaîné - Dessin de Lap - Octobre 1967</media:title>
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			<media:title type="html">Suivez-le Boeuf ! </media:title>
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			<media:title type="html">Telex-Consommateurs</media:title>
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			<media:title type="html">Génériques d'émissions patronnées</media:title>
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			<media:title type="html">Le Canard Enchaîné, Dessin de Lap, Novembre 1967</media:title>
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			<media:title type="html">SUNSILK : laque - 01/01/1969 (source ina.fr)</media:title>
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			<media:title type="html">ALA : le détergent - 01/01/1969 (source : ina.fr)</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>“Je viens d’apprendre à la TSF la capitulation de la France” (lettre#12 – De Jeanne à Louis – 17 juin 1940)</title>
		<link>http://audevassallo.wordpress.com/2009/10/06/%e2%80%9cje-viens-d%e2%80%99apprendre-a-la-tsf-la-capitulation-de-la-france%e2%80%9d-lettre12-%e2%80%93-de-jeanne-a-louis-%e2%80%93-17-juin-1940/</link>
		<comments>http://audevassallo.wordpress.com/2009/10/06/%e2%80%9cje-viens-d%e2%80%99apprendre-a-la-tsf-la-capitulation-de-la-france%e2%80%9d-lettre12-%e2%80%93-de-jeanne-a-louis-%e2%80%93-17-juin-1940/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 21:02:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aude Vassallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Correspondance (38/45)]]></category>
		<category><![CDATA[17 juin]]></category>
		<category><![CDATA[18 Juin]]></category>
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		<description><![CDATA[
Ce lundi 17 juin, 1940 

Mon pauvre Cher Lou
C’est avec une infinie tristesse que je viens d’apprendre à la TSF la capitulation de la France. J’avais appris jeudi que nous en avions encore pour cinq jours avant de se rendre. Certaines personnes à qui j’en faisais part, me disaient tenir d’officiers qu’une grande offensive se [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=499&subd=audevassallo&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><div id="attachment_521" class="wp-caption alignleft" style="width: 313px"><img class="size-full wp-image-521" title="Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h3bis.jpg?w=303&#038;h=393" alt="Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.1/2" width="303" height="393" /><p class="wp-caption-text">Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.1/2</p></div>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:justify;"><em><strong>Ce lundi 17 juin, 1940 </strong></em><br />
<em><strong><br />
Mon pauvre Cher Lou</strong></em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>C’est avec une infinie tristesse que je viens d’apprendre à la TSF la capitulation de la France</strong>. J’avais appris jeudi que nous en avions encore pour cinq jours avant de se rendre. Certaines personnes à qui j’en faisais part, me disaient tenir d’officiers qu’une grande offensive se préparait du côté de Poitiers. En fin de compte, c’était bien l’information que j’avais reçue, indirectement, d’un simple poilu, qui était la bonne.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>Les Allemands occupent Paris depuis le 14 (officiellement depuis le 12)</strong>. Il paraît que la population ne souffre pas et que tout marche comme à l’ordinaire.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>J’ai trotté précisément toute la matinée en vue de mon départ pour Dublin.</strong> Tous les services anglais arrêtés. Service par Air France arrêté. Je suis allée au Consulat d’Amérique, mais ils ne savent pas quand un bateau américain viendra. Du moins, c’est ce que l’on m’a dit, contrairement à ce que j’ai lu hier sur le Petit Marseillais qui prévoit l’arrivée d’un bateau américain dans une dizaine de jours.</em></p>
<p><span id="more-499"></span></p>
<p style="text-align:justify;">
<div id="attachment_501" class="wp-caption alignleft" style="width: 252px"><img class="size-full wp-image-501" title="Lettre #12 - De Jeanne à Louis - 17/06/1940" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h1.jpg?w=242&#038;h=194" alt="Lettre (n°12) - de Jeanne à Louis - 17/06/1940" width="242" height="194" /><p class="wp-caption-text">Lettre (n°12) - de Jeanne à Louis - 17/06/1940</p></div>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><em>D’après les nouvelles toutes fraîches de reddition de la France, j’arrête toutes mes démarches. <strong>Il s’agit maintenant de voir dans quelles conditions la paix va être signée</strong>. Une chose an tous cas qu’il faut que l’on sache, c’est que<strong> la défaite est due à la pourriture qui nous a dirigée à commencer en 24 par le Cartel</strong>. <strong>La démagogie de ces gens-là a tout tué, même le sentiment de l’honneur </strong>et il n’est plus en doute pour personne que nous avons été trahis en haut comme en bas, et non seulement par le Roi des Belges. Ne t’ai-je pas écrit il y a 1 an ou 18 mois que la démocratie avec un grand D. qui a ouvert les portes à toutes les mauvaises têtes (soi-disant réfugiés politiques) à tous les condamnés de droit commun, tous les pouilleux, etc etc rendait la vie ici impossible et qu’il n’y avait pas lieu d’être fier d’être Français. Et cependant, tu sais que je suis une vieille patriote, mais pour une France propre.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em> </em></p>
<div id="attachment_519" class="wp-caption alignleft" style="width: 303px"><em> </em><em><img class="size-full wp-image-519" title="Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.2/2" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h4bis.jpg?w=293&#038;h=386" alt="Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.2/2" width="293" height="386" /></em><p class="wp-caption-text">Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.2/2</p></div>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>On est fier et l’on aime sa patrie d’autant qu’elle le mérite par sa dignité sous toutes ses formes</strong>. Tu sais ce que je pensais depuis plusieurs années. Eh bien, mes laïus n’auront pas été vains puisque les événements ne donnent encore raison.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
J’allais te demander de faire des démarches à Dublin pour faciliter mon départ de France, mais c’est inutile maintenant, car<strong> nous serons peut-être entraînés par les événements</strong>. Quoi qu’il en soit, je fais établir mon passeport à toutes fins utiles et de toute façon, j’irai très certainement te retrouver  pour m’installer à Dublin. Si les hostilités s’arrêtent, les services vont reprendre. </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
Je n’ai pas encore encaissé l’assurance. Ce n’est qu’une question de jours, je crois.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
Je t’écrirai à nouveau ces jours-ci, sur mes intentions qui sont dépendantes des événements en cours.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
<strong>Je t’embrasse bien longuement mon Lou</strong>, en te priant de faire une ardente prière pour moi sur la tombe de notre cher Victor dont la honte de ce qui se passe lui aura au moins été épargnée.</em></p>
<p><em>J’ai appris au Consulat américain, ce matin, que l’Irlande est déclarée « Zone de guerre »</em></p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">
<p><span style="color:#800000;">- </span><span style="color:#333399;">De Jeanne Bouvier</span> [10, rue Edmond Dantes - Marseille - France] <span style="color:#800000;">à Louis Bouvier</span> [20, Earlsfort Terrace - Dublin  - Irlande]<br />
- <strong>Tamponnée</strong> <em>Opened by Examiner 1321</em><br />
- Marquée comme reçue par Louis, le 8 août 1940</p>
<p style="text-align:left;"><em><strong>######</strong></em></p>
<p style="text-align:left;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>La Réponse de Louis</strong></span><em><strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align:left;"><em><strong> </strong></em></p>
<div id="attachment_520" class="wp-caption alignleft" style="width: 318px"><em><strong><em><strong><img class="size-full wp-image-520" title="Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40)" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h5bis.jpg?w=308&#038;h=467" alt="Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40)" width="308" height="467" /></strong></em></strong></em><p class="wp-caption-text">Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40)</p></div>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p style="text-align:justify;">Dans cette enveloppe, se trouvait également une feuille de brouillon &#8211; recto/verso &#8211; ou Louis rédigeait un essai de sa réponse. En voici la transcription :</p>
<p style="text-align:left;"><em><strong>Réponse (copy) de Louis :</strong></em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>9 août 1940</strong></em><br />
<em><strong>Ma chère Nouchette</strong><br />
Je viens de recevoir ta chérie lettre de toi datée 17 juin et quelques jours auparavant je recevais tes deux lettres datées du 14 et 20 juin. Et ainsi je suis bien heureux de les avoir, car c’est encore la guerre.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
<strong>Notre pauvre France. Dans quel état est-elle ? </strong></em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong> </strong><br />
<strong>Quelle catastrophe, quelles terribles épreuves</strong> nous subissons ma pauvre chérie Nou, et d’autant plus dures que par force nous demeurons encore séparés. Je pense à toi à tous les instants et je prie pour notre réunion que je supplie Dieu de nous accorder vite !<span style="text-decoration:line-through;"> C’est dur que</span></em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
Heureusement, j’ai bien reçu ton télégramme le 24 juillet, réponse à ma dépêche<span style="text-decoration:line-through;"> 20 juillet </span>et depuis lors je suis plus calme bien que tu sois <span style="text-decoration:line-through;">terriblement </span>accablée. <strong>Je te sais bien et comme tu me dis &#8220;don’t worry, everything allright</strong>&#8220;, je pense que malheureusement aussi tu es garantie et que tu auras obtenu le règlement de la Compagnie d’assurance l’Union. </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>C’est un gros souci de moins pour moi de le savoir bien alors que j’ai à supporter beaucoup ici en vue d’arriver à un règlement amiable avec le neveu de notre pauvre Victor. Ce règlement amiable doit se faire finalement. Il le serait déjà si ce femme homme était normal, <span style="text-decoration:line-through;">mais en possession d’argent, mais il promet, promet toujours jusqu’à présent et ne vaut aucune promesse ni engagement.</span> </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Soudain mis en possession d’argent pas la mort de notre pauvre Victor, il a une voiture, un petit canot sur le Shannon, et il disparaît pour des semaines, relevant aucune de ses promesses, ni rendez-vous ou engagements, puis xxxxx de venir pour le règlement, tout autre chose que son plaisir personnel disparaît pour lui.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><span style="text-decoration:line-through;">Le 19 juin dernier, après que nous avions personnellement fait un accord ensemble à présenter à nos solicitors, il me promettait de façon ferme de venir le surlendemain pour signer le draft que nous avions préparé M. Beatty et moi. C’est en vain que je l’ai attendu et que je lui ai écrit. </span></em><em> Mon solicitor Mr Cox est en relation constante avec le sien, <span style="text-decoration:line-through;">et nous allons avoir une conférence aussitôt que Mr Cox rentrera vers la 15 ou 20 de ce mois.</span> Tous deux sont pour un règlement amiable.<br />
J’espère que tu auras reçu plusieurs lettres et cartes de moi, spécialement une longue lettre du 29 juin dans laquelle je te donne beaucoup de détails.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Je t’écris plus longuement dans un jour ou 2. Je verrais tout ce que tu sais à propos de moi.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Ecris moi vite</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em> </em>[fin du brouillon]</p>
<p style="text-align:left;"><span style="color:#800000;"> </span></p>
<div id="attachment_518" class="wp-caption aligncenter" style="width: 403px"><img class="size-full wp-image-518" title="Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40) (2)" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h6bis.jpg?w=393&#038;h=300" alt="Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40) (2)" width="393" height="300" /><p class="wp-caption-text">Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40) (2)</p></div>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:justify;"><strong>Pour comprendre le pourquoi de cet article, lisez <a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/louis-jeanne-bouvier-correspondance-d%E2%80%99un-couple-desuni-par-la-guerre/#more-265" target="_blank"><em>&#8220;</em></a></strong><a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/louis-jeanne-bouvier-correspondance-d%E2%80%99un-couple-desuni-par-la-guerre/#more-265" target="_blank"><em>Louis &amp; Jeanne Bouvier : correspondance d’un couple désuni par la Guerre&#8221;</em></a></p>
<p style="text-align:left;"><strong>*********************************************************************************</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Le 17 juin 1940, date de la capitulation française, Jeanne, qui habite Marseille, écrit à Louis pour témoigner de son horreur.</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Louis se trouve alors en Irlande</strong>, à Dublin, pour régler d’épineuses affaires familiales dans le cadre de la succession de Victor Malone (sorte de grand-oncle décédé quelques mois ou années auparavant). Ce n’est pas la première fois qu’il y fait un long séjour : liés à l’Irlande par sa famille, il a dû y séjourner plusieurs mois en 1932).</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Jeanne déclare que c’est avec &#8220;<em>une infinie tristesse</em>&#8221; qu’elle vient d’apprendre à la Radio française la capitulation de la France</strong> : et en effet, depuis le mois de mai 1940, les forces hitlériennes laminent l’armée française. Au gouvernement Reynaud, les partisans de la défaite –  un armistice avec l’ennemi nazi – l’emportent. Le 17 juin 1940, tandis que le général de Gaulle arrive à Londres, le maréchal Pétain annonce, vers midi, la lâche capitulation de la France à la radio française. C’est ce qu’a entendu Louise ce jour-là . (Pour écouter le message de Pétain diffusé à la TSF, <a href="http://www.dailymotion.com/video/x4m2vx_allocution-du-17-juin-1940-par-le-m_politics" target="_blank">cliquez ici)</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Jeanne évoque ensuite les <strong>rumeurs </strong>qui parcourent les villes et villages français (offensive dans l’ouest, Paris occupé, mais épargné…) ; cette période est si incertaine et si dangereuse. Mais la &#8220;paix&#8221; sera signée <strong>le 22 juin 1940 </strong>entre Hitler et Pétain,<strong> le maréchal qui livre la France au IIIe Reich</strong>.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Jeanne dit à Louis qu’elle cherche un bateau pour le rejoindre à Dublin : </strong>la perspective de l’arrivée des troupes allemandes pousse certains Français à quitter la France, désormais aux mains des ennemis de l’Axe. Les derniers bateaux étrangers qui fuient la France, accueillent des Françaises  et Français prêts, parfois, à poursuivre le combat (certains iront rejoindre de Gaulle à Londres, pour créer les premières cellules de Français Libres).</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Mais les places sont chères, les départs, de plus en plus rares. Jeanne ne trouvera jamais à s’embarquer pour les îles Britanniques.</strong> Elle croit encore pouvoir partir d’une France qui va faire la &#8220;paix&#8221; avec l’Allemagne menaçante d’Hitler (&#8220;<em>Si les hostilités s’arrêtent, les services vont reprendre</em>&#8220;). Espoir vain : les services destinés aux civils ne reprendront qu’à la fin de la guerre, cinq années plus tard.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Jeanne nous livre ensuite quelques-unes de ses opinions politiques</strong>, largement partagées dans certains milieux français, et confortés par l’horreur de la défaite : &#8220;<em>la défaite est due à la pourriture qui nous a dirigée à commencer en 24 par le Cartel. La démagogie de ces gens-là a tout tué, même le sentiment de l’honneur</em>&#8220;.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>En 1924 (et en 1932), le Cartel des Gauches est au pouvoir</strong> : des radicaux et des socialistes de la SFIO s’allient et prônent – entre autres – une politique teintée de pacifisme (<strong>le Pacifisme</strong> est un courant de pensée politique des années 20 et 30, se basant sur une tactique militaire de défense et sans modernisation des armes de combat. Cette politique &#8211; dans la perspective du réarmement de l’Allemagne, puis, à partir de 1933, de la montée d’Hitler au pouvoir – est assez mal vue par une partie des Français).</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Si bien que Louise – dont on ne peut douter qu’elle porte &#8220;à droite&#8221;</strong>, <strong>s’emporte violemment contre ceux qu’elle stigmatise comme les artisans de la défaite de la France</strong>. Quant au roi des Belges, le premier des traîtres pour Jeanne, il a capitulé devant Hitler en mai, et a laissé les troupes de l’Axe traverser son pays pour attaquer la France.</p>
<p style="text-align:justify;">Très marqué à droite, le discours de Louise stigmatise les &#8220;<em>réfugiés politiques</em>&#8221; qui arrivèrent, souvent sous les gouvernements de gauche, de pays communistes, comme l’Ukraine, la Pologne, ou de pays en proie aux fureurs fascistes, comme l’Italie, voire l’Espagne. Cette arrivée massive d’étrangers, parfois communistes,  a – seule – permis d’accroître une population française dont la natalité baissait terriblement dans ces années 30.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Louis a glissé le brouillon de sa réponse dans la lettre qu’il a reçue de Jeanne. </strong>Elle lui était arrivée le 8 août, il répondait le lendemain.</p>
<p style="text-align:justify;">On y apprend que Jeanne lui a adressé deux autres lettres, une datée du 14 juin, l’autre du 20 juin, et un télégramme le 24 juillet, mais dont nous n’avons aucune trace.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Dans son projet de réponse, Louis se désole sur le sort du pays (&#8220;<em>Notre pauvre France. Dans quel état est-elle ?</em>&#8220;)</strong>, et commence à prendre conscience  qu’il risque d’être séparé de Jeanne tout au long du conflit. Et en effet, Jeanne passera toute la guerre dans le sud de la France, tandis que Louis restera en Irlande, seul dominion de l&#8217;Empire britannique (plus ou moins) neutre du conflit (l’Irlande interdit à la Grande-Bretagne d’user de ses ports et aéroports, accueille à Dublin un représentant des nazis, et certaines fanges des combattants l’IRA sont soutenues par les Allemands…).</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Louis évoque ensuite l’un des principaux sujets d’échange entre Jeanne et Louis : l’argent</strong>. L’argent dont J<strong>eanne a besoin en terre française pour survivre</strong> ; l’argent qui cause tant de problèmes à <strong>Louis, tout empêtré qu’il est dans d’inextricables puzzles financiers</strong>. Si, en 1932, où il passait plusieurs mois en Irlande, Louis rencontrait des problèmes avec le retords David H. Charles (et bien d’autres qui refusaient de payer quelques dettes à Victor Malone, un membre de la famille de Louis), en 1940, c’est maintenant avec le neveu qu’il faut s’entendre pour la succession de Victor.</p>
<p style="text-align:justify;">On ne saura rien de plus de cette succession.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans nos archives, une seule lettre postérieure à 1940 et écrite par Louis  : elle est datée de 1944, et a déjà été publiée (<a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/j%E2%80%99implore-les-fonctionnaires-de-la-censure-lettre15-de-louis-a-jeanne-nov44/" target="_blank">lire la lettre#15</a>).</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Jeanne et Louis resteront séparés. L&#8217;échange de lettres &#8211; exercice périlleux qui doit passer tous les obstacles de la censure, d&#8217;un camp comme de l&#8217;autre &#8211; se poursuivra néanmoins.</strong> <strong>Le télégramme semble également utilisé par les époux Bouvier tout au long du conflit pour correspondre. Moyen plus rapide, facile et efficace, il ne reste malheureusement aucune trace de ceux-ci. </strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p><span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;">recto de l&#8217;enveloppe </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h1.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a><br />
<span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;">verso de l&#8217;enveloppe </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h2.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a><br />
<span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;"> recto de la Lettre de Jeanne </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h3bis.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a><br />
<span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;"> verso de la Lettre de Jeanne </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h4bis.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a><br />
<span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;"> recto du Brouillon de Louis </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h5bis.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a><br />
<span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;"> verso du Brouillon de Louis </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h6bis.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a></p>
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			<media:title type="html">Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940</media:title>
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			<media:title type="html">Lettre #12 - De Jeanne à Louis - 17/06/1940</media:title>
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			<media:title type="html">Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.2/2</media:title>
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			<media:title type="html">Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40)</media:title>
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			<media:title type="html">Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40) (2)</media:title>
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		<title>Le maquis bio de Pierre-François Siméoni</title>
		<link>http://audevassallo.wordpress.com/2009/09/16/le-maquis-bio-de-pierre-francois-simeoni/</link>
		<comments>http://audevassallo.wordpress.com/2009/09/16/le-maquis-bio-de-pierre-francois-simeoni/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 11:20:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aude Vassallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Voyages]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[Bio]]></category>
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		<category><![CDATA[Nature & progrès]]></category>
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		<description><![CDATA[Rue des Pyrénées, Paris XXe. Une odeur intrigante et entêtante vous saisit le nez. Elle émane d&#8217;une petite boutique à la devanture grenat. À l’intérieur, derrière un comptoir encombré, un grand gaillard à l&#8217;accent qui fleure bon la Corse des montagnes vous accueille. C&#8217;est Pierre-François Siméoni, et vous êtes les bienvenus aux Senteurs de Provence.


Épris [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=470&subd=audevassallo&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;"><strong>Rue des Pyrénées, Paris XXe. Une odeur intrigante et entêtante vous saisit le nez. Elle émane d&#8217;une petite boutique à la devanture grenat. À l’intérieur, derrière un comptoir encombré, un grand gaillard à l&#8217;accent qui fleure bon la Corse des montagnes vous accueille. C&#8217;est Pierre-François Siméoni, et vous êtes les bienvenus aux <em>Senteurs de Provence</em>.</strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<div id="attachment_485" class="wp-caption aligncenter" style="width: 548px"><img class="size-full wp-image-485" title="P.-F. Siméoni (photographie : Tiphaine Bellambe)" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/09/simeoni-horizontale.jpg?w=538&#038;h=357" alt="P.-F. Siméoni (photographie : Thiphaine Bellambe)" width="538" height="357" /><p class="wp-caption-text">P.-F. Siméoni (photographie : Tiphaine Bellambe)</p></div>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-470"></span><br />
Épris de nature, Pierre-François s’installe dans le XXe arrondissement il y a maintenant trente ans, pour &#8220;<em>relever un défi personnel</em>&#8221; : créer sa propre activité et proposer aux Parisiens des produits naturels de qualité (on ne parle pas encore de bio), ceux qu’on suppose réservés aux marginaux, aux babas cool. &#8220;<em>On se moquait de nous</em>&#8221; se souvient Pierre-François, mais les choses ont &#8220;<em>marché de façon tout à fait hallucinatoire</em>&#8220;. La seule concurrence vient alors des magasins de diététique, les &#8220;<em>boutiques à biscottes</em>&#8221; comme il les appelle. Ainsi Les <em>Senteurs de Provence</em> ouvre-t-il en 1979 : c&#8217;est le premier commerce de bio en vrac de tout Paris.
</p>
<p style="text-align:justify;">Dans cette petite caverne d&#8217;Ali Babio, il n’est pas rare d’entendre un client claironner : &#8220;<em>Vous auriez du jus de goji par hasard ?</em>&#8220;, car dans ce temple du produit naturel &#8211; l&#8217;un des moins cher de Paris – on y déniche de tout.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div id="attachment_488" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><img class="size-full wp-image-488" title="Du Bio en vrac (Photo A. Vassallo)" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/09/8_bon_com_xx_vassallo.jpg?w=550&#038;h=410" alt="Du Bio en vrac" width="550" height="410" /><p class="wp-caption-text">Du Bio en vrac</p></div>
<p style="text-align:justify;">Au milieu de la boutique trônent de gros sacs, de papier brun ou de jute, d&#8217;où émergent des feuilles de prêle, de vigne rouge, d&#8217;ortie, de boldo ou d&#8217;aubépine, toutes vendues en vrac. Certains jours, des caissettes de fruits et légumes cultivés par de petits producteurs les rejoignent. Joyeux bazar, mélange éclectique d&#8217;odeurs, de formes et de couleurs.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div id="attachment_489" class="wp-caption aligncenter" style="width: 438px"><img class="size-full wp-image-489" title="Vous prendrez bien un peu de cartilage de requin ? (Photo : A. Vassallo)" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/09/4_bon_com_xx_vassallo.jpg?w=428&#038;h=287" alt="Vous prendrez bien un peu de cartilage de requin ? " width="428" height="287" /><p class="wp-caption-text">Vous prendrez bien un peu de cartilage de requin ? </p></div>
<p style="text-align:justify;">Plus loin, on trouve les produits de beauté des grandes maisons réputées, les eaux forales, extraits essentiels, savons, résines et bougies. Dans un coin, il y a du sel de gemme de l&#8217;Himalaya, de l&#8217;huile vierge de noisette, du miel de thym, du cidre qu&#8217;on devine tout juste remonté de sa cave normande. Les compléments alimentaires occupent une bonne part des rayonnages. Ceux de la marque <em>Les Senteurs</em> – directement conditionnés par la boutique – sont élaborés avec le concours de notre herboriste. Les déprimés, fatigués et souffreteux y dégotent toujours des antidotes. Vos articulations sont-elles fragiles ? Renforcez-les en absorbant un peu de cartilage de requin. Vous essuyez une baisse de libido ? Un mélange de maca, tribulus et diamana devrait vous requinquer. &#8220;<em>La consultation est gratuite !</em>&#8221; s’amuse Pierre-François, qui prend le temps de l&#8217;écoute pour conseiller au mieux ses &#8220;patients&#8221;.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div id="attachment_490" class="wp-caption aligncenter" style="width: 528px"><img class="size-full wp-image-490" title="Un maquis Bio au coeur du XXe (Photo : A. Vassallo)" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/09/senteurs.jpg?w=518&#038;h=361" alt="Un maquis Bio au coeur du XXe" width="518" height="361" /><p class="wp-caption-text">Un maquis Bio au coeur du XXe</p></div>
<p style="text-align:justify;">Notre bon commerçant est aussi un &#8220;aiguillon écolo&#8221;, un militant sincère et engagé. Son parti ? Aucun, si ce n’est la nature et sa préservation. En 1992, il devient le premier élu vert de France (au Conseil régional). Plus tard, c&#8217;est comme vice-président du Conseil général du Val-d’Oise qu&#8217;il entreprend des actions hardies et efficaces. On lui doit, entre autres, la création de la première agence de développement durable, la disparition de la vignette auto, la création d’AIRPARIF&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Mais aujourd’hui, un nouveau combat attend notre maquisard. La croissance annuelle du marché bio – autour de 10% – pose des difficultés d’approvisionnement. En Europe, la France est la &#8220;dernière de la classe&#8221; avec ses 2% de surface agricole biologique, &#8220;<em>ce qui nous oblige à importer près de 80% de notre consommation</em>&#8221; s’offusque Pierre-François Siméoni. Cette croissance attire évidemment les grands groupes : l’industrialisation de la filière semble inévitable (voyez le récent rachat d’une chaîne de supermarchés bio par <em>Monoprix</em>, ou le fulgurant développement des marques des distributeurs). La crainte de notre commerçant ? La mutation du secteur vers un &#8220;bio productiviste&#8221; à visée purement consumériste, délaissant peu à peu les critères de qualité et les petites productions locales.</p>
<p style="text-align:justify;">Et la transition est déjà palpable : début 2009, un label a vu le jour à Bruxelles. Vendus sous le sceau européen, les produits biologiques pourront contenir jusqu&#8217;à 0,9% d&#8217;OGM sans qu&#8217;aucune mention ne le spécifie. &#8220;Un sous-bio&#8221; dit Pierre-François, qui s’interroge : &#8220;<em>Quel est l’organisme européen qui va contrôler toutes les terres ? Celles de Pologne, comme celles de Chine, d’où les produits ne manqueront pas d’être importés ?</em>&#8220;. Pierre-François reste néanmoins optimiste. Certains labels – comme le très orthodoxe Nature &amp; progrès – demeureront des repères efficaces et fiables dans cette future jungle bio.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais un client vient d’entrer. &#8220;<em>Je recherche du shiitake, vous auriez ça s’il vous plaît ?</em>&#8220;.</p>
<p>…………………………………………………………………………<br />
<strong>Les bonnes adresses de Pierre-François Siméoni</strong></p>
<p><strong>Boire un verre </strong>au <em>Café Le Ménil</em> pour son esprit XXe<br />
299, rue des Pyrénées</p>
<p><strong>Se faire coiffer</strong> chez la sympathique <em>Fati </em>(Fatima Nouri)<br />
268, rue Pyrénées</p>
<p><strong>S’équiper</strong> chez les <em>Angelici</em>, quincailliers ‘’de père en fils&#8221;<br />
339, rue Pyrénées</p>
<p>…………………………………………………………………………</p>
<p><em><strong>Les Senteurs de Provence</strong></em><br />
282, rue des Pyrénées &#8211; 75020 Paris<br />
Ouverture 7j/7 (10h-13h / 14h-19h. Ouvert le dimanche matin)<br />
01.43.58.40.53</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Pierre-François Siméoni a été portraitisé par la photographe Tiphaine BELLAMBE. </em></strong></p>
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			<media:title type="html">P.-F. Siméoni (photographie : Tiphaine Bellambe)</media:title>
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			<media:title type="html">Du Bio en vrac (Photo A. Vassallo)</media:title>
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			<media:title type="html">Vous prendrez bien un peu de cartilage de requin ? (Photo : A. Vassallo)</media:title>
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		<media:content url="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/09/senteurs.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">Un maquis Bio au coeur du XXe (Photo : A. Vassallo)</media:title>
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		<title>Anecdote parisienne : Des Apaches rue des Cascades (XXe)</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 07:07:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aude Vassallo</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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		<description><![CDATA[En ce début 1902, deux bandes rivales d’apaches – petites frapes, escrocs et proxénètes qui font la loi à Ménilmontant – s’affrontent violemment dans les rues du XXe. C’est Manda-de-la-Courtille qui a lâché ses hommes à la poursuite de Leca-de-Charonne, son pire adversaire. Le motif ? S’attirer les faveurs d’Amélie Hélie, dite Casque d’Or, une [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=437&subd=audevassallo&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><div id="attachment_444" class="wp-caption aligncenter" style="width: 497px"><img class="size-full wp-image-444" title="Angle de la rue des Cascades et de la rue de la Mare - Vers 1910" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/09/cascades7.jpg?w=487&#038;h=296" alt="Angle de la rue des Cascades et de la rue de la Mare - Vers 1910" width="487" height="296" /><p class="wp-caption-text">Angle de la rue des Cascades et de la rue de la Mare - Vers 1910</p></div>
<p style="text-align:justify;">En ce début 1902, deux bandes rivales d’apaches – petites frapes, escrocs et proxénètes qui font la loi à Ménilmontant – s’affrontent violemment dans les rues du XXe. C’est <strong>Manda-de-la-Courtille</strong> qui a lâché ses hommes à la poursuite de <strong>Leca-de-Charonne</strong>, son pire adversaire. Le motif ? S’attirer les faveurs d’Amélie Hélie, dite <strong>Casque d’Or</strong>, une marchande de plaisir de Belleville, dont la flamboyante chevelure affole plus d’un homme. Et ce 9 janvier 1902, dans la rue des Pyrénées, Polly-le-dénicheur – le bras armé de Manda – attaque de nouveau Leca.</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-437"></span><br />
Les journaux populaires, avides de unes sensationnelles, s’emparent de cette guerre des gangs déclenchée pour les yeux d’une belle. Casque d’Or, devenue <strong>Reine des Apaches</strong>, devient la vedette du Tout-Paris. Quant à ses deux amants, ils se voient condamnés aux travaux forcés à Cayenne, d’où ils ne reviendront pas.</p>
<div id="attachment_457" class="wp-caption aligncenter" style="width: 390px"><img class="size-full wp-image-457" title="Une du Petit Journal du 20 octobre 1907" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/09/cascades5.jpg?w=380&#038;h=579" alt="Une du Petit Journal du 20 octobre 1907" width="380" height="579" /><p class="wp-caption-text">Une du Petit Journal du 20 octobre 1907</p></div>
<p style="text-align:justify;"><strong>Le 44 de la rue des Cascades </strong>aurait-il ainsi accueilli l&#8217;une des bandes impliquées dans cette rivalité. Et c’est dans cette demeure que Jacques Becker choisit de tourner <em>Casque d&#8217;Or</em> en 1952, avec le couple Signoret-Reggiani. C’est grâce à la notoriété du film qu’aujourd’hui encore la &#8220;maison de Casque d’Or&#8221; est restée à l’identique.</p>
<div id="attachment_460" class="wp-caption aligncenter" style="width: 379px"><img class="size-full wp-image-460" title="Regard de la rue des Cascades" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/09/cascades6.jpg?w=369&#038;h=404" alt="Regard de la rue des Cascades" width="369" height="404" /><p class="wp-caption-text">Regard de la rue des Cascades</p></div>
<p style="text-align:justify;">Mais cette rue des Cascades abrite bien d’autres trésors. Si début 1800, ce n’est encore qu’un <strong>&#8220;<em>sentier des Musardes</em>&#8220;</strong> qui traverse des terres agricoles, elle devient rue en 1867. Son nom évoque les chutes d’eau qui avaient été aménagées là par des religieux pour recueillir une source coulant jadis à Ménilmontant. Aussi y trouve-t-on 2 des 15 regards recensés dans Paris (un regard est petite construction permettant de descendre à la galerie de distribution des eaux). <strong>Le regard Saint-Martin</strong> (du nom de la congrégation des religieux possédant la source) est situé au nº40 ; <strong>le regard des Messiers</strong> (du nom des gardes qui veillaient à ce que les troupeaux ne piétinent pas les terres et les vignes) se découvre au nº17.</p>
<p style="text-align:justify;">La rue des Cascades : pittoresque patrimoine du XXe arrondissement !</p>
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			<media:title type="html">Une du Petit Journal du 20 octobre 1907</media:title>
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			<media:title type="html">Regard de la rue des Cascades</media:title>
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		<title>Vidéo &#8211; Plongée sous-marine (scuba diving) &#8211; PHiLiPPINES &#8211; SABANG</title>
		<link>http://audevassallo.wordpress.com/2009/08/01/video-plongee-sous-marine-scuba-diving-philippines-sabang/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Aug 2009 07:18:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aude Vassallo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plongée &#8211; avec un très léger courant en final ! &#8211; sur le site CANYONS &#8211; Sabang Beach &#8211; Puerto Galera &#8211; Oriental Mindoro &#8211; Philippines &#8211; Février 2009.
(Current) Dive &#8211; Club Atlantis Dive Resort (2009, feb)

Posted in Voyages       <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=424&subd=audevassallo&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Plongée &#8211; avec un très léger courant en final ! &#8211; sur le site CANYONS &#8211; Sabang Beach &#8211; Puerto Galera &#8211; Oriental Mindoro &#8211; Philippines &#8211; Février 2009.</p>
<p>(Current) Dive &#8211; Club Atlantis Dive Resort (2009, feb)</p>
<p><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/08/01/video-plongee-sous-marine-scuba-diving-philippines-sabang/"><img src="http://img.youtube.com/vi/E5_MOzkLc2Q/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
Posted in Voyages  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/audevassallo.wordpress.com/424/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/audevassallo.wordpress.com/424/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/audevassallo.wordpress.com/424/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/audevassallo.wordpress.com/424/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/audevassallo.wordpress.com/424/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/audevassallo.wordpress.com/424/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/audevassallo.wordpress.com/424/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/audevassallo.wordpress.com/424/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/audevassallo.wordpress.com/424/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/audevassallo.wordpress.com/424/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=424&subd=audevassallo&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>&#8220;5 colonnes à la une&#8221; : l&#8217;information entre censure et liberté</title>
		<link>http://audevassallo.wordpress.com/2009/06/25/5-colonnes-a-la-une-information-entre-censure-et-liberte/</link>
		<comments>http://audevassallo.wordpress.com/2009/06/25/5-colonnes-a-la-une-information-entre-censure-et-liberte/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 20:36:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aude Vassallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir & Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[5 colonnes à la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Peyrefitte]]></category>
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		<description><![CDATA[Magazine d’un genre nouveau, 5 colonnes à la une est lancé en 1959. C’est l’émission la plus significative de la télévision du général de Gaulle puisqu’elle l’accompagne du début jusqu’au terme de son pouvoir. 5 colonnes tranche singulièrement de toutes les formes d’information télévisée antérieures : elle annonce la naissance du grand reportage, qui est alors bien [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=376&subd=audevassallo&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><div id="attachment_378" class="wp-caption alignleft" style="width: 357px"><img class="size-full wp-image-378" title="5 colonnes à la une" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/06/5col5.jpg?w=347&#038;h=208" alt="5 colonnes à la une" width="347" height="208" /><p class="wp-caption-text">5 colonnes à la une</p></div>
<p style="text-align:justify;"><strong>Magazine d’un genre nouveau,</strong> <em>5 colonnes à la une</em> est lancé en 1959. C’est l’émission la plus significative de la télévision du général de Gaulle puisqu’elle l’accompagne du début jusqu’au terme de son pouvoir. <em>5 colonnes </em>tranche singulièrement de toutes les formes d’information télévisée antérieures : elle annonce la naissance du grand reportage, qui est alors bien plus proche du documentaire d’auteur (qui offre un point de vue) que du vulgaire reportage à la sauce Envoyé Spécial.</p>
<p><span id="more-376"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Beaucoup s’accordent à dire aujourd’hui que <em>l’émission</em> a profité d’une liberté exceptionnelle. La réalité est souvent plus nuancée. De l’idée du reportage à la diffusion de la séquence, toutes les étapes de l’élaboration du magazine sont contrôlées. &#8220;<em>J’ai toujours soutenu que 5 colonnes à la une est la &#8220;grande&#8221; émission alibi de la télévision. On nous dit : voyez comme ces 3 Pierre sont libres, comme il sont objectifs, comme ils sont courageux&#8221;</em><a href="#_edn1">[1]</a> déclare Gabriel Macé dans son <em>Canard</em> <em>Enchaîné</em>. Récusant cette condamnation, Yvon Bourges –  ministre de l’Information – affirme quant à lui que si <em>5 colonnes </em>a joui d’une telle renommée, c’est parce que l’émission suppose – &#8220;<em>dans son principe même</em>&#8221; – que &#8220;<em>la plus grande liberté soit laissée à son producteur, Pierre Lazareff, qui choisit ses sujets et la manière de la traiter&#8221;</em><a href="#_edn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p><strong>Un assemblage de reportages de qualité</strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;">Lancé le 9 janvier 1959, le magazine est un assemblage d’une douzaine de reportages en moyenne qui se déroule sur une durée de 90 minutes. <em>5 colonnes à la une</em> fixe aux téléspectateurs un rendez-vous mensuel, placé à une case horaire de choix : 20 heures 30. Très attendue et très remarquée, l’émission s’articule sur une succession de séquences, où le rythme est rapide et où l’attention ne doit pas faiblir. C’est &#8220;<em>un produit pédagogique&#8221;</em> :<em> &#8220;une introduction qui présente les faits, les lieux, les acteurs de l’événement (…), puis une partie centrale composée d’une succession d’interviews, entrecoupées d’images et de commentaires de transition, destinés à exposer les différents aspects du sujet ; enfin une conclusion, le plus souvent formulée en voix off par le journaliste&#8221;</em><a href="#_edn3">[3]</a>. C’est la technique de la presse écrite : le vœu de Pierre Lazareff est respecté.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un nouveau journalisme </strong></p>
<p style="text-align:justify;">Producteur et tête de file de <em>5 colonnes</em>, Pierre Lazareff est alors le directeur du journal de presse écrite le plus lu (<em>France-Soir</em>). C’est l’un des personnages-clé pour comprendre l’autonomie relative du magazine. L’équipe se compose également de trois producteurs fameux : Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet – tous deux journalistes – et Igor Barrère, réalisateur de télévision depuis 1954.</p>
<p style="text-align:justify;">Cette équipe de professionnels de l’information et de la télévision invente une émission qui repose avant tout sur &#8220;<em>la présence du reporter sur le terrain qu’il met en scène à l’écran (…). Le reportage y apparaît simultanément comme le témoin, l’acteur et le narrateur de ce qu’il a vu</em>&#8220;. Autre innovation : l’association inédite d’un journaliste à un réalisateur &#8220;<em>qui souligne leur volonté de donner la primauté à l’image et de présenter un produit visuel de qualité</em>&#8220;<a href="#_edn4">[4]</a>. Pierre Lazareff veut moderniser le journalisme audiovisuel et le décliner sur un mode original : &#8220;<em> je veux (…) recréer sur le petit écran quelque chose qui ait une force percutante aussi grande que l’événement lui-même</em>&#8220;<a href="#_edn5">[5]</a>. D’une certaine manière, ce que l’équipe de <em>5 colonnes </em>veut faire, c’est s’opposer au cadre rigide du journal télévisé et à sa façon de concevoir le traitement audiovisuel de l’information. L’opposition entre le magazine et le journal – deux « rendez-vous » plébiscités du public – ne se limite à une simple différence de perspective. Le sérieux contraste entre la qualité des enquêtes diffusées par <em>5 colonnes à la une</em> et les sujets abordés au JT accentuent la fadeur et la médiocrité de ce dernier.<em> 5 colonnes </em>dispose aussi de larges crédits et de quantité de matériels – nerfs du journalisme audiovisuel. Des individus issus de la presse écrite sont engagés &#8220;<em>pour briser les féodalités existantes et pour essayer d’apporter du sang neuf à l’information télévisée</em>&#8221; <a href="#_edn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p><strong>Des sujets qui tranchent du JT</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Si la forme est innovante, il en va de même pour le contenu. Dès la première émission, le magazine s’attaque au plus délicat sujet du moment et pourtant tragiquement d’actualité : la guerre d’Algérie. Les journalistes évoquent-ils ainsi les difficultés de l’armée, la réalité des combats, les hommes du FLN et les désillusions des Pieds-noirs. Pourquoi ce droit aux sujets « tabous » ? Rènald Perquis propose son analyse : <em>&#8220;entre janvier 1959 et octobre 1962, la vingtaine de reportages sur l’Algérie établit avec la ligne politique suivie par le gouvernement, un parallèle flagrant</em>&#8220;<a href="#_edn7">[7]</a>. Il poursuit : lorsqu’un reportage se consacre à développer l’information en Algérie &#8220;<em>soit il s’inscrit dans une ligne officielle, soit il fait l’exposé des thèses qui s’opposent</em>&#8220;. Mais mise à part l’Algérie, le magazine n’évoque qu’épisodiquement des faits de politique intérieure. Et si on ne parle que très rarement des événements politiques, 5 colonnes compense néanmoins cette carence par de brillants reportages de politique étrangère.<strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;">La grande diversité des thèmes abordés, l’alternance de séquences graves et de séquences plus légères confèrent à l’émission un ton particulier. Exemple, le programme de l’émission du mois d’avril 1961 où figurent dix reportages<a href="#_edn8">[8]</a> : <em>New York, cible n°1 – Léo Ferré – Angola – Sacha Distel – Le procureur – Les Frères Jacques – École de mannequins – Chine 1961 – Charles Trenet – Planning familial à Grenoble. </em>Dans ce programme, l’actualité intérieure est illustrée par Ferré, Distel ou Trenet, tandis que les informations généralistes de société se focalisent sur &#8220;le procureur&#8221; ou &#8220;le planning&#8221;. La politique est le domaine réservé des pays étrangers : le magazine fait le point sur la situation chinoise et évoque la menace castriste aux États-Unis (New York, cible n°1). Cette diversité est en grande partie à l’origine de sa consécration par le public.</p>
<p style="text-align:justify;">Les professionnels de l’audiovisuel les premiers accueillent l’émission avec tous les honneurs. D’ailleurs, les producteurs ouvrent régulièrement leurs &#8220;colonnes&#8221; à des collaborations extérieures. Le public quant à lui, semble &#8220;<em>avoir trouvé ce qu’il attendait plus ou moins confusément depuis la naissance de la télévision : la force d’évocation de l’image télévisée</em>&#8220;<a href="#_edn9">[9]</a>. Le succès est foudroyant : c’est l’émission la plus regardée du petit écran. Toute cette attention incite au contrôle accru de son contenu, mais paradoxalement, cette notoriété engendre aussi une certaine autonomie.</p>
<div id="attachment_380" class="wp-caption alignnone" style="width: 499px"><img class="size-full wp-image-380" title="Les &quot;3 Pierre&quot; (Lazareff, Desgraupes, Dumayet) à gauche, Igor Barrère à droite. Photo prise rue Cognacq-Jay pour la 100e de &quot;5 colonnes&quot;. Source : France-Soir" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/06/5col2.jpg?w=489&#038;h=407" alt="Les &quot;3 Pierre&quot; (Lazareff, Desgraupes, Dumayet) à gauche, Igor Barrère à droite. Photo prise rue Cognacq-Jay pour la 100e de &quot;5 colonnes&quot;. Source : France-Soir" width="489" height="407" /><p class="wp-caption-text">Les &quot;3 Pierre&quot; (Lazareff, Desgraupes, Dumayet) à gauche, Igor Barrère à droite. Photo prise rue Cognacq-Jay pour la 100e de &quot;5 colonnes&quot;. Source : France-Soir</p></div>
<p>.</p>
<p><strong><em>5  colonnes </em></strong><strong>sous contrôle</strong></p>
<p style="text-align:justify;">L’équipe de <em>5  colonnes </em>dispose d’un mois entier pour concevoir, tourner puis monter les diverses séquences qui composeront le magazine. Et à chaque étape de la fabrication, s’exerce un rigoureux contrôle, qui déleste les producteurs de quelques unes de leurs prérogatives.</p>
<p style="text-align:justify;">Le magazine – dépendant de la direction des informations de la RTF – travaille pourtant<em> &#8220;en constant accord et en constante collaboration avec le directeur des programmes&#8221;</em><a href="#_edn10">[10]</a> : un double contrôle (celui de la direction de l’actualité télévisée et celui de la direction des programmes) s’exerce donc sur l’émission, ce qui est une exception.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est en commun que les deux bureaux conçoivent, lors de la conférence des programmes, l’ossature du magazine. On y dresse une liste de sujets, soumis ensuite à l’examen du directeur des programmes. Pourtant, les &#8220;<em>prévisions arrêtées au cours de cette conférence ne sont habituellement pas retenues, et les sujets à tourner sont modifiés au cours du mois à l’occasion de petites conférences improvisées</em>&#8220;<a href="#_edn11">[11]</a>. Cette liste de sujets doit aussi recevoir l’aval de la direction de l’actualité télévisée : c’est ce que rétorque Pierre Lazareff à Pierre Sabbagh : &#8220;<em>Nous ne faisons pas cette émission dans la clandestinité et vous êtes mieux placé que personne, mon cher directeur, pour savoir que la liste de nos sujets est, au fur et à mesure où nous les prévoyons, communiquée à la direction des programmes, comme à la direction des actualités&#8221;</em><a href="#_edn12">[12]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Sous la tutelle de deux directions, tout le monde à la télévision est donc au courant des sujets préparés par <em>5 colonnes</em>, et même le ministère de l’Information. Par exemple, en mai 1965, Alain Peyrefitte écrit au haut responsable de l’UNR/UDT (Tomasini) au sujet des conditions de réalisation d’une séquence sur la bataille de Dien Bien Phu : &#8220;<em>Il est exact, en effet, que M. Barrère et Lalou sont actuellement en train d’effectuer ce reportage dont j’en avais été au préalable informé&#8221;. Et puisqu’il en a été informé, Peyrefitte rassure son ami : &#8220;Je veux te donner l’assurance qu’après avoir consulté le ministre des Armées, et avoir pris contact avec le responsable de &#8220;5 colonnes à la une&#8221;, la RTF veillera à ce que le contenu de l’émission en cause ne soit contraire ni à l’objectivité historique, ni à l’intérêt de la France</em>&#8220;<a href="#_edn13">[13]</a>. On ne s’attendrait pas à moins de la part d’Alain Peyrefitte.</p>
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<p><strong>Surveillance administrative</strong></p>
<p>Une fois les thèmes des reportages décidés puis approuvés par les diverses directions, une deuxième épreuve s’annonce : pour chaque déplacement, un ordre de mission doit être visé par les services de l’administration, et c’est encore une fois l’occasion de vérifier la nature des sujets envisagés : &#8220;c<em>haque déplacement est précédé d’ordres de mission pour lesquels nous fournissions des renseignements précis, et, à un grand nombre de personnes</em>&#8220;<a href="#_edn14">[14]</a> se plaint d’ailleurs Pierre Lazareff. Une fois les ordres de missions agréés, le choix de l’équipe technique échappe, là encore, aux directeurs du magazine : &#8220;n<em>ous n’avons pas de budget (…) autonome. Nos réalisateurs, nos équipes, nos reporters sont ceux de la RTF ou ont été engagés par la RTF. Nos équipes techniques nous sont désignées par le Service d’Exploitation ou le Journal Télévisé&#8221;</em><a href="#_edn15">[15]</a>.</p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_405" class="wp-caption alignnone" style="width: 188px"><strong> </strong><strong><img class="size-full wp-image-405" title="L'équipe de 5 colonnes au complet" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/06/5col4.jpg?w=178&#038;h=240" alt="L'équipe de 5 colonnes au complet" width="178" height="240" /></strong><p class="wp-caption-text">L&#39;équipe de 5 colonnes au complet</p></div>
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<p><strong><em>5 colonnes</em></strong><strong> face à l’Algérie</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Pour les sujets &#8220;algériens&#8221;, la préparation relève, jusqu’en 1962, d’un dispositif adapté à la situation de guerre. Une note émise par Pierre Lazareff retrace les obstacles à franchir pour réaliser une séquence. Le 5 mai 1961, &#8220;&#8221;5 <em>colonnes à la une&#8221; se devait de parler des événements d’Algérie et de leurs répercussions</em>&#8220;<a href="#_edn16">[16]</a> ; le magazine consacre alors trois reportages à la sédition avortée d’Alger. Ce numéro &#8220;<em>Spécial Algérie</em>&#8221; se compose de plusieurs séquences rétrospectives et explicatives <em>: Le monde entier nous regardait : rébellion militaire à Alger</em> (durée : 10 minutes 35) – <em>Spécial Algérie</em> (durée : 18 minutes 26) – <em>De nos envoyés spéciaux au bled : Kabylie</em> (durée : 15 minutes 35).</p>
<p style="text-align:justify;">Pour cette édition spéciale, il faut obtenir la pleine cohésion entre la télévision et les différents ministères concernés : &#8220;<em>En accord avec MM. Joxe, ministre d’État chargé des affaires algériennes et Messmer, ministre des Armées, nous avons envoyé deux équipes, l’une avec Messieurs Pierre Dumayet et Hubert Knapp, l’autre avec Monsieur Roger Louis. Monsieur Pierre Dumayet a travaillé en liaison étroite avec Monsieur Coup de Fréjac<a href="#_edn17"><strong>[17]</strong></a> et le Général Gambiez, commandant en chef des Armées d’Algérie. (…) C’est Monsieur Messmer lui-même qui a désigné les unités auprès desquelles s’est rendu Monsieur Pierre Dumayet pour interviewer les officiers, sous-officiers et soldats sur les événements récents</em>&#8220;<a href="#_edn18">[18]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Les ministres imposent donc aux journalistes le choix des témoins appelés à parler des événements d’Algérie ainsi que le lieu où le reportage doit être réalisé : rien n’est laissé au hasard. Messmer lui-même insiste pour que Dumayet s’occupe du reportage : il s’était souvenu d’une séquence réalisée &#8220;<em>au lendemain des événements de janvier et de l’excellente répercussion qu’elles avaient eue sur le public et a tenu à ce qu’il refasse une séquence de ce genre</em>&#8220;. Et pour alimenter le journaliste en images, le ministre lui permet de diffuser &#8220;<em>un certain nombre de documents pris pendant l’insurrection qui avaient été saisis par l’armée</em>&#8220;<a href="#_edn19">[19]</a>, séquences inédites et dont le JT est privé. Il est parfois des subordinations utiles… La séquence s’intitule &#8220;<em>rébellion militaire à Alger</em>&#8220; : <em>&#8220;les téléspectateurs découvrent les parachutistes sur les toits du Gouvernement Général, le balcon des généraux putschistes et le forum noir de monde, les hommes de l’OAS armés – dans les rues – la gaieté des pieds-noirs qui klaxonnent et agitent les drapeaux français&#8221;</em><a href="#_edn20">[20]</a>. Le magazine se retrouve donc, dans certaines situations, au service du gouvernement. Mais l’information en temps de guerre relève de principes sans doute imperméables à la liberté d’expression.</p>
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<div><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x5n3q7_dien-bien-phu-5-colonnes-a-la-une-1_news">Dien Bien Phu: 5 Colonnes à la une (1964)</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/henrisalvador">henrisalvador</a> &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news">L&#8217;actualité du moment en vidéo.</a></em></div>
<p><strong>Les avant-premières ministérielles </strong></p>
<p style="text-align:justify;">Dès le reportage achevé et le montage bouclé, il ne reste qu’à subir l’épreuve de la projection privée en présence des censeurs du gouvernement. &#8220;<em>La veille de la diffusion sur un sujet comme l’Algérie par exemple, il y avait tout le gâteau des ministres et des généraux concernés (…) ;  s’il y avait un gendarme dans le sujet, automatiquement, il y avait un patron de la gendarmerie</em>&#8220;<a href="#_edn21">[21]</a> explique Michel Honorin lorsqu’il évoque le début de sa carrière.</p>
<p style="text-align:justify;">S’il arrive qu’on interdise une séquence, ce n’est pourtant pas la règle. L’usage veut que ce soit le directeur des programmes qui vise en premier lieu toutes les séquences. Lorsque le sujet traité s’avère un peu délicat, on réunit alors le cortège de notables nécessaire. Le visionnage systématique des séquences par le directeur des programmes est initié à la suite d’une protestation du comité de télévision. Celui-ci remarque  &#8220;<em>certaines tendances discutables dans le choix des sujets traités&#8221;</em><a href="#_edn22">[22]</a> et souhaite &#8220;<em>que la direction puisse exercer un contrôle efficace sur le contenu de cette émission</em>&#8220;. Le directeur général de la RTF – Raymond Janot – décide alors de <em>&#8220;faire en sorte que M. Ollivier puisse tout voir avant le passage à l’écran</em>&#8220;<a href="#_edn23">[23]</a>. Ainsi, six mois après sa création, l’autonomie de <em>5 colonnes </em>se restreint-elle déjà.</p>
<p style="text-align:justify;">La surveillance générale qui s’exerce sur la réalisation de <em>Cinq colonnes </em>favorise le modelage de l’émission selon l’optique gouvernementale. Du moins, les producteurs ne peuvent prétendre en aucun cas à s’attaquer ouvertement au gouvernement. Pourtant, le magazine jouit, dit-on, d’une liberté de ton et d’esprit reconnue par tous. Comment en effet oser évoquer des thèmes de l’Algérie, et passer au travers du très sévère contrôle décrit jusqu’ici ? Même si, d’une manière générale, certains producteurs – dont l’influent Pierre Lazareff – éprouvent les mêmes sentiments politiques que le général de Gaulle, et les traduisent dans leurs reportages, cela n’empêche pas les journalistes qui composent cette équipe d’adopter un sens éthique relativement poussé…pour la télévision de cette époque.</p>
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<p><strong>Un exercice d’endurance : éviter la censure</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#763d22;">Note d’Alain Peyrefitte datée du 9 mars 1964 et envoyée au député de la majorité Alain Bord :<strong> &#8220;<em>Malgré toute la bonne volonté que ne cesse de témoigner notre ami Lazareff, ce n’est pas la première fois qu’une séquence de &#8220;5 colonnes à la une&#8221; me cause du souci. Je crois que ce n’est qu’à force de temps et de soins que nous parviendrons à obtenir de certains des collaborateurs de cette émission une objectivité satisfaisante. Tu peux être certain que je m’y emploie</em>&#8220;. </strong></span></p>
<p style="text-align:justify;">Pour échapper aux foudres de la censure, l’équipe de <em>5 colonnes</em> dispose de toute une batterie de moyens. Tout d’abord, l’émission prend garde à ne pas éveiller les soupçons du gouvernement en épousant une ligne éditoriale relativement proche du pouvoir ou en évitant d’aborder des sujets de politique intérieure. Pour ce qui est des sujets de politique étrangère, le magazine ne s’éloigne pas non plus des positions gaullistes. Après une étude sur l’Allemagne et <em>5 colonnes</em>, Jean-Noël Jeanneney et Monique Sauvage révèlent que &#8220;<em>sans jamais se départir de tous les éléments qui ont fait son succès, le magazine a épousé en profondeur la courbe des relations franco-allemandes</em>&#8220;<a href="#_edn24">[24]</a>. Presque tous les sujets peuvent être abordés dans le cadre de <em>5 colonnes – </em>pourvu que le reportage évoque le point de vue gouvernemental et ne le critique pas. Pourtant, les réalisateurs, les journalistes et les producteurs de l’émission éprouvent parfois – pour ne pas dire souvent – le désir de passer outre les multiples recommandations et instructions des trop nombreux censeurs.</p>
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<p><strong><em>5 colonnes</em></strong><strong> inviolables</strong></p>
<p style="text-align:justify;">L’émission jouit d’une très grande popularité auprès du public et c’est là une arme décisive. C’est ce que Pierre Desgraupes décrit en 1961 : &#8220;<em>il y a très peu de censure (…). Il y a seulement des pressions politiques qui nous font choisir tel sujet. Une seule séquence, sur l’Algérie, a sauté il y a un an environ. La meilleure défense de l’émission contre la censure ? Sa très grande popularité auprès du public&#8221;</em><a href="#_edn25">[25]</a>. Astuce de vieux loups des médias : lorsque la pression politique devient trop lourde à supporter, l’influent Pierre Lazareff publie dans la presse des communiqués dénonçant la censure, avant même que celle-ci soit effective. À propos d’un reportage d’Édouard Sablier et de Jean-Pierre Gallo sur les événements d’Irak de 1963 et le rôle du nassérisme au Moyen-Orient, le communiqué publié dans la presse révèle ceci :</p>
<p style="text-align:justify;">&#8220;<em>La direction générale de la RTF a interdit, à la demande d’un représentant du Quai d’Orsay, la diffusion de cette séquence. Pourtant, elle était de l’avis même de ceux qui l’ont censurée, en tout point objective et mesurée (…). Ces crises devenant de plus en plus fréquentes, rendent de plus en plus hasardeuses la réalisation d’une émission du type &#8220;Cinq colonnes&#8221;. Dans ces conditions, les producteurs se trouvent bien malgré eux dans l’obligation d’attendre (…) que des garanties élémentaires mettent l’information télévisée à l’abri d’incident de ce genre&#8221;</em><a href="#_edn26">[26]</a>. Le gouvernement n’est pas transporté de joie à l’idée de cette mise à nu de son comportement. Ainsi, une semaine plus tard, la RTF publie-t-elle à son tour un communiqué qui annonce la diffusion du reportage. Pierre Lazareff – malicieux comme toujours – déclare &#8220;<em>que les pouvoirs publics accorderaient à l’avenir une plus grande liberté à ces réalisateurs, et qu’il prenait acte de cette décision avec une vive satisfaction&#8221;</em><a href="#_edn27">[27]</a>. Occasion supplémentaire de faire monter la pression sur les épaules des dirigeants pour qu’ils assouplissent encore un peu plus leur contrôle. L’immense popularité de l’émission complique le travail du ministère de l’Information.</p>
<p style="text-align:justify;">Pierre Lazareff fait ainsi planer la menace d’un arrêt pur et simple du fleuron des émissions de la télévision. Il adresse à Pierre Sabbagh  une note dans ce sens : &#8221;<strong><em>Mais si, aux difficultés très nombreuses que nous rencontrons doivent s’ajouter les suspicions, les interdits et les servitudes (…) Alors, mon cher directeur, je vous le dis nettement, clairement, définitivement, nous arrêterons du jour au lendemain &#8220;Cinq colonnes à la une&#8221;"</em><a href="#_edn28"><strong>[28]</strong></a>.</strong> L’interruption d’une telle émission n’est guère concevable, et Pierre Lazareff le sait bien.</p>
<p style="text-align:justify;">Les relations de Lazareff participent à élargir l’espace de travail. : son amitié avec le général de Gaulle lui permet parfois – mais ce n’est pas la règle – de passer outre une censure décidée par le gouvernement. Jacques Krier témoigne d’un événement survenu au cours de la guerre d’Algérie. On l’envoie, avec Guy Puissesseau, prendre contact avec le FLN et interviewer certains de ses membres. &#8220;<em>Ils nous ont conduits dans des villages détruits par les Français, un peu des Ouradour. On a filmé ça avec des commentaires FLN ; on est revenu et on s’est dit avec Puissesseau : &#8221;On peut aller se coucher, ça ne passera jamais&#8221;. Le lendemain, nous avons été réveillés par Lazareff qui nous a dit &#8220;Cocos, ça passe !&#8221;"</em><a href="#_edn29">[29]</a>. Pour que ce reportage soit diffusé, le producteur s’est opposé au directeur de la télévision – Raymond Janot – qui tente de faire interdire la séquence. Dans sa contre-attaque, il choisit un partenaire de taille : le président de la République. Krier explique les raisons de cet accord : &#8221;<em>De Gaulle menait à ce moment-là une politique souterraine qui voulait que l’on prépare les esprits à une future paix en Algérie. &#8220; 5 colonnes&#8221; représentait un contre-pouvoir&#8221;</em>. La position médiatico-politique des hommes de <em>5 colonnes</em> – Pierre Lazareff en tête – garantit donc une certaine indépendance.</p>
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<p><strong>Astuces de journalistes</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Pour éviter une coupe trop rigide dans les commentaires et les images d’une séquence, l’équipe de <em>5 colonnes </em>imagine plusieurs astuces. Le premier stratagème consiste à court-circuiter les censures réalisées au cours des projections préparatoires. La ruse ne manque d&#8217;invention : &#8221;<em>ils étaient tous dans le fond de la salle de projection, avec un banc lumineux sur lequel ils écrivaient. Comme ce n’était pas possible de mettre, par exemple, &#8220;la politique du général de Gaulle est une aberration&#8221;. [ Nous le mettions quand même ] : alors ils allumaient leurs lumières et notaient. Et pendant ce temps-là, derrière, nous mettions ce que nous voulions garder. Alors, on allait couper &#8220;De Gaulle est une aberration&#8221;. On avait mis comme ça, deux à trois attrape-couillons sur douze minutes et on passait le reportage tel qu’on le voulait !&#8221;</em> Échapper à la censure exige parfois une certaine virtuosité…</p>
<p style="text-align:justify;">Un autre genre de manœuvre consiste à enregistrer les recommandations ministérielles formulées avant la réalisation du reportage … pour les oublier presque aussitôt. Un sénateur SFIO dépose une plainte, car il estime qu’une séquence tournée à la prison des Baumettes de Marseille a &#8220;<em>donné une publicité malsaine à l’émission</em>&#8220;. Le ministère de l’Information répond : &#8220;<em>l’enregistrement a été autorisé par le ministre de la Justice en vue de sa diffusion dans le cadre des émissions d’information générale. Il importe toutefois de faire observer que les conditions de réalisation n’ont pas répondu aux réserves qui avaient été formulées</em>&#8220;<a href="#_edn30">[30]</a>…</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, l’urgence dans laquelle travaille l’équipe du magazine lui permet de gagner quelques espaces de liberté. &#8220;<em>Tout se passe comme si les producteurs de &#8220;Cinq colonnes&#8221; avaient seulement 10 jours pour concevoir, préparer, tourner, monter et mixer l’émission, ce qui est en fait le cas&#8221;</em><a href="#_edn31">[31]</a>. L’équipe de journalistes et le matériel utilisé sont ceux de la RTF, et il faut les réserver suffisamment à l’avance, car l’émission n’est pas prioritaire. Lorsqu’il est trop tard, le magazine fait appel au réseau de Lazareff, entretenu grâce à <em>France-Soir</em>, et il envoie une équipe commune sur les lieux de l’événement. Ceci présente un avantage de taille : court-circuiter les lourdeurs imposées par la paperasse administrative. Enfin, achever le montage d’une séquence quelques heures ou minutes seulement avant sa diffusion, évite souvent une &#8220;avant-première ministérielle&#8221; aux conséquences hasardeuses.</p>
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<p><strong>Épilogue </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_381" class="wp-caption alignnone" style="width: 540px"><strong> </strong><strong><img class="size-full wp-image-381" title="Le Canard Enchaîné - 11 décembre 1968" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/06/5col3.jpg?w=530&#038;h=457" alt="Le Canard Enchaîné - 11 décembre 1968" width="530" height="457" /></strong><p class="wp-caption-text">Le Canard Enchaîné - 11 décembre 1968</p></div>
<p style="text-align:justify;">Les producteurs sabordent <em>5 colonnes à la une</em> au cours du mois de mai 68, pour protester contre les mesures gouvernementales des événements du printemps.  L’émission ressuscite quelques mois plus tard en un <em>De nos envoyés spéciaux</em>, mais l’ambition et l’enthousiasme du début n’y sont est plus. <em>5 colonnes </em>disparaît définitivement des écrans de l’ORTF en décembre 1968.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx</span></p>
<p align="center"><span style="color:#333333;"><strong><em>5 colonnes À la une </em></strong><strong> &#8211; </strong><strong>9 janvier 1959</strong></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#333333;"><strong> &#8220;Qui est Michel Debré ?&#8221;</strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">- En janvier 1959, de Gaulle forme son premier gouvernement et place Michel Debré à la tête de l’exécutif. Sa biographie fait l’objet d’une séquence télévisée présentée par Michel Droit dès le lendemain de sa nomination. Elle est intégrée au premier numéro de <em>5 colonnes. L</em>’émission pose cette pertinente question : &#8220;<em>Qui est Michel Debré ?</em>&#8220;</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">- Le journaliste introduit son sujet en lançant &#8220;<em>Qui est Michel Debré ? Eh bien ! C&#8217;est une question que beaucoup de Français se posent encore,</em> <em>et je dirais d&#8217;ailleurs, surtout, principalement depuis hier, c&#8217;est-à-dire depuis que Michel Debré a accepté d&#8217;être le premier Premier ministre de la Cinquième République&#8221;</em>. La télévision doit permettre l’identification des ministres et la mise en visibilité  leurs actions : c’est le préalable nécessaire à l’adhésion des Français envers la politique du général de Gaulle.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">- L’émission se compose ainsi : un bref portrait du nouveau dirigeant (d’une durée de 3 min environ) construit sur une succession d’archives audiovisuelles très courtes et de clichés photographiques ; une deuxième partie plus longue (près de 6 min) présente deux interviews d’ &#8221;experts en Michel Debré&#8221;, dont celle de Paul Reynaud.</span></p>
<div id="attachment_383" class="wp-caption alignnone" style="width: 511px"><img class="size-full wp-image-383" title="5 colonnes à la une - 9 janvier 1959" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/06/5col1.jpg?w=501&#038;h=729" alt="5 colonnes à la une - 9 janvier 1959" width="501" height="729" /><p class="wp-caption-text">5 colonnes à la une - 9 janvier 1959</p></div>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">- Le portrait, commenté par Michel Droit, insiste sur l’homme et sa conception de la vie, plutôt que sur le parcours et les convictions politiques du nouveau dirigeant. Cette séquence de <em>5 colonnes à la une</em> évoque tour à tour la brillante ascendance du ministre – les célébrités de la famille Debré (&#8220;<em>Les photos de famille</em>&#8220;) –, sa respectable vie de père de famille nombreuse, ses affinités avec le Général, son côté &#8220;un Français comme les autres&#8221;, lorsqu’il est montré en train de se divertir au jeu de pétanques. Les commentaires qui accompagnent le défilé des images sont exclusivement descriptifs. Le reportage s’attache exclusivement à parler de la vie personnelle du nouveau Premier ministre.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">- Rappelons les propos d’Yves Poimeur : &#8220;<em>l’homme politique doit donner l’impression de transparence et de vérité (…). On tente de l’attester par une présentation, une mise en scène de l’homme politique dans sa vie quotidienne, dans son intimité qui est au fond présumée révélatrice de la &#8220;vrai&#8221; personnalité d’un individu. L’intérêt se déplace donc du discours lui-même vers l’image. L’homme politique doit être naturel et humain&#8221;</em><a href="#_edn32">[32]</a>. Naturel et humain, c’est ainsi qu’est présenté aux yeux des téléspectateurs le nouveau Premier ministre.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">- Le magazine poursuit ensuite son investigation en interrogeant un haut fonctionnaire (Lecomte-Boinet), et Paul Reynaud, tous deux invités à compléter le portrait de Michel Debré. Une semaine après la diffusion de cette séquence, Jean d’Arcy – alors directeur des programmes – livre ses impressions devant le comité de télévision : <em>&#8220;finalement, ça s’est réduit à un éloge politique de Paul Reynaud parlant de lui-même&#8221;</em><a href="#_edn33">[33]</a>.</span></p>
<hr size="1" /><a href="#_ednref1">[1]</a> Gabriel Macé, « Pour une 6éme colonne à la une », <em>Le Canard Enchaîné</em>, 06/03/68</p>
<p><a href="#_ednref2">[2]</a> Note de Yvon Bourges au sénateur de la Loire Michel Durafour – 17/11/66</p>
<p><a href="#_ednref3">[3]</a> Hélène Bousser-Eck, Monique Sauvage, « Le règne de Cinq colonnes 1959-1965 », Jean-Noël Jeanneney, Monique Sauvage, <em>Télévision Nouvelle Mémoire</em>, Seuil-I.N.A., 1982, p.53</p>
<p><a href="#_ednref4">[4]</a> Francis James, « <em>5 colonnes à la une</em> ou le journalisme total », <em>Cinémaction</em> n°84, 3e trimestre 1997, Paris</p>
<p><a href="#_ednref5">[5]</a> Pierre Lazareff, <em>Télé 59</em> du 04/01/59, cité par Jean Ungaro, notice de « <em>5 colonnes à la une</em> », Images du Temps Présent à la Télévision 1949/1964, I.N.A., cassette n°20.</p>
<p><a href="#_ednref6">[6]</a> Jean Louis Missikia et Dominique Wolton, <em>La folle du Logis, la télévision dans les sociétés démocratiques</em>, Paris, Gallimard, 1983, p.96</p>
<p><a href="#_ednref7">[7]</a> Rènald Perquis, « La guerre d’Algérie à travers « <em>5 colonnes à la une</em> », mémoire, dir. Évelyne Cohen, université Paris VII- Denis Diderot, 1998, p.70</p>
<p><a href="#_ednref8">[8]</a> Jean-Noël Jeanneney, Monique Sauvage, <em>Télévision Nouvelle Mémoire</em>, Seuil-I.N.A. , 1982, p.229</p>
<p><a href="#_ednref9">[9]</a> Francis James, « <em>5 colonnes à la une</em> ou le journalisme total », <em>Cinémaction</em> n°84, 3e trimestre 1997, Paris</p>
<p><a href="#_ednref10">[10]</a> Lazareff, <em>La Correspondance de la Presse</em>, n°3222, 17/01/63</p>
<p><a href="#_ednref11">[11]</a> Lettre de M. Rosario à Pierre Sabbagh &#8211; 11/04/60</p>
<p><a href="#_ednref12">[12]</a> Lettre de Pierre Lazareff à Pierre Sabbagh –  25/05/60</p>
<p><a href="#_ednref13">[13]</a> Note d’Alain Peyrefitte au député de l’Eure Tomasini – 05/05/64</p>
<p><a href="#_ednref14">[14]</a> Lettre de Pierre Lazareff à Pierre Sabbagh &#8211; 25/05/60</p>
<p><a href="#_ednref15">[15]</a> Pierre Lazareff, <em>La Correspondance de la Presse</em>, n°3222, 17/01/63</p>
<p><a href="#_ednref16">[16]</a> Lettre de Pierre Lazareff à Pierre Sabbagh &#8211; 25/05/60</p>
<p><a href="#_ednref17">[17]</a> Ce même M. Coup de Fréjac sera un membre actif du cabinet d’Alain Peyrefitte en 1962 / 1966.</p>
<p><a href="#_ednref18">[18]</a> Lettre de Pierre Lazareff à Pierre Sabbagh &#8211; 25/05/60</p>
<p><a href="#_ednref19">[19]</a> <em>Idem</em></p>
<p><a href="#_ednref20">[20]</a> Rènald Perquis, « La guerre d’Algérie à travers « <em>Cinq colonnes à la une</em> », mémoire de maîtrise, dir. Evelyne Cohen, université Paris VII- Denis Diderot, 1998, p.47</p>
<p><a href="#_ednref21">[21]</a> Michel Honorin, interviewé par Hervé Brusini et Francis James, <em>Voyage au centre de l’info</em>, documentaire audiovisuel, France 2, janvier 1999</p>
<p><a href="#_ednref22">[22]</a> Comité de télévision R.T.F. – Procès-verbal de la séance du 12/05/60</p>
<p><a href="#_ednref23">[23]</a> Comité de télévision R.T.F. – Procès-verbal de la séance du 09/06/60 – Raymond Janot</p>
<p><a href="#_ednref24">[24]</a> Jean-Noël Jeanneney, Monique Sauvage, <em>Télévision Nouvelle Mémoire</em>, Seuil-I.N.A. , 1982, p.118</p>
<p><a href="#_ednref25">[25]</a> Pierre Desgraupes, <em>L’Écho de la Presse</em>, 25/03/61.</p>
<p><a href="#_ednref26">[26]</a> <em>Idem</em></p>
<p><a href="#_ednref27">[27]</a> <em>La Correspondance de la Presse</em>, n°3267, 11/03/63</p>
<p><a href="#_ednref28">[28]</a> Lettre de Pierre Lazareff à Pierre Sabbagh &#8211; 25/05/60</p>
<p><a href="#_ednref29">[29]</a> Pierre Beylot et Jacques Krier, « Magazine de reportages  et série documentaire : je ne vois pas trop la différence », <em>Cinémaction</em> n°84, 3<sup>ème</sup> trimestre 1997, Paris, p.31.</p>
<p><a href="#_ednref30">[30]</a> <em>La Correspondance de la Presse</em>, n°2588, 05/12/60</p>
<p><a href="#_ednref31">[31]</a> Lettre de M. Rosario à Pierre Sabbagh &#8211; 11/04/60</p>
<p><a href="#_ednref32">[32]</a> Yves Poirmeur, « Marché de la communication et mutation de la vie politique », <em>La communication politique</em>, Paris, PUF, 1991, pp.126-127</p>
<p><a href="#_ednref33">[33]</a> Comité de télévision  R.T.F. – Procès-verbal de la séance du 15/01/59 &#8211; Jean d’Arcy</p>
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			<media:title type="html">ooooode</media:title>
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			<media:title type="html">5 colonnes à la une</media:title>
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			<media:title type="html">Les &#34;3 Pierre&#34; (Lazareff, Desgraupes, Dumayet) à gauche, Igor Barrère à droite. Photo prise rue Cognacq-Jay pour la 100e de &#34;5 colonnes&#34;. Source : France-Soir</media:title>
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			<media:title type="html">L'équipe de 5 colonnes au complet</media:title>
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			<media:title type="html">Le Canard Enchaîné - 11 décembre 1968</media:title>
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			<media:title type="html">5 colonnes à la une - 9 janvier 1959</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Louis &amp; Jeanne Bouvier : correspondance d’un couple désuni par la Guerre</title>
		<link>http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/louis-jeanne-bouvier-correspondance-d%e2%80%99un-couple-desuni-par-la-guerre/</link>
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		<pubDate>Sun, 03 May 2009 17:30:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aude Vassallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Correspondance (38/45)]]></category>
		<category><![CDATA[Aéropostal]]></category>
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		<category><![CDATA[censure]]></category>
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		<category><![CDATA[Courrier]]></category>
		<category><![CDATA[Deuxième Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande]]></category>
		<category><![CDATA[Lettre]]></category>
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		<category><![CDATA[Séparation]]></category>

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		<description><![CDATA[Archives inédites.
Il y a quelques années ma grand-mère m’offrit la correspondance qu’échangèrent Jeanne Bouvier et son époux Louis pendant les années 30 et 40. Seize lettres au total. Découvertes par hasard dans le renfoncement coulissant d’une boite, récupérée dans les Deux-Sèvres, ces missives s’enlisaient depuis les années 50 dans les archives de ma famille. Du [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=265&subd=audevassallo&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h3>Archives inédites.</h3>
<div id="attachment_266" class="wp-caption alignleft" style="width: 337px"><img class="size-full wp-image-266" title="Correspondance - Louis Bouvier/Jeanne Bouvier - 1932-1945" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/05/presentation.jpg?w=327&#038;h=453" alt="Correspondance - Louis Bouvier/Jeanne Bouvier - 1932-1945" width="327" height="453" /><p class="wp-caption-text">Correspondance - Louis Bouvier/Jeanne Bouvier - 1932-1945</p></div>
<p style="text-align:justify;">Il y a quelques années ma grand-mère m’offrit la correspondance qu’échangèrent Jeanne Bouvier et son époux Louis pendant les années 30 et 40. Seize lettres au total. Découvertes par hasard dans le renfoncement coulissant d’une boite, récupérée dans les Deux-Sèvres, ces missives s’enlisaient depuis les années 50 dans les archives de ma famille. Du moins jusqu’à aujourd’hui…</p>
<p><span id="more-265"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Parmi ces lettres, 4 datent de 1932, toutes sont signées de Louis, qui est alors établit en Irlande, un pays auquel il semble attaché (son épouse est restée à Nice, dans leur demeure principale). C’est une époque de bonheur léger où Jeanne et lui formulent des projets assez insouciants. Les 12 lettres et cartes postales qui composent le reste du lot ont été envoyées entre février 1939 et mars 1945. Elles  témoignent d’une autre réalité : celle d’un couple désuni par la Deuxième Guerre mondiale. Alors que Louis se trouve à Dublin, Jeanne est quant à elle restée à Marseille, où elle réside pendant la plus grande partie du conflit.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p><strong>Qui sont-ils ? </strong></p>
<p style="text-align:justify;">La légende colportée dans ma famille voudrait que Jeanne et Louis appartinssent à la famille de Jackie K., célèbre Bouvier. Cela demande encore à être confirmé ! Malgré quelques recherches, il semble difficile de retrouver traces de ce Louis R. Bouvier et de son épouse Jeanne, tellement ce nom est répandu aux quatre coins de la planète. Si le couple semble attaché à la Côte d’Azur et à Dublin, nous ne savons pas grand-chose à leur sujet. Qui sont-ils ? Que sont-ils devenus après la Guerre ? Ont-ils seulement réussi à se retrouver ? Y a-t-il une chance que l&#8217;un d&#8217;entre eux vive encore aujourd’hui ?</p>
<p style="text-align:justify;">C’est donc une enquête qu’il s’agit de mener. Une enquête sur Louis et Jeanne Bouvier, un couple séparé pendant la Guerre. Chaque lettre sera publiée en intégralité – petit à petit, et pas forcément de manière chronologique ; chacune de ces lettres sera prétexte à un article, un indice de plus au service de notre investigation.</p>
<p style="text-align:justify;">Premier élément de l’enquête : une carte postale que Louis envoie à Jeanne en décembre 1944, alors que celle-ci fuit en Espagne les combats qui libèrent la France. Mais Jeanne ne la reçut pas…</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#800000;"><strong>Envie de connaître la suite ? Lisez le premier volet : </strong></span><span style="color:#666699;"><a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/j%E2%80%99implore-les-fonctionnaires-de-la-censure-lettre15-de-louis-a-jeanne-nov44/" target="_blank"><em>“J’implore les fonctionnaires de la Censure” (lettre#15 &#8211; De Louis à Jeanne &#8211; nov.44)</em></a></span></h3>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#800000;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<h3 style="text-align:justify;"><strong>Liste exhaustive des correspondances en ma possession échangées entre Jeanne Bouvier et Louis R. Bouvier, de 1932 à 1945 :</strong></h3>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td colspan="6" width="546">
<h3 style="text-align:center;"><strong>LETTRES de <span style="color:#000000;">LOUIS </span>à JEANNE BOUVIER</strong></h3>
<h3 style="text-align:center;"><strong>JANVIER/AOÛT 1932</strong></h3>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="19">
<p align="center"><strong> </strong></p>
</td>
<td width="95">
<p align="center"><strong>Date ENVOI</strong></p>
</td>
<td width="108">
<p align="center"><span style="color:#800000;"><strong>LOUIS</strong></span></p>
</td>
<td width="108">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>JEANNE</strong></span></p>
</td>
<td width="120">
<p align="center"><strong>CONTENU</strong></p>
</td>
<td width="96">
<p align="center"><strong>Date</strong></p>
<p align="center"><strong>RÉCEPTION</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="19">
<p align="center"><span style="color:#993300;"><strong>#1</strong></span></p>
</td>
<td width="95">
<p align="center"><strong>7 Janvier 1932</strong></p>
</td>
<td width="108">
<p align="center"><strong><span style="color:#800000;">Irlande</span></strong></p>
</td>
<td width="108">
<p align="center"><strong><span style="color:#800000;">France    &#8211; Nice</span></strong></p>
<p align="center"><span style="color:#800000;">9, rue Dalpozzo</span></p>
</td>
<td width="120">
<p align="center">Lettre</p>
<p align="center">8 pages</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">?</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="19">
<p align="center"><span style="color:#993300;"><strong>#2</strong></span></p>
</td>
<td width="95">
<p align="center"><strong>15 Juin 1932</strong></p>
</td>
<td width="108">
<p align="center"><strong><span style="color:#800000;">Irlande</span></strong></p>
</td>
<td width="108">
<p align="center"><strong><span style="color:#800000;">France    &#8211; Nice</span></strong></p>
<p align="center"><span style="color:#800000;">9, rue Dalpozzo</span></p>
</td>
<td width="120">
<p align="center">Lettre</p>
<p align="center">6 pages</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">?</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="19">
<p align="center"><span style="color:#993300;"><strong>#3</strong></span></p>
</td>
<td width="95">
<p align="center"><strong>Août 1932</strong></p>
</td>
<td width="108">
<p align="center"><strong><span style="color:#800000;">Irlande</span></strong></p>
</td>
<td width="108">
<p align="center"><strong><span style="color:#800000;">France    &#8211; Nice</span></strong></p>
<p align="center"><span style="color:#800000;">9, rue Dalpozzo</span></p>
</td>
<td width="120">
<p align="center">Copie de lettre</p>
<p align="center">1 page</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">?</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="19">
<p align="center"><span style="color:#993300;"><strong>#4</strong></span></p>
</td>
<td width="95">
<p align="center"><strong>31 Août 1932</strong></p>
</td>
<td width="108">
<p align="center"><strong><span style="color:#800000;">Irlande</span></strong></p>
</td>
<td width="108">
<p align="center"><strong><span style="color:#800000;">France    &#8211; Nice</span></strong></p>
<p align="center"><span style="color:#800000;">9, rue Dalpozzo</span></p>
</td>
<td width="120">
<p align="center">Lettre</p>
<p align="center">8 pages</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">?</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong> </strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td colspan="8" width="612">
<h3 style="text-align:center;"><strong>CORRESPONDANCE– JEANNE BOUVIER / LOUIS BOUVIER </strong></h3>
<h3 style="text-align:center;"><strong>FÉVRIER 1939 / MARS 1945</strong></h3>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><strong> </strong></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><strong>Date ENVOI</strong></p>
</td>
<td colspan="2" width="168">
<p align="center"><span style="color:#800000;"><strong>De LOUIS à JEANNE</strong></span></p>
</td>
<td colspan="2" width="168">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>De JEANNE à LOUIS</strong></span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><strong>CONTENU</strong></p>
</td>
<td width="96">
<p align="center"><strong>Date</strong></p>
<p align="center"><strong>RÉCEPTION</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><span style="color:#993300;"><strong>#5</strong></span></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><strong>1<sup>er</sup> Février</strong></p>
<p align="center"><strong>1939</strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#800000;"><strong>Irlande-</strong><strong>Dublin</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#800000;">20 Earlsfort   Terrace</span></p>
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center"><span style="color:#800000;"><strong>France</strong><strong>-Marseille</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#800000;">10   rue Edmond Dantès</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center">
</td>
<td width="84">
<p align="center">Lettre</p>
<p align="center">2   pages</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">Reçue   par Jeanne</p>
<p align="center"><strong>5 février1939</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><span style="color:#993300;"><strong>#6</strong></span></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><strong>28 Novembre</strong></p>
<p align="center"><strong>1939</strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center"><strong> </strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>France</strong><strong>-Marseille</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">10   rue Edmond Dantès</span></p>
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>Irlande-</strong><strong>Dublin</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">20   Earlsfort Terrace</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">Carte   postale</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">Reçue   par Louis</p>
<p align="center"><strong>4 décembre 1939</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><span style="color:#993300;"><strong>#7</strong></span></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><strong>17 Décembre</strong></p>
<p align="center"><strong>1939</strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center"><strong> </strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>France</strong><strong>-Marseille</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">10   rue Edmond Dantès</span></p>
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>Irlande-</strong><strong>Dublin</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">20   Earlsfort Terrace</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">Carte   postale</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">Reçue   par Louis</p>
<p align="center"><strong>30 décembre 1939</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>#8</strong></span></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><strong>14 Janvier</strong></p>
<p align="center"><strong>1940</strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center"><strong> </strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>France</strong><strong>-Marseille</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">10   rue Edmond Dantès</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>Irlande-</strong><strong>Dublin</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">20   Earlsfort Terrace</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">Carte   postale</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">Reçue   par Louis</p>
<p align="center"><strong>23 janvier 1940</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>#9</strong></span></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><strong>19 Avril</strong></p>
<p align="center"><strong>1940</strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center"><strong> </strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>France</strong><strong>-Marseille</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">10   rue Edmond Dantès</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>Irlande-</strong><strong>Dublin</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">20   Earlsfort Terrace</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">Carte   postale</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">Reçue   par Louis</p>
<p align="center"><strong>27 avril 1940</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>#10</strong></span></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><strong>16 Mai</strong></p>
<p align="center"><strong>1940</strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center"><strong> </strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>France</strong><strong>-Marseille</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">10   rue Edmond Dantès</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>Irlande-</strong><strong>Dublin</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">20   Earlsfort Terrace</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">Lettre</p>
<p align="center">2   pages</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">Reçue   par Louis</p>
<p align="center"><strong>31 mai 1940</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>#11</strong></span></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><strong>31 Mai</strong></p>
<p align="center"><strong>1940</strong></p>
<p align="center">
</td>
<td width="84">
<p align="center">
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center"><strong> </strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>France</strong><strong>-Marseille</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">10   rue Edmond Dantès</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>Irlande-</strong><strong>Dublin</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">20   Earlsfort Terrace</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">BROUILLON</p>
<p align="center">5   pages</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">/</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><a href="“je-viens-d’apprendre-a-la-tsf-la-capitulation-de-la-france”-lettre12-–-de-jeanne-a-louis-–-17-juin-1940" target="_blank"><span style="color:#333399;"><strong>#12</strong></span></a></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><a href="“je-viens-d’apprendre-a-la-tsf-la-capitulation-de-la-france”-lettre12-–-de-jeanne-a-louis-–-17-juin-1940" target="_blank"><strong>17 Juin</strong></a></p>
<p align="center"><a href="“je-viens-d’apprendre-a-la-tsf-la-capitulation-de-la-france”-lettre12-–-de-jeanne-a-louis-–-17-juin-1940" target="_blank"><strong>1940</strong></a></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center"><strong> </strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>France</strong><strong>-Marseille</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">10   rue Edmond Dantès</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>Irlande-</strong><strong>Dublin</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">20   Earlsfort Terrace</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><a href="“je-viens-d’apprendre-a-la-tsf-la-capitulation-de-la-france”-lettre12-–-de-jeanne-a-louis-–-17-juin-1940" target="_blank">Lettre</a></p>
<p align="center"><a href="“je-viens-d’apprendre-a-la-tsf-la-capitulation-de-la-france”-lettre12-–-de-jeanne-a-louis-–-17-juin-1940" target="_blank">5 pages</a></p>
</td>
<td width="96">
<p align="center"><a href="“je-viens-d’apprendre-a-la-tsf-la-capitulation-de-la-france”-lettre12-–-de-jeanne-a-louis-–-17-juin-1940" target="_blank">Reçue   par Louis</a></p>
<p align="center"><a href="“je-viens-d’apprendre-a-la-tsf-la-capitulation-de-la-france”-lettre12-–-de-jeanne-a-louis-–-17-juin-1940" target="_blank"><strong>8 août 1940</strong></a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><span style="color:#808080;"><strong>#13</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#808080;"><strong>et</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#808080;"><strong>#13&#8242;<br />
</strong></span></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><strong>29 Août 1941<br />
</strong></p>
<p align="center"><strong><br />
</strong></p>
<p align="center"><strong>12 Septembre</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>1941</strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#ff0000;"><strong>Deux Lettres de   LUCIEN à Jeanne </strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#808080;"><strong>France</strong><strong>-Marseille</strong></span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#808080;"><strong>France</strong><strong>-Aumont</strong></span> (Lozère)</p>
<p align="center"><span style="color:#808080;">Hôtel   Robert</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center">
</td>
<td width="84">
<p align="center">Lettre 1 (2 pages) + Document (2 pages)</p>
<p align="center">Lettre 2 (2 pages)</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">Lettre   de Lucien</p>
<p align="center">Reçue à Aumont-Aubrac (Lozère) par Jeanne</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>#14</strong></span></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><strong>10 Janvier</strong></p>
<p align="center"><strong>1942</strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center"><strong> </strong></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>France</strong><strong>-Marseille</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">10   rue Edmond Dantès</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>Irlande-</strong><strong>Dublin</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;">Standard   Hotel</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">Lettre</p>
<p align="center">2   pages</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">Reçue   par Louis</p>
<p align="center"><strong>25 mars 1942</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/louis-jeanne-bouvier-correspondance-d%E2%80%99un-couple-desuni-par-la-guerre/#more-265" target="_blank"><span style="color:#993300;"><strong>#15</strong></span></a></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/j%E2%80%99implore-les-fonctionnaires-de-la-censure-lettre15-de-louis-a-jeanne-nov44/" target="_blank"><strong>19 Novembre</strong></a></p>
<p align="center"><a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/j%E2%80%99implore-les-fonctionnaires-de-la-censure-lettre15-de-louis-a-jeanne-nov44/" target="_blank"><strong>1944</strong></a></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#800000;"><strong>Irlande-</strong><strong>Dublin</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#800000;"><strong>7<span style="color:#800000;">0</span></strong></span><span style="color:#800000;"> Marlborough Road</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#800000;"><strong>Espagne</strong><strong> – Barcelone</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#800000;">c/o French Red Cross</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">
</td>
<td width="84" valign="top">
<p align="center">
</td>
<td width="84">
<p align="center"><a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/j%E2%80%99implore-les-fonctionnaires-de-la-censure-lettre15-de-louis-a-jeanne-nov44/" target="_blank">Carte postale</a></p>
</td>
<td width="96">
<p align="center"><a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/j%E2%80%99implore-les-fonctionnaires-de-la-censure-lettre15-de-louis-a-jeanne-nov44/" target="_blank">Tamponnée   CENSURE – Retour à l’envoyeur (Louis)</a></p>
<p align="center"><a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/j%E2%80%99implore-les-fonctionnaires-de-la-censure-lettre15-de-louis-a-jeanne-nov44/" target="_blank"><strong>25 février 1945</strong></a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="24">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>#</strong><strong>16</strong></span></p>
</td>
<td width="72">
<p align="center"><strong>27 Mars</strong></p>
<p align="center"><strong>1945</strong></p>
</td>
<td width="84"></td>
<td style="text-align:center;" width="84" valign="top">
<table style="height:18px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="6">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align:center;" width="84" valign="top"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
</td>
<td width="84">
<table style="height:1px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="61">
<tbody>
<tr>
<td width="84">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>Espagne</strong><strong>-</strong>Madrid</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#333399;"> Hotel   Compostela muñoz Tarrero 7</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="center">
</td>
<td style="text-align:center;" width="84" valign="top">
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>Irlande-</strong><strong>Dublin</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color:#333399;"><strong>70</strong> Marlborough Road</span></p>
</td>
<td width="84">
<p align="center">Carte   postale</p>
</td>
<td width="96">
<p align="center">Reçue   par Louis</p>
<p align="center"><strong>19 mai 1945</strong></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
Posted in Correspondance (38/45)  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/audevassallo.wordpress.com/265/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/audevassallo.wordpress.com/265/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/audevassallo.wordpress.com/265/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/audevassallo.wordpress.com/265/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/audevassallo.wordpress.com/265/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/audevassallo.wordpress.com/265/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/audevassallo.wordpress.com/265/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/audevassallo.wordpress.com/265/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/audevassallo.wordpress.com/265/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/audevassallo.wordpress.com/265/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=265&subd=audevassallo&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/louis-jeanne-bouvier-correspondance-d%e2%80%99un-couple-desuni-par-la-guerre/feed/</wfw:commentRss>
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			<media:title type="html">ooooode</media:title>
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			<media:title type="html">Correspondance - Louis Bouvier/Jeanne Bouvier - 1932-1945</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>&#8220;J’implore les fonctionnaires de la Censure&#8221; (lettre#15 &#8211; De Louis à Jeanne &#8211; nov.44)</title>
		<link>http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/j%e2%80%99implore-les-fonctionnaires-de-la-censure-lettre15-de-louis-a-jeanne-nov44/</link>
		<comments>http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/j%e2%80%99implore-les-fonctionnaires-de-la-censure-lettre15-de-louis-a-jeanne-nov44/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 03 May 2009 17:29:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aude Vassallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Correspondance (38/45)]]></category>
		<category><![CDATA[1944]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Barcelone]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Courrier]]></category>
		<category><![CDATA[Croix rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Deuxième Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Franco]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande]]></category>
		<category><![CDATA[Séparation]]></category>

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		<description><![CDATA[


Le 19 novembre 1944
 Ma très chérie Jeanne.
 Je ne sais plus quoi penser et seule me soutient ma foi que Dieu te protège. Le 10 octobre écoulé, je t’ai adressé – en réponse à ton télégramme – un télégramme avec réponse payée et je t’avisais de l’envoi à la même banque de l’argent que [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=281&subd=audevassallo&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><dl class="wp-caption alignnone">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-283" title="Carte de Louis (Dublin) à Jeanne (? - Espagne) - 19/11/1944" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/05/c1.jpg?w=550&#038;h=359" alt="Carte de Louis (Dublin) à Jeanne (? - Espagne) - 19/11/1944" width="550" height="359" /></dt>
</dl>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;"><em><strong>Le 19 novembre 1944</strong></em><br />
<em> Ma très chérie Jeanne.</em><br />
<em> Je ne sais plus quoi penser et seule me soutient ma foi que Dieu te protège. Le 10 octobre écoulé, je t’ai adressé – en réponse à ton télégramme – un télégramme avec réponse payée et je t’avisais de l’envoi à la même banque de l’argent que j’étais autorisé à t’envoyer. Depuis rien de toi ne m’est parvenu ; aucune réponse ; c’est incroyable ; c’est inhumain. Il est bien suffisant, je crois, que tu te trouves en face de difficultés inouïes pour me répondre, et j’implore les fonctionnaires de la Censure de ne pas aggraver le martyre par la suppression, ou l’arrêt indéfini de tes nouvelles. J’espère que cette carte te parviendra, et je prie Dieu de nous réunir bientôt. À toi de cœur. Je t’embrasse.</em><br />
<em><strong>Louis</strong></em></span></p>
<p><span id="more-281"></span><span style="color:#000000;"><em><strong> </strong></em></span></p>
<div id="attachment_284" class="wp-caption alignnone" style="width: 561px"><img class="size-full wp-image-284" title="Carte (verso) de Louis (Irlande, Dublin) à Jeanne (Espagne, ?) - 19/11/1944" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/05/c2.jpg?w=551&#038;h=357" alt="Carte (verso) de Louis (Irlande, Dublin) à Jeanne (Espagne, ?) - 19/11/1944" width="551" height="357" /><p class="wp-caption-text">Carte (verso) de Louis (Irlande, Dublin) à Jeanne (Espagne, ?) - 19/11/1944</p></div>
<p style="text-align:left;"><span style="color:#800000;">- De Louis Bouvier</span> [70 Marlborough Road (Donnybrook) – Dublin (Ireland)]  <span style="color:#333399;">à Jeanne Bouvier</span> [c/o French Red Cross - <span style="text-decoration:line-through;">Barcelona / Spain</span> - Inconnu]<br />
- <strong>Tamponnée <em>CENSURA </em></strong>(CENSURE en espagnol &#8211; n° de censure <em>O. ENE. 1945</em>)<br />
- Marquée comme reçue (&#8220;R&#8221;) le 25 février 1945… Mais de la main de Louis = <strong>retour à l’envoyeur</strong>
</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;"><strong>Pour comprendre le pourquoi de cet article, lisez <a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/louis-jeanne-bouvier-correspondance-d%E2%80%99un-couple-desuni-par-la-guerre/#more-265" target="_blank"><em>&#8220;</em></a></strong><a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/louis-jeanne-bouvier-correspondance-d%E2%80%99un-couple-desuni-par-la-guerre/#more-265" target="_blank"><em>Louis &amp; Jeanne Bouvier : correspondance d’un couple désuni par la Guerre&#8221;</em></a></p>
<p style="text-align:left;"><strong>*********************************************************************************<br />
</strong></p>
<p><strong>Voilà plusieurs années que les époux Bouvier sont séparés</strong>. Louis a passé toute la guerre à Dublin, en Irlande, pays resté neutre tout au long du conflit. Il écrit à Jeanne le 19 novembre 1944<span style="color:#ff0000;">(1)</span>, alors que ses courriers précédents lui sont revenus sans être distribués.</p>
<p><strong>Qu’y apprend-on ? </strong>Que Jeanne (qui a passé la majeure partie de la Guerre à Marseille) a besoin d’argent. Comment en serait-il autrement ? Elle a sans doute fui la Côte d’Azur à l’été 1944, en date du débarquement franco-américain de Provence. Depuis le printemps en effet, la France est le théâtre des combats qui visent à sa Libération <span style="color:#ff0000;">(2)</span> . Et les populations ne sont pas épargnées : il est donc plus sûr de s’exiler en territoire neutre.</p>
<p><strong>Louis croit savoir que Jeanne se réfugie en Espagne</strong>. Elle aurait donc choisi de se mettre à l’abri dans la dictature dirigée par Franco, plus ou moins neutre depuis 1943. Pour tenter de la localiser, Louis écrit à la<em> Croix rouge</em>, chargée pendant la guerre – entre autres – de la recherche des membres des familles dispersées.</p>
<p><strong>Mais cette lettre n’est jamais parvenue à Jeanne</strong>. Envoyée en novembre 1944, Louis la récupérait 3 mois plus tard, le 25 février 1945. Quel a été le voyage de cette lettre ? Grâce aux tampons, nous savons qu’elle est arrivée à Barcelone.</p>
<p><strong>L’un des tampons indique &#8220;<em>CENSURA</em>&#8221; </strong>: quelle administration a décrété cette censure ? Est-ce la <em>Croix rouge française</em>, qui aurait tamponné en langue locale ? Hypothèse légère : pourquoi la <em>Red Cross</em> censurerait-elle un courrier, alors que l’une de ses missions est justement l’aide aux familles dispersées ? Est-ce l’administration de Franco ? Version plus plausible : en novembre 1944, l’Espagne doit alors repousser les assauts de ses opposants, le maquis révolutionnaire alors constitué et basé en France. Situation tendue qui expliquerait la saisie des courriers en provenance de l’étranger.</p>
<p><strong>Mais les suppliques de Louis à l’administration</strong> – &#8221; <em>et j’implore les fonctionnaires de la Censure de ne pas aggraver le martyre par la suppression, ou l’arrêt indéfini de tes nouvelles</em>&#8221; -  ne fonctionnèrent pas. Et on imagine la détresse de celui qui &#8220;<em>prie Dieu de nous réunir bientôt</em>&#8221; lorsqu’il recevra, 3 mois plus tard, sa lettre sans qu’elle ne fût jamais adressée.</p>
<p><strong>Mais donc où se trouve Jeanne ?</strong>
</p>
<p style="text-align:left;"><strong>La réponse dans les articles suivants !<br />
</strong></p>
<p><span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;">recto </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://i130.photobucket.com/albums/p280/oode/c1.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a><br />
<span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;">verso </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://i130.photobucket.com/albums/p280/oode/c2.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a></p>
<hr size="1" /><span style="color:#ff0000;">(1) :</span> Trois jours après avoir envoyé cette lettre, le général Leclerc libère Strasbourg, le 22 novembre 1944</p>
<p><span style="color:#ff0000;">(2) </span>: Le Gouvernement provisoire de la République française -GPRF- présidé par Charles de Gaulle est proclamé depuis le 3 juin 1944</p>
Posted in Correspondance (38/45)  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/audevassallo.wordpress.com/281/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/audevassallo.wordpress.com/281/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/audevassallo.wordpress.com/281/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/audevassallo.wordpress.com/281/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/audevassallo.wordpress.com/281/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/audevassallo.wordpress.com/281/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/audevassallo.wordpress.com/281/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/audevassallo.wordpress.com/281/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/audevassallo.wordpress.com/281/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/audevassallo.wordpress.com/281/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=281&subd=audevassallo&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">ooooode</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/05/c1.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">Carte de Louis (Dublin) à Jeanne (? - Espagne) - 19/11/1944</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/05/c2.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">Carte (verso) de Louis (Irlande, Dublin) à Jeanne (Espagne, ?) - 19/11/1944</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Philippines : Faune &amp; couleurs des fonds marins</title>
		<link>http://audevassallo.wordpress.com/2009/04/18/philippines-faune-couleurs-des-fonds-marins/</link>
		<comments>http://audevassallo.wordpress.com/2009/04/18/philippines-faune-couleurs-des-fonds-marins/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2009 15:10:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aude Vassallo</dc:creator>
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		<guid isPermaLink="false">http://audevassallo.wordpress.com/?p=227</guid>
		<description><![CDATA[À l&#8217;occasion d&#8217;un long voyage aux Philippines réalisé en février/mars 2009, voici quelques-uns de mes clichés, qui illustrent les merveilles sous-marines abritées par les spots de Sabang Beach (Commune de Puerto Galera / Oriental Mindoro).
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Posted in Voyages       <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=227&subd=audevassallo&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>À l&#8217;occasion d&#8217;un long voyage aux Philippines réalisé en février/mars 2009, voici quelques-uns de mes clichés, qui illustrent les merveilles sous-marines abritées par les spots de Sabang Beach (Commune de Puerto Galera / Oriental Mindoro).</p>
<div id="attachment_228" class="wp-caption alignnone" style="width: 554px"><img class="size-full wp-image-228" title="Peacock mantis shrimp - Squille multicolore" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/a.jpg?w=544&#038;h=281" alt="Peacock mantis shrimp - La squille multicolore (Odontodactylus scyllarus) ou squille mante est un crustacé (Stomatopoda) de la famille des Odontodactylidae." width="544" height="281" /><p class="wp-caption-text">Peacock mantis shrimp - La squille multicolore (Odontodactylus scyllarus) ou squille mante est un crustacé (Stomatopoda) de la famille des Odontodactylidae.</p></div>
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<div id="attachment_229" class="wp-caption alignnone" style="width: 538px"><img class="size-full wp-image-229" title="Banded Sea Snake - Cobra des mers" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/b.jpg?w=528&#038;h=437" alt="Banded Sea Snake (Laticauda colubrina) : Le cobra des mers.  Chaque morsure peut tuer jusqu'à dix personnes (heu, je ne le savais pas avant de prendre ces photos)" width="528" height="437" /><p class="wp-caption-text">Banded Sea Snake (Laticauda colubrina) : Le cobra des mers.  Chaque morsure peut tuer jusqu&#39;à dix personnes (heu, je ne le savais pas avant de prendre ces photos)</p></div>
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<div id="attachment_230" class="wp-caption alignnone" style="width: 543px"><img class="size-full wp-image-230" title="Nudibranch - Limace des mers (Nembrotha cristata) " src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/c.jpg?w=533&#038;h=337" alt="Nudibranch - Nudibranche (Nembrotha cristata) ou limace des mers. " width="533" height="337" /><p class="wp-caption-text">Nudibranch - Nudibranche (Nembrotha cristata) ou limace des mers. </p></div>
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<div id="attachment_231" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-231" title="Scorpion Leaf fish - Poisson scoprion (Taenianotus triacanthus)" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/d.jpg?w=540&#038;h=256" alt="Scorpion Leaf fish - Poisson scoprion (Taenianotus triacanthus)" width="540" height="256" /><p class="wp-caption-text">Scorpion Leaf fish - Poisson scorpion (Taenianotus triacanthus)</p></div>
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<div id="attachment_232" class="wp-caption alignnone" style="width: 555px"><img class="size-full wp-image-232" title="Spotfin Lionfish (Poisson diable) &amp; Madrépores" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/e.jpg?w=545&#038;h=243" alt="Spotfin Lionfish (Poisson diable) &amp; Madrépores" width="545" height="243" /><p class="wp-caption-text">Spotfin Lionfish (Poisson diable) &amp; Madrépores</p></div>
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<div id="attachment_233" class="wp-caption alignnone" style="width: 557px"><img class="size-full wp-image-233" title="Spotfin Lionfish (Poisson diable) - (Pterois antennata) " src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/f.jpg?w=547&#038;h=285" alt="Spotfin Lionfish (Poisson diable) - (Pterois antennata) " width="547" height="285" /><p class="wp-caption-text">Spotfin Lionfish (Poisson diable) - (Pterois antennata) </p></div>
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<div id="attachment_234" class="wp-caption alignnone" style="width: 560px"><img class="size-full wp-image-234" title="Catfishes - Poissons-chats rayés (Plotosus lineatus)" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/g.jpg?w=550&#038;h=397" alt="Catfishes - Poissons-chats rayés (Plotosus lineatus)" width="550" height="397" /><p class="wp-caption-text">Catfishes - Poissons-chats rayés (Plotosus lineatus)</p></div>
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<div id="attachment_235" class="wp-caption alignnone" style="width: 564px"><img class="size-full wp-image-235" title="Scorpion fish / Mantis shrimp" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/h.jpg?w=554&#038;h=255" alt="Frogfish (Antennarius commersonii) ou Grenouille de Commerson  / Mantis shrimp (Lysiosquillina) ou crevette-mante" width="554" height="255" /><p class="wp-caption-text">Scorpion fish (left) / Mantis shrimp (Lysiosquillina) ou crevette-mante (right)</p></div>
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<div id="attachment_236" class="wp-caption alignnone" style="width: 559px"><img class="size-full wp-image-236" title="Une étoile des mers et deux poules d'eau " src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/i.jpg?w=549&#038;h=198" alt="À gauche, une astérie (Fromia monilis). À droite, deux poules d'eau : une historienne parisienne et un Tall-fin batfish (Platax teira) autrement appelé poule d'eau." width="549" height="198" /><p class="wp-caption-text">À gauche, une astérie (Fromia monilis). À droite, deux poules d&#39;eau : une historienne parisienne et un Tall-fin batfish (Platax teira) autrement appelé poule d&#39;eau.</p></div>
Posted in Voyages  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/audevassallo.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/audevassallo.wordpress.com/227/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/audevassallo.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/audevassallo.wordpress.com/227/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/audevassallo.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/audevassallo.wordpress.com/227/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/audevassallo.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/audevassallo.wordpress.com/227/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/audevassallo.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/audevassallo.wordpress.com/227/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=227&subd=audevassallo&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Le ministère de l’Information : un ministère de la censure ?</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Apr 2009 17:43:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aude Vassallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pouvoir & Télévision]]></category>
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		<description><![CDATA[ 
 Le ministère de l’Information &#38; la télévision  sous la Ve République (1958-1969)
 

Le ministère de l’Information apparaît pour la première fois sous la IIIe République, en mars 1938[1] : au seuil de la Guerre, il faut pouvoir organiser sa propagande. Évidemment conservé sous Vichy, le ministère survit à deux changements de République. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=audevassallo.wordpress.com&blog=6477016&post=195&subd=audevassallo&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p class="MsoNormal" style="text-align:center;line-height:150%;"><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Le ministère de l’Information &amp; la télévision  sous la Ve République (1958-1969)</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;">
<div id="attachment_210" class="wp-caption alignleft" style="width: 253px"><img class="size-full wp-image-210" title="Escaro - Canard Enchaîné" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/llokjghsd.jpg?w=243&#038;h=372" alt="Escaro - Canard Enchaîné" width="243" height="372" /><p class="wp-caption-text">Escaro - Canard Enchaîné</p></div>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Le ministère de l’Information apparaît pour la première fois sous la IIIe République, en mars 1938<a name="_ednref1" href="#_edn1"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[1]</span></span><!--[endif]--></span></a> : au seuil de la Guerre, il faut pouvoir organiser sa propagande. Évidemment conservé sous Vichy, le ministère survit à deux changements de République. En 1958, le général de Gaulle revient aux affaires et institue la Cinquième République. Pour réaliser ses ambitions audiovisuelles – se saisir de la télévision pour établir un contact direct avec les Français, et éviter ainsi le filtre de la presse écrite –, le président de la République désigne un chef de file chargé d’appliquer ses volontés : le ministre de l’Information. Le gouvernement lui prescrit une mission : réformer et organiser la radiotélévision d’État. Ainsi, de 1958 à 1969, ministère de l’Information façonne-t-il l’ORTF. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Quelles sont ses attributions? Comment fonctionne-t-il ? Quel est son champ d’action ? Quelle est l’importance de son pouvoir quant à l’information télévisée ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"><span id="more-195"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Rôle et organisation</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left:0;text-align:justify;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Tantôt érigé en ministère, tantôt en secrétariat d’État, le département de l’Information joue le rôle principal du contrôle des ondes télévisées. Pour comprendre quelle est sa mission, il convient de démêler les tâches qui lui sont confiées. De 1958 à 1969, on assiste à une véritable valse de ce portefeuille ministériel : pas moins de 13 ministres se succèdent à ce poste. Il n’existe pas de cohérence dans la composition des divers ministères, car chacun des ministres impose, comme il se doit, ses propres collaborateurs. Une présentation succincte des divers cabinets de l’Information permet de mettre en évidence son organisation. Chacun présente des particularités qui déterminent pour une bonne part le degré d’emprise du ministère sur la télévision.</span></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left:0;text-align:justify;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left:0;text-align:justify;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:150%;"><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Une triple mission</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Les compétences du ministère de l’Information nous sont révélées par les débats de l’Assemblée nationale relatifs à l’adoption de son budget dans le cadre des lois des Finances. C’est l’occasion – pour les rapporteurs au budget et les ministres en place – de justifier de l’existence d’un tel ministère qui n’est pas &#8220;<em>un ministère de la propagande &#8211; car il n’est pas question de cela en France</em>&#8220;<a name="_ednref2" href="#_edn2"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[2]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Son rôle y est discuté, décortiqué et il est facile d’y lire, en filigrane, les intentions nourries par un gouvernement soucieux de contrôler la télévision d’État. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:36pt;line-height:150%;"><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;">
<p><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Première mission : les relations publiques du pouvoir exécutif </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> Le ministère de l’Information reçoit la fonction de porte-parole du gouvernement à l’intérieur comme à l’extérieur du territoire. Il est chargé d’expliquer à l’opinion nationale  &#8221;<em>les préoccupations et les décisions gouvernementales</em>&#8220;<a name="_ednref3" href="#_edn3"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[3]</span></span><!--[endif]--></span></a>. En effet, le ministère de l’Information &#8220;<em>doit être conçu comme le service de relations publiques de l’État &#8221;</em> comme l’explique le rapporteur au budget de l’Information, Roland Nungesser, lors de la présentation de la Loi des Finances pour 1961. En recevant pour mission d’informer l’opinion des intentions et actions du gouvernement, le ministère s’impose comme le relais inévitable des relations entre les Français et le pouvoir. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Le porte-parole du gouvernement doit &#8220;<em>coordonner&#8221; et &#8220;rationaliser&#8221;</em> véritablement &#8220;<em>l’information</em> <em>de la France&#8221;</em> comme le conseille Robert-André Vivien à la tribune de l’Assemblée nationale en 1966 : il s’agit &#8220;<em>d’expliquer la France à tous ceux qui désirent la connaître&#8221;</em><a name="_ednref4" href="#_edn4"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[4]</span></span><!--[endif]--></span></a>. En métropole, il faut &#8220;<em>rétablir aussi directement et simplement que possible les communications à l’intérieur du corps social qui est le nôtre, fragmenté actuellement en groupes nombreux, tant humains, techniques et sociaux, que professionnels, et qui ont tendance, de ce fait, à avoir une existence autonome&#8221;</em><a name="_ednref5" href="#_edn5"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[5]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Pour réduire cette fracture sociale, le ministère de l’Information se voit assigner plusieurs objectifs.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">La politique de &#8220;relations publiques&#8221; du gouvernement distingue la métropole des autres territoires : &#8220;<em>sur le plan intérieur, sa mission serait essentiellement la documentation, et son rôle une saine coordination des efforts et une rationalisation systématique des méthodes</em>&#8221; alors qu’à l’extérieur, il convient &#8220;<em>de déployer un effort plus considérable que quiconque, en vue de développer (&#8230;) sinon la propagande, du moins la publicité en faveur de la Maison France&#8221;</em><a name="_ednref6" href="#_edn6"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[6]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Deux poids, deux mesures donc pour l’organisation de la communication gouvernementale. Du moins, c’est la théorie annoncée. A l’extérieur, le ministère de l’Information a toute latitude pour vanter les mérites de la politique internationale de la Maison France. Les buts recherchés sont économiques : pour écouler la production française à l’étranger, il faut pouvoir assurer sa publicité  en assurant le prestige de la France à l’étranger. Ainsi, Christian de la Malène, ministre de l’Information, organise-t-il en 1962 des réunions de travail consacrées &#8220;<em>à l’étude des mesures propres à assurer un meilleur développement de l’influence de notre pays dans le monde, au moyen de la presse, de la radio, de la télévision et des actualités cinématographiques&#8221;</em><a name="_ednref7" href="#_edn7"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[7]</span></span><!--[endif]--></span></a>. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Pour certains cas particuliers, notamment la Communauté et l’Algérie, les ambitions sont toutes autres : &#8220;<em>La France ne doit pas avoir, en ce qui concerne l’Algérie, une conscience qui se cherche. (&#8230;) Le central d’informations (&#8230;) doit vulgariser tous les efforts qui ont été consentis par la France pour édifier, pour équiper l’Algérie nouvelle&#8221;</em><a name="_ednref8" href="#_edn8"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[8]</span></span><!--[endif]--></span></a><em> </em>déclare Lucien Neuwirth à l’Assemblée nationale en 1966. Promouvoir l’action française pour conserver une influence sur les anciens pays de l’Empire, tel est le rôle du ministère à l’extérieur de la métropole. Si cela n’est pas sa fonction – officielle – à l’intérieur du pays, celle-ci n’en est pas moins un exercice formateur pour le contrôle des ondes. Du moins, ces propos dénotent un certain état d’esprit autour de la conception des &#8220;relations publiques&#8221;.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Pour assurer sa mission, est créé en 1960 un &#8220;service de documentation et de diffusion&#8221;<a name="_ednref9" href="#_edn9"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[9]</span></span><!--[endif]--></span></a>, chargé de dépouiller toutes les formes de presse puis d’établir &#8220;<em>une documentation objective, mise à la disposition d’une presse indépendante&#8221;</em>, ce qui <em>&#8220;devrait faciliter la compréhension par l’opinion publique des objectifs de l’État et permettre ainsi à celle-ci de participer à son œuvre</em>&#8220;<a name="_ednref10" href="#_edn10"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[10]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Elle doit assurer plusieurs missions : &#8211; constituer une documentation sur les grands problèmes nationaux qui préoccupent les membres du gouvernement &#8211; en établir une synthèse  &#8211; et enfin, d’assurer une large diffusion de ces synthèses. Mais la vocation du ministère de l’Information ne se limite pas aux relations publiques de l’exécutif. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Deuxième mission : </span><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">La tutelle des grands organismes publics de communication</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Une deuxième attribution le dote de la direction ou de la tutelle de grands organismes publics de communication. Il est ainsi tuteur (ou directeur) de l’ORTF, de la SOFIRAD<a name="_ednref11" href="#_edn11"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[11]</span></span><!--[endif]--></span></a> (Société française de radiodiffusion), de la SNEP (Société nationale des Entreprises de Presse), de l’agence Havas, de l’AFP et des Actualités Cinématographiques. Ses responsabilités varient d’une entreprise à l’autre. Il est pourtant possible de dégager quelques points communs. Dans les entreprises dont il possède la direction, le ministère de l’Information a l’entière responsabilité du fonctionnement tant financier qu’administratif. La tutelle d’une entreprise lui permet parfois de nommer les dirigeants de celle-ci. Toutefois, cette tutelle est partagée avec un conseil d’administration, chargé, comme son nom l’indique, d’administrer l’entreprise publique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">En 1959, le ministère se charge de la réforme de la radiotélévision d’État, la RTF. Le nouveau statut choisi à cette occasion ne satisfait pourtant personne. Ainsi, en 1964, le cabinet Peyrefitte transforme-t-il à nouveau l’établissement public pour le consacrer en un Office de Radiodiffusion Télévision Française, l’ORTF. A cette date, le ministère de l’Information troque son &#8220;contrôle&#8221; contre une simple &#8220;tutelle&#8221;. &#8220;<em>Bien sûr, le gouvernement, en renonçant à l’autorité directe sur la Maison et en lui substituant la simple tutelle, n’entend pas se désintéresser de l’ORTF&#8221;</em><a name="_ednref12" href="#_edn12"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[12]</span></span><!--[endif]--></span></a> annonce Alain Peyrefitte devant le tout nouveau conseil d’administration, cherchant ainsi à en rassurer les membres. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Pourtant, les voix désireuses de supprimer le ministère vont trouver là un argument qu’elles n’hésiteront pas à avancer. En 1966, on a ainsi pu entendre à la tribune de l’Assemblée nationale : « <em>l’ORTF ayant acquis son autonomie, le maintien de la tutelle du ministère de l’information semble assez inutile ; l’expérience des deux dernières années montre en effet que la direction générale et le conseil d’administration ont bien pris en main les destinées de l’Office</em>&#8220;<a name="_ednref13" href="#_edn13"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[13]</span></span><!--[endif]--></span></a>. De même, en 1967, le ministre Georges Gorse s’étonne de la démarche du président du Centre d’Information Civique, auquel il écrit : &#8220;J<em>’ai lu avec intérêt les articles faisant état de votre proposition de supprimer le ministère de l’Information. Croyez bien que je serais prêt à m’y associer si le Gouvernement en était d’accord. J’ai cependant été un peu surpris de cette démonstration du CIC !&#8221;</em><a name="_ednref14" href="#_edn14"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[14]</span></span><!--[endif]--></span></a>. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;">
<div id="attachment_214" class="wp-caption alignnone" style="width: 448px"><img class="size-full wp-image-214" title="LAP - Canard Enchaîné - 9/10/63" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/img_0001.jpg?w=438&#038;h=343" alt="LAP - Canard Enchaîné - 9/10/63" width="438" height="343" /><p class="wp-caption-text">LAP - Canard Enchaîné - 9/10/63</p></div>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong><span style="font-size:10pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Troisième mission : Le garant des libertés de la presse</span></strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> : </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">La troisième attribution concerne son rôle de tutelle de l’information privée, notamment de la presse écrite. Un décret du 18 février 1960<a name="_ednref15" href="#_edn15"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[15]</span></span><!--[endif]--></span></a> réaffirme la fonction du ministre de l’Information : celui-ci est &#8220;<em>chargé de gérer toutes les questions qui intéressent la presse écrite, considérée aussi bien sous l’angle d’une industrie &#8211; le problème du prix du papier journal (&#8230;) &#8211; que sous l’angle de l’information, du statut des journalistes</em>&#8220;<a name="_ednref16" href="#_edn16"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[16]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Le journaliste de télévision, qui jouissait d’une position particulière, avait vu de 1958 à 1969 son statut discuté, remanié, décortiqué par le ministère et le débat porté en place publique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Le ministère reverse aux entreprises de presse la plus grande partie de son budget, à hauteur de 90%. Il est une sorte de &#8220;<em>gestionnaire et distributeur de fonds (&#8230;) intégralement mis au service de la liberté d’expression</em>&#8220;<a name="_ednref17" href="#_edn17"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[17]</span></span><!--[endif]--></span></a>. La distribution de ces fonds se fait de manière équitable entre les journaux de différentes sensibilités politiques. Il aide la presse, que ce soit pour sa diffusion à l’étranger ou pour son équipement. Par exemple, il verse à la SNCF une subvention destinée à compenser la perte qui résulte pour elle de la réduction de tarif de 50% applicable au transport des journaux et des publications, ou encore, il rembourse aux entreprises de presse 15% du prix d’achat de leur matériel. Le ministère de l’Information est parfois grand Prince avec des journaux qui &#8211; de Gaulle le disait lui-même – se positionnent plutôt contre les actions du président de la République. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Mais le ministère – alors qu’il doit veiller à la liberté de la presse – est également chargé, en collaboration avec le Premier ministre, des saisies d’articles jugés &#8220;dangereux&#8221; pour la stabilité du pays. Par exemple,<em> Libération</em>, <em>l’Humanité</em> et d’autres journaux communistes avaient été censurés sur certains de leurs articles traitants de la manifestation anti-OAS du 8 février 1962 ; autre exemple : celui du <a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/04/01/censure-a-la-television-le-manifeste-des-121/" target="_blank">Manifeste des 121</a>. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:8.5pt;text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Responsabilité des relations publiques du gouvernement, contrôle ou tutelle de la télévision d’État, et garant des libertés de la presse : cet amalgame d’attributions ne peut qu’inviter le gouvernement à s’approprier le nouveau média. C’est un contexte qui ne manque pas de frapper Jean Boinvilliers, qui déclare devant le Parlement en 1966 : &#8220;<em>le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de l’information est en même temps porte-parole du Gouvernement. On peut par conséquent être surpris, écrivons-nous dans notre rapport, que des liens en apparence indissolubles rassemblent ces diverses activités au sein d’un même ministère&#8221;</em><a name="_ednref18" href="#_edn18"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[18]</span></span><!--[endif]--></span></a>. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Un ministère, c’est avant tout des hommes qui le font fonctionner. Comment celui de l’Information est-il organisé, hierachisé ? Outre les très médiatiques ministres de l’Information – Malraux, Frey, Peyrefitte, Guéna… &#8211; les membres du cabinet ministériel – les &#8220;éminences grises&#8221; – jouent un rôle capital qu’il ne faut pas négliger.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:150%;"><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Les hommes du ministère face à la télévision</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:150%;"><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Le ministère de l’Information &#8220;<em>se présente davantage comme un cabinet ministériel quelque peu étoffé que comme une véritable administration centrale</em>&#8220;<a name="_ednref19" href="#_edn19"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[19]</span></span><!--[endif]--></span></a> indique, en 1961, le député Roland Nungesser. Doté d’un budget modeste, le cabinet ministériel ne se compose jamais de plus de 60 agents. Comme la plupart des ministères, il est composé d’un directeur de cabinet (chargé de l’exécutif), d’un chef de cabinet (s’employant à résoudre les problèmes administratifs), de plusieurs conseillers techniques (aux pouvoirs plus ou moins importants), et enfin, de nombreux chargés de mission, qui jouent un rôle comparable mais qui ne disposent pas du même statut. La plupart des membres du cabinet sont détachés d’administrations diverses : de la préfecture, de l’Inspection Générale ou bien encore du Conseil d’État. Chacun relève d’une fonction bien précise et il est aisé d’isoler les individus ayant rapport avec la RTF ou l’ORTF. En règle générale, il est désigné un ou deux conseillers techniques spécialement destinés à s’occuper de la télévision. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">De 1958 à 1969, le cabinet ministériel est remanié 13 fois. La durée de vie des cabinets est très variable : de quelques mois, l’existence moyenne d’un ministère est généralement d’une année. Cette instabilité, conséquente d’un climat politique tendu, s’atténue en 1962 lorsque la signature des accords d’Évian met un terme à la guerre d’Algérie. Elle reprend au moment de la crise de 1968. Les particularités de chaque cabinet déterminent son degré d’emprise sur la télévision. En effet, selon le nombre de postes en charge de ce média, et la provenance professionnelle de ses membres, il est possible de discerner des volontés divergentes quant au contrôle télévisé.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Examinons qui sont les acteurs de ce contrôle et étudions quelles sont leurs prérogatives :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><!--[if gte mso 9]&gt;  Normal 0 21       MicrosoftInternetExplorer4  &lt;![endif]--><!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:Verdana; 	panose-1:2 11 6 4 3 5 4 4 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:536871559 0 0 0 415 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-name:"Normal,Première ligne : 1,27 cm,Interligne : 1,5 ligne"; 	mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --><!--[if gte mso 10]&gt; &lt;!   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} table.MsoTableWeb1 	{mso-style-name:"Web 1"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-cellspacing:2.0pt; 	border:outset 1.0pt; 	mso-border-alt:outset windowtext .75pt; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-border-insideh:.75pt outset windowtext; 	mso-border-insidev:.75pt outset windowtext; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} table.MsoTableWeb1FirstRow 	{mso-style-name:"Web 1"; 	mso-table-condition:first-row; 	mso-tstyle-diagonal-down:0cm none windowtext; 	mso-tstyle-diagonal-up:0cm none windowtext; 	color:windowtext;} --> <!--[endif]--></p>
<table class="MsoTableWeb1" style="border:1pt solid windowtext;" border="1" cellpadding="0">
<tbody>
<tr style="text-align:center;">
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> </span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> </span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Ministre</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Directeur </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">de cabinet</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Membres NOTABLES du cabinet</span></strong></p>
</td>
</tr>
<tr style="height:60.15pt;text-align:center;">
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;height:60.15pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Juillet</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1958</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Janvier</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1959</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;height:60.15pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Ministère   de l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;height:60.15pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Jacques</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Soustelle</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;height:60.15pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Jacques</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Barbier</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;height:60.15pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Max   Petit</strong> (chargé de mission) : « pour assurer les relations entre le   cabinet et la direction générale de la RTF »</span></p>
</td>
</tr>
<tr style="text-align:center;">
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Janvier</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1959</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Février</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1960</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Ministère   de l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Roger</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Frey</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">François</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">A’Weng</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Alexandre   Sanguinetti</strong> (chef de cabinet)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Robert   Touzery </strong>(conseiller technique) : auditeur au Conseil d’État, chargé de   la réforme et de l’organisation de la RTF </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Olivier   De Sarnez (conseiller technique)</span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Février</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1960</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Août</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1961</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Ministère   de l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Louis</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Terrenoire</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Jacques</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Brunswig-Bordier</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Marcel   Poisson </strong>(chef de cabinet) : journaliste </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jacqueline   Orluc</strong> (chef adjoint) : journaliste RTF</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Paul   Bodin</strong> (conseiller technique) : secrétaire général de la direction des   informations de la RTF</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Robert   Bourillet </strong>(conseiller technique) : secrétaire aux Affaires étrangères</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Claude   Robin </strong>(conseiller technique) : secrétaire général de la direction des   informations de la RTF</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Paul   Deraigne</strong> (chargé de mission) :   journaliste</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>André   Gérard</strong> (chargé de mission)</span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Août</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1961</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Avril</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1962</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Premier   ministre</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Secrétariat   à l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Christian</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">de la   Malène</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">André</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Chadeau</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">(sous-préfet)</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jean-Paul   Pourcel </strong>(chef de cabinet) : sous-préfet</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Robert   Touzery </strong>(conseiller technique)</span></p>
</td>
</tr>
<tr style="text-align:center;">
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Avril</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1962</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Sept.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1962</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Secrétariat   à l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Alain</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Peyrefitte</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">I</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> </span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jacques   Thibau </strong>(chef de cabinet) : secrétaire aux Affaires étrangères</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jean   Castarède</strong> (chef adjoint)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Bruno   Cheramy</strong> (conseiller technique)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Georges   Riou</strong> (conseiller technique) : sous-préfet et ancien directeur des vices   d’information au Maroc</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jacques   de Coup de Fréjac </strong>(conseiller technique) </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jean-Claude   Michaud </strong>(conseiller technique) </span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Sept.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1962</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Déc.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1962</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Ministère   de l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Christian</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Fouchet</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Jean</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Dours</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">préfet</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Bruno   Cheramy</strong> (conseiller technique) </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Ernest-Antoine   Seillière</strong> (chargé de mission)</span></p>
</td>
</tr>
<tr style="text-align:center;">
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Déc.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1962</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Avril</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1964</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Ministère   de l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Alain</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Peyrefitte</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">II</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Claude</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Contamine</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">secrétaire   aux affaires étrangères</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> </span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Georges   Riou </strong>(directeur adjoint &amp; conseiller technique) </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jacques   Thibau</strong> (chef de cabinet)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jacques   Leprette </strong>(directeur du S.L.I.I.)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Bruno   Cheramy</strong> (conseiller technique)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>René   Hostache</strong> (conseiller technique) :   docteur en Droit, ancien député UNR des Bouches-du-Rhône</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jean-Claude   Michaud</strong> (chargé de mission) </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jean   d’Ormesson </strong>(chargé de mission « à titre officieux ») </span></p>
</td>
</tr>
<tr style="text-align:center;">
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Avril</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1964</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Janvier</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1966</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Ministère   de l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Alain</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Peyrefitte</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">III</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Jean-Jacques</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Bresson</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">procureur   de la République</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jacques   Leprette</strong> (directeur du S.L.I.I.)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jacques   Thibau </strong>(chef de cabinet)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jean   Cerez </strong>(conseiller technique) : sous-préfet </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Bruno   Cheramy </strong>(conseiller technique) : maître de requête au conseil d’État</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jacques   Thibau </strong>(conseiller technique) : conseiller aux Affaires étrangères</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>René   Hostache </strong>(conseiller technique) </span></p>
</td>
</tr>
<tr style="text-align:center;">
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Janvier</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1966</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Avril</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1967</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Secrétariat   à l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Yvon</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Bourges</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Michel</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Barton</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">(maître   des Requêtes au Conseil d’État)</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Michel   Barbier </strong>(directeur du SLII) : sous-préfet</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Robert   Bourillet</strong> (conseiller technique)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jean-Pierre   Soisson</strong> (conseiller technique) : auditeur 1ère classe de la Cour des   Comptes</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Claude-Jacques   Lemoine </strong>(attaché au cabinet) : journaliste à la RTF</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Claude   Couband </strong>(attaché au cabinet) : journaliste à la RTF</span></p>
</td>
</tr>
<tr style="text-align:center;">
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Avril</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1967</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Mai</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1968</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Ministère   de l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Georges</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Gorse</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Louis</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Delamare</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">(conseiller   aux affaires étrangères)</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jean-Pierre   Hutin </strong>(directeur du S.L.I.I.) : journaliste à l’ORTF</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Bruno   Chéramy</strong> (conseiller technique) : maître de requêtes au Conseil d’Etat</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Jean-Bruno   Aubertot </strong>(chargé de mission) :   journaliste ORTF </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Romain   Gary </strong>(chargé de mission) </span></p>
</td>
</tr>
<tr style="text-align:center;">
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Mai</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1968</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Juillet</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1968</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Ministère   de l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Yves</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Guéna</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Marc</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Bonnefous</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">(conseiller   aux affaires étrangères)</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Bruno   Chéramy</strong> (conseiller technique) </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Michel   Péricart</strong> (chargé de mission) :   journaliste à la RTF</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Romain   Roger </strong>(chargé de mission) : assistant de direction à l’ORTF</span></p>
</td>
</tr>
<tr style="text-align:center;">
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Juillet</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1968</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Juin</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1969</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Secrétariat   à l’Information</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Joël</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Le   Theule</span></strong></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Pierre</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Bandet</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">(maître   de requêtes au Conseil d’État)</span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Pierre   Hunt </strong>(directeur du C.I.I.)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Louis   Amigues </strong>(chargé de mission) :   secrétaire aux Affaires étrangères</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Gérard   Berger </strong>(chargé de mission) :   assistant de direction à l’O.R.T.F</span></p>
</td>
</tr>
<tr style="text-align:center;">
<td style="border:1pt solid windowtext;width:35.35pt;padding:0 5.4pt;" width="47" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ff6600;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Juin</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ff6600;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1969</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ff6600;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">-</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ff6600;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Juillet</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ff6600;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">1972</span></span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:57.55pt;padding:0 5.4pt;" width="77" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ff6600;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Ministère   de l’Information supprimé</span></span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:52pt;padding:0 5.4pt;" width="69" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ff6600;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">JACQUES</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ff6600;"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">CHABAN-DELMAS</span></strong></span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:70pt;padding:0 5.4pt;" width="93" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> </span></p>
</td>
<td style="border:1pt solid windowtext;width:132pt;padding:0 5.4pt;" width="176" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ff6600;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><strong>Léo   Hamon</strong> : Porte Parole du gouvernement</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ff6600;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#ff6600;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Pierre   Hunt (directeur du Comité Interministériel pour l&#8217;Information)</span></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4 class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Ministres ou secrétaire d’État</span></span></strong><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> : </span></strong></h4>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong> </strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">De l’histoire du ministère de l’Information, on ne retient généralement qu’un nom, celui d’<strong>Alain Peyrefitte</strong>. C’est oublier bien vite les rôles importants joués par <strong>Roger Frey</strong>, <strong>Louis Terrenoire</strong>, <strong>Yvon Bourges</strong> ou <strong>Georges Gorse</strong> ; hommes dont l’exposition médiatique avait été plus discrète, et moins longue que celle de Peyrefitte. Ces ministres tracent les grandes lignes du contrôle de l’information télévisée. &#8220;<em>Monsieur le secrétaire d’État, vous êtes le porte-parole du gouvernement, et cela à titre personnel. Il est certain que cette fonction nécessite, chez son titulaire, des qualités de présentation, d’esprit de synthèse, de présence télégénique et radiogénique&#8221;</em><a name="_ednref20" href="#_edn20"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[20]</span></span><!--[endif]--></span></a> explique le rapporteur à l’Assemblée nationale Robert-André Vivien. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></strong></p>
<h4 class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Directeur de cabinet</span></span></strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> : </span></h4>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Il compte parmi les personnages principaux du contrôle de l’information télévisée. Il reçoit la délégation permanente de &#8220;<em>signer, au nom du ministre de l’Information, à l’exclusion des décrets, tous les actes, arrêtés et décisions relevant de ses attributions&#8221;</em>. Ce privilège est aussi accordé aux directeurs généraux de la RTF et de l’ORTF (Bordaz et Janot notamment) – témoignage de la confiance du gouvernement. Parfois, des chefs de cabinet et quelques obscurs chargés de missions bénéficient des mêmes prérogatives. Au sein du conseil d’administration de l’ORTF, le directeur de cabinet représente le ministre </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">François A’Weng</span></strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> est, en 1959, le directeur du cabinet Frey ; c’est un conseiller référendaire à la Cour des comptes et un ancien résistant de la France Libre (c’est le cas pour nombre d’entre eux). Puissant, il est nommé &#8220;<em>sur proposition de la direction générale de la RTF</em>&#8220;. Cet aspect appelle deux réflexions : d’une part, les liens entre le ministère et la télévision sont renforcés ; d’autre part, le directeur de cabinet jouit d’une légitimité non discutable sur la RTF, celle-ci étant confirmée par elle. Le directeur de cabinet impose ses instructions aux services de la télévision (les correspondances le prouvent), au même titre que les ministres ou les directeurs de la télévision. Ainsi, son rôle se trouve-t-il aussi étendu que celui du ministre : il est l’un des directeurs officieux de la télévision, et par ce biais, celui de l’information télévisée. François-Louis A’Weng reste en poste jusqu&#8217;en août 1960, date à laquelle il est nommé président d&#8217;une société filiale d&#8217;Havas : Information et Publicité. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Le directeur du cabinet Louis Terrenoire – résistant gaulliste lui aussi – s’appelle <strong>Jacques Brunswing-Bordier.</strong> Inspecteur général de l’administration, il est issu du secrétariat d’État aux Forces armées. C’est un farouche défenseur des privilèges acquis par le gouvernement : en 1960, il avait eu l’idée &#8220;<em>d’un programme de relations publiques gouvernementales tant à la télévision qu’à la radio&#8221;</em>, avec notamment, des émissions recevant la participation des membres du gouvernement. Il organisait alors un &#8220;<em>lien étroit&#8221; </em>entre le cabinet du Premier ministre et la RTF pour que cette dernière puisse &#8220;<em>assurer dans les meilleures conditions possible la diffusion dans le public des décisions et intentions du gouvernement</em>&#8220;<span class="MsoEndnoteReference"> <a name="_ednref21" href="#_edn21"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:10pt;font-family:Verdana;">[21]</span></span><!--[endif]--></a></span><em>.</em> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Autre directeur notable : celui du cabinet Peyrefitte II – <strong>Claude Contamine </strong>– qui abandonne son poste en juillet 1964 pour prendre… la direction de la télévision ! D’ailleurs, le chef de cabinet du même ministère s’appelle <strong>Jacques Thibau</strong> : celui-ci attendra jusqu’en 1966 pour obtenir le poste… d’adjoint de Claude Contamine, le numéro deux de la télévision.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<h4 class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Chef de cabinet</span></span></strong><strong><span style="font-size:10pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> : </span></strong></h4>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Hiérarchiquement au-dessous du directeur, le chef de cabinet reçoit l’administration et la gestion du ministère de l’Information. On remarque à ce poste <strong>Alexandre Sanguinetti</strong>, bras droit de <strong>Roger Frey</strong> lors de la création du SAC (Service d’Action Civique), groupe fameux pour son combat contre l’OAS. Sanguinetti – surnommé « Monsieur anti-OAS. » a un parcours original : inculpé pour fraudes diverses puis gracié, il entretient des relations troubles avec les services secrets, les partis politiques et les caisses noires gouvernementales… En 1962, on note le bref passage d’un certain <strong>Jean Castarède</strong>. Aperçu de nouveau en 1970, il passe de &#8220;l’autre côté&#8221; en réapparaissant comme conseiller du directeur de l’ORTF.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;">
<div id="attachment_215" class="wp-caption alignnone" style="width: 466px"><img class="size-full wp-image-215" title="Bottin administratif - 1959" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/img_00091.jpg?w=456&#038;h=930" alt="Bottin administratif - 1959" width="456" height="930" /><p class="wp-caption-text">Bottin administratif - 1959</p></div>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<h4 class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Conseillers techniques</span></span></strong><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> : </span></strong></h4>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Plus ou moins nombreux selon les ministères, le conseiller technique reçoit des attributions très particulières, notamment en rapport avec la télévision d’État. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Le cas le plus intéressant est celui de <strong>Paul Bodin</strong>. C’est un « agent double » qui occupe deux postes à fortes responsabilités : au ministère de l’Information (Terrenoire) mais aussi à la RTF, où il reçoit le titre de<em> &#8220;</em>secrétaire général de la direction des informations et de l’actualité télévisée&#8221;. Les attributions de ce poste sont les suivantes : &#8220;<em>affaires générales – rapports avec l’extérieur – questions administratives et du personnel – contrôle de la réalisation des émissions – étude des projets d’émission et des programmes</em>&#8220;<a name="_ednref22" href="#_edn22"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[22]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Ces larges attributions se concrétisent, dans la pratique, par la transmission et l’application à la télévision d’instructions. Paul Bodin entretient activement ses contacts – avec les ministres du gouvernement ou avec les agents de la télévision – comme l’attestent les nombreux documents d’archives. Le conseiller technique y apparaît comme le relais privilégié de Louis Terrenoire, des membres de son cabinet et des ministres du gouvernement. Rôle renforcé encore par une décision du ministre qui place le journal télévisé et parlé sous sa &#8220;<em>responsabilité</em>&#8220;<a name="_ednref23" href="#_edn23"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[23]</span></span><!--[endif]--></span></a> lors de la tentative du putsch des généraux en avril 1961. Ainsi, les notes destinées à ses collègues de la télévision se concluent-elles sur ce genre d’injonctions : &#8220;<em>le ministre vous prie de bien vouloir donner des instructions en ce sens&#8221;</em><a name="_ednref24" href="#_edn24"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[24]</span></span><!--[endif]--></span></a>, ou bien <em>&#8220;je vous confirme les instructions du ministre&#8221;</em><a name="_ednref25" href="#_edn25"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[25]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Et les directives formulées par ses camarades du ministère lui sont communiquées directement. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Exemple : un député de la majorité sollicite une émission de télévision auprès du chef du cabinet Terrenoire. Le ministère de l’Information ayant donné donné son accord, Paul Bodin se voit notifier ceci : &#8220;<em>il serait agréable à monsieur le ministre que vous facilitiez auprès des services de la RTF, la réalisation de cette émission&#8221;</em><a name="_ednref26" href="#_edn26"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[26]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Une lettre du maire de Poissy confirme le rôle important accordé à Paul Bodin : &#8220;<em>à la suite d’une conversation téléphonique avec le cabinet de Monsieur le ministre de l’Information, j’ai l’honneur de solliciter votre accord</em>…&#8221;<a name="_ednref27" href="#_edn27"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[27]</span></span><!--[endif]--></span></a> pour la réalisation de diverses séquences du journal télévisé, écrit le maire. Paul Bodin est donc chargé de juger de l’opportunité de séquences du journal télévisé. Les notes qu’il émet à la RTF ont valeur d’ordre. En réponse, la télévision les exécute puis en informe Bodin, comme c’est le cas ce 29 mai 1961, où un membre de la RTF lui répond : &#8220;<em>ainsi que vous me l’avez demandé, j’ai donné des instructions à l’actualité télévisée et au JT pour que le maximum de publicité soit faite autour de M. Houphouët-Boigny&#8221;</em><a name="_ednref28" href="#_edn28"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[28]</span></span><!--[endif]--></span></a>. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">La position de ce &#8220;cumulard&#8221; n’est pas très discrète au regard des critiques de la télévision gouvernementale. <em>Le</em> <em>Canard Enchaîné</em> dresse de lui un portrait bien peu flatteur. Dans cet article d’avril 1961, Gabriel Macé se propose de &#8220;<em>dresser la liste des incompétents qui ont des emplois dans cette grande maison. Ils sont trop et il faudrait </em>(…) <em>commencer par la tête : par ce monsieur Paul Bodin d’abord qui, bras droit de M. Terrenoire, ministre de la Censure, vient d’être nommé inspecteur général de la RTF&#8221;</em><a name="_ednref29" href="#_edn29"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[29]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Il reste d’ailleurs à ce poste jusqu’en 1968 ! Ce Monsieur Paul Bodin n’est pas le seul élément remarquable. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Il y a aussi le brillant <strong>Bruno Chéramy </strong>(maître de requête au Conseil d’État), recordman du plus long &#8220;mandat&#8221; ministériel : on le découvre en avril 1962, et malgré une courte absence, il travaille tour à tour sous les ordres des ministres <strong>Alain Peyrefitte, </strong>de <strong>Christian Fouchet, </strong>de<strong> Georges Gorse </strong>et<strong> </strong>d’<strong>Yves Guéna</strong>.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;">
<div id="attachment_216" class="wp-caption alignnone" style="width: 444px"><img class="size-full wp-image-216" title="Canard Enchaîné - 30/08/1961" src="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/04/img_0003.jpg?w=434&#038;h=434" alt="Canard Enchaîné - 30/08/1961" width="434" height="434" /><p class="wp-caption-text">Canard Enchaîné - 30/08/1961</p></div>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Georges Riou</span></strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> (sous-préfet) est chargé sous Peyrefitte II des &#8220;<em>problèmes juridiques, administratifs et techniques de la RTF et des liaisons avec MM. Bordaz et Guillon</em>&#8220;<a name="_ednref30" href="#_edn30"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:10pt;font-family:Verdana;">[30]</span></span><!--[endif]--></span></a>, il siège au conseil de surveillance et s’occupe des relations avec le ministère de l’Intérieur. Plus tard, en 1964, on le retrouve directeur du personnel de l’ORTF… Deux autres conseillers, <strong>Jacques de Coup de Fréjac</strong> et <strong>Jean-Claude Michaud</strong> traitent des &#8220;<em>problèmes de prospectives : informations à long et moyen termes, campagnes d’opinion et réformes en matière d’information et de presse. Programmes RTF</em><a name="_Ref457802434">&#8220;</a><a name="_ednref31" href="#_edn31"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[31]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Tous trois furent féconds en rapport de tous genres nous indiquant dans quel sens le gouvernement décidait d’orienter l’information. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Sous Yvon Bourges (1966-67), notons <strong>Michel Barbier,</strong> sous-préfet, dont les nombreuses correspondances témoignent du rôle majeur : conseiller technique du ministère, il est aussi directeur du très réputé SLII, et siége au comités des programmes de l’ORTF. De plus, on le charge des &#8220;Questions politiques&#8221; et il assure les liaisons du ministère avec l’ORTF et le CIC (ce dernier est un organisme indépendant chargé des campagnes électorales). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<h4 class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-size:10pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Chargés de mission</span></span></strong><strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> :</span></strong></h4>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><strong> </strong><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Les attributions des chargés de mission sont variées, et on y croise un peu de tout : <strong>Max Petit</strong> en 1958 (de son véritable nom Camille Max-Petit) – futur député UNR – &#8220;<em>pour assurer les relations entre le Cabinet du ministre et la direction générale de la RTF</em>&#8220;. La double fonction ainsi attribuée – à savoir journaliste de télévision et relais du ministère dans l’Établissement – révèle déjà la tendance du gouvernement à infiltrer directement la maison. On note aussi, au sein du cabinet Fouchet (1962), la présence du tout jeune <strong>Antoine Seillière</strong> – pas encore Ernest – fraîchement diplômé de l’IEP et qui fit la carrière que l’on sait. Sous Peyrefitte II, le littéraire <strong>Jean d’Ormesson</strong> &#8220;à titre officieux&#8221; et plus étonnant encore, <strong>Romain Gary,</strong> qui officie au cabinet Gorse (1967-68).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Comment ces équipes ministérielles s’organisent-elles pour pratiquer leur contrôle ou leur tutelle sur la télévision ? Prenons l’exemple de <strong>Louis Terrenoire,</strong> un cabinet fort bien étoffé et remarquable quant à sa composition. En plus du directeur <strong>Jacques Brunswing-Bordier </strong>et du conseiller <strong>Paul Bodin</strong>, pas moins de cinq collaborateurs – soit près d’un quart des membres du cabinet – jouissent d’une double fonction à la RTF et au ministère de l’Information. <strong>Pierre Deraigne</strong> et <strong>Roland Godiveau</strong>, respectivement éditorialiste et rédacteur en chef à la télévision, sont désignés comme chargés de mission au sein du cabinet. <strong>Claude Robin</strong> – secrétaire général de la direction des informations de la RTF et de l’ORTF – est nommé conseiller technique. Terrenoire choisit <strong>Jacqueline Orluc</strong> – alors journaliste politique à la RTF – pour assurer son secrétariat particulier. Plus tard, elle sera mise à la disposition d’Alain Peyrefitte (janvier 63) pour finir directrice des relations extérieures de la télévision (juin 1964). Ces doubles attributions sont révélatrices des fréquentes injections d’agents gouvernementaux dans les rouages de la RTF. Le ministre lui-même, Louis Terrenoire, n’a-t-il pas été, de juillet à novembre 1958, le premier directeur de l’information télévisée du général ? Notons aussi le passage éclair <strong>d’André Marie Gérard</strong> – rédacteur en chef du journal <em>L’Aurore</em> – en tant que chargé de mission. Celui-ci quitta son poste pour cause de nomination à la direction des journaux parlés et télévisés ! Pendant les deux mois de sa formation à &#8220;<em>l’information gouvernementale</em>&#8221; ce &#8220;<em>responsable fort autoritaire, gaulliste convaincu, avec un strict sens de la hiérarchie gouvernementale</em>&#8220;<a name="_ednref32" href="#_edn32"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[32]</span></span><!--[endif]--></span></a> avait fait ses preuves. Il reste à ce poste jusqu’en septembre 1963, pour devenir le collaborateur de <strong>Paul Bodin</strong> à l’inspection générale de l’ORTF …</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Tous les hommes du ministère jouent un rôle sinon majeur, du moins considérable dans le contrôle de l’information. La plupart des archives écrites, notes, lettres ou rapports sont émis ou reçus par ces agents gouvernementaux. Ainsi, l’organisation du contrôle ne repose-t-elle pas seulement sur les épaules du ministre – aussi médiatique soit-il – mais sur une équipe complète employée à maîtriser et à utiliser l’information. Souvent, ces hommes infiltrent les services et directions de la télévision, ils traversent le &#8220;miroir&#8221; pour exercer leur rôle directement et de l’intérieur. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Après la crise de 1968, le ministère de l’Information abandonne – pour un temps seulement – son emprise sur l’ORTF. C’est ce que répond Léo Hamon, en juillet 1969, à Lucien Junillon qui sollicitait une faveur : &#8220;<em>n’ayant en aucune manière la tutelle de l’ORTF, il n’est pas possible d’intervenir auprès de la radio et de la télévision pour vous donner satisfaction</em>&#8220;<a name="_ednref33" href="#_edn33"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[33]</span></span><!--[endif]--></span></a>. Le pauvre sénateur n’eut donc pas droit à son émission sur l’artisanat de la Drôme. Car celui-ci avait fait l’erreur de s’adresser à Léo Hamon, simple porte-parole du gouvernement. De juin 1969 à juillet 1972, le ministère n’existe en effet plus, et c’est au Premier ministre qu’il revient d’exercer directement la tutelle de l’ORTF.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">Comment intervient le ministère de l’Information à la télévision ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;"><span style="text-decoration:underline;">Lisez </span>: </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">- <a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/03/29/controler-l%E2%80%99information-televisee-les-productions-gouvernementales-19581969/" target="_self">Contrôler l’information télévisée : les productions gouvernementales (1958/1969)</a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">- <a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/03/31/de-linteret-de-designer-soi-meme-le-directeur-de-la-tv-publique/" target="_self">De l’intérêt de désigner soi-même le directeur de la TV publique…</a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:8pt;line-height:150%;font-family:Verdana;">-<a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/04/01/censure-a-la-television-le-manifeste-des-121/" target="_self"> Censure à la télévision : Le Manifeste des 121</a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> </span></p>
<div><!--[if !supportEndnotes]--></p>
<hr size="1" /><!--[endif]--></p>
<div id="edn1">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn1" href="#_ednref1"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:&amp;">[1]</span></span><!--[endif]--></span></a> <span style="font-family:Verdana;">Deuxième cabinet Blum</span></p>
</div>
<div id="edn2">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn2" href="#_ednref2"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 05/11/60 – Intervention de Roland Nungesser</span></p>
</div>
<div id="edn3">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn3" href="#_ednref3"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[3]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 07/11/62 – Intervention de Christian de la Malène</span></p>
</div>
<div id="edn4">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn4" href="#_ednref4"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[4]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 28/10/66 – Intervention de Robert-André Vivien</span></p>
</div>
<div id="edn5">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn5" href="#_ednref5"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[5]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 05/11/60 – Intervention Joël Le Tac </span></p>
</div>
<div id="edn6">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn6" href="#_ednref6"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[6]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 05/11/60 – Intervention de Roland Nungesser</span></p>
</div>
<div id="edn7">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn7" href="#_ednref7"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[7]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Note de Christian de la Malène à Robert Bordaz &#8211; 09/04/62</span></p>
</div>
<div id="edn8">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn8" href="#_ednref8"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[8]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:9pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 28/10/66 – Intervention de Lucien Neuwirth</span></p>
</div>
<div id="edn9">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn9" href="#_ednref9"><span class="MsoEndnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:&amp;">[9]</span></span><!--[endif]--></span></a> <span style="font-family:Verdana;">article 2 du décret du 18 février 1960</span></p>
</div>
<div id="edn10">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn10" href="#_ednref10"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[10]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Décret du 18 février 1960, n°60-148</span></p>
</div>
<div id="edn11">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><a name="_edn11" href="#_ednref11"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[11]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Par exemple, la SOFIRAD est une<em> </em>holding qui détient et gère les participations de l’État dans l’audiovisuel. Pour <em>Le Monde </em>du 10/12/1998, elle est &#8220;<em>une des sociétés dont la présidence est convoitée par les grands commis de l’État et les emplois recherchés par les proches des différents pouvoirs&#8221;</em>. Elle possède une part importante du capital d’<em>Europe 1 </em>et de <em>Radio Monte-Carlo</em>. Elle est, de ce fait, &#8220;<em>l’œil de l’État dans ces médias et les différents gouvernements placent à sa tête des hommes de confiance</em>&#8220;. Le fonctionnement est identique à celui de la télévision française : la SOFIRAD se place sous l’autorité directe du ministère de l’Information. </span></p>
</div>
<div id="edn12">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn12" href="#_ednref12"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[12]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Conseil d’administration O.R.T.F. &#8211; Procès-verbal de la séance du 25/07/64 – Alain Peyrefitte</span></p>
</div>
<div id="edn13">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn13" href="#_ednref13"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[13]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 28/10/66 – Intervention de Jean Boinvilliers</span></p>
</div>
<div id="edn14">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn14" href="#_ednref14"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[14]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Lettre de Georges Gorse à J.-C. Barbé (Président du C.I.C.) &#8211; 19/10/67</span></p>
</div>
<div id="edn15">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn15" href="#_ednref15"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[15]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Décret du 19/02/1960 n°60-148</span></p>
</div>
<div id="edn16">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn16" href="#_ednref16"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[16]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 07/11/61 – Intervention de Christian de la Malène </span></p>
</div>
<div id="edn17">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn17" href="#_ednref17"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:9pt;font-family:Verdana;">[17]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 05/11/60 – Intervention de Louis Terrenoire<span class="MsoEndnoteReference"> </span></span></p>
<p class="MsoEndnoteText"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[17]</span></span><!--[endif]--></span></span><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> <em>Idem</em> – Intervention de Roland Nungesser</span></p>
</div>
<div id="edn18">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn18" href="#_ednref18"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[18]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 28/10/66 – Intervention de Jean Boinvilliers</span></p>
</div>
<div id="edn19">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn19" href="#_ednref19"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[19]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 05/11/60 – Intervention de Roland Nungesser</span></p>
</div>
<div id="edn20">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn20" href="#_ednref20"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[20]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Assemblée nationale – J.O. – Procès-verbal de la séance du 28/10/66 – Intervention de Robert-André Vivien</span></p>
</div>
<div id="edn21">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn21" href="#_ednref21"><span class="MsoEndnoteReference"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[21]</span></strong></span><!--[endif]--></span></strong></span></a><strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> </span></strong><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">Note de Jacques Brunswing-Bordier (ministère de l’Information) au 1<sup>er</sup> ministre Michel Debré &#8211; 01/03/60</span></p>
</div>
<div id="edn22">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn22" href="#_ednref22"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[22]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Note de service R.T.F. &#8211; Albert Ollivier (directeur des programmes) &#8211; 14/01/59</span></p>
</div>
<div id="edn23">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn23" href="#_ednref23"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[23]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Lettre de Louis Terrenoire à Raymond Janot &#8211; 22/4/61</span></p>
</div>
<div id="edn24">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn24" href="#_ednref24"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[24]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Note de Paul Bodin à André-Marie Gérard &#8211; 24/05/60</span></p>
</div>
<div id="edn25">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn25" href="#_ednref25"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[25]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Note de Paul Bodin à Raymond Janot &#8211; 11/03/61</span></p>
</div>
<div id="edn26">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn26" href="#_ednref26"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[26]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Note de Marcel Poisson (journaliste à la R.T.F. et chef de cabinet de Louis Terrenoire) à Paul Bodin &#8211; 09/06/60</span></p>
</div>
<div id="edn27">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn27" href="#_ednref27"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[27]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Lettre du maire de la ville de Poissy à Paul Bodin &#8211; 24/04/60</span></p>
</div>
<div id="edn28">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn28" href="#_ednref28"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[28]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Note de Philippe Droin (conseiller technique à la R.T.F.) à Paul Bodin &#8211; 29/05/61</span></p>
</div>
<div id="edn29">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn29" href="#_ednref29"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[29]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;" lang="EN-GB"> Gabriel Macé, &#8220;The Right men&#8221;, <em>Canard Enchaîné- </em>19/04/61</span></p>
</div>
<div id="edn30">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn30" href="#_ednref30"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[30]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Cabinet Peyrefitte mai/sept 62, &#8220;Composition du cabinet&#8221;</span></p>
</div>
<div id="edn31">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn31" href="#_ednref31"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[31]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Cabinet Peyrefitte mai/sept 62, Note de service confidentielle, non datée </span></p>
</div>
<div id="edn32">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn32" href="#_ednref32"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[32]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Jérôme Bourdon, <em>Histoire de la télévision sous de Gaulle</em>, Paris, Anthropos, 1990, p. 82 </span></p>
</div>
<div id="edn33">
<p class="MsoEndnoteText"><a name="_edn33" href="#_ednref33"><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;">[33]</span></span><!--[endif]--></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:Verdana;"> Note de Léo Hamon au sénateur Lucien Junillon – 11/07/69</span></p>
</div>
</div>
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